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11. Gurpreet Dhindsa and flying psychology - Gurpreet Dhindsa

// Gurpreet Dhindsa, Gavin McClurg · 2015-11-25 · 00:49:51 · original episode · pdf

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[show notes]

Gurpreet Dhindsa est le pilote le mieux classé en Inde, et cela fait déjà un certain temps. Il est le seul instructeur certifié du pays et possède 20 années passionnées dans le sport. Gurpreet est monté sur le podium six fois et a été une figure très importante pour faire progresser le parapente en Inde, ayant véritablement consacré sa vie au vol libre. Dans cet épisode divertissant, nous discutons des difficultés politiques et bureaucratiques qu'il a rencontrées en tant que pilote en Inde, de l'importance d'être présent à l'instant T pendant le vol, de la façon dont il s'est remis mentalement après les accidents de deux amis, de la valeur de la lutte, du changement de stratégies pour apprendre et de ses inquiétudes actuelles concernant les scores, et de la manière dont il apprend à voler sa propre ligne et pourquoi il a choisi de prendre moins de risques en compétition. C'est une discussion fascinante avec un membre fascinant de notre communauté. Profitez-en ! Un article fascinant sur Gurpreet et les difficultés auxquelles il et d'autres pilotes de compétition sont confrontés en Inde : http://www.ibnlive.com/news/other-sports/victimized-by-system-indias-top-paraglider-gurpreet-dhindsa-carries-on-1164174.html


Notes de l'émission :

  • Gurpreet parle des défis de l'apprentissage et du pilotage en Inde
  • Comment changer votre attitude mentale pour gagner et surmonter les lacunes de votre jeu
  • La valeur de la lutte pour s'améliorer
  • Comment Gurpreet a géré les accidents que ses amis ont eus et la récupération mentale
  • La valeur de vivre l'instant présent
  • Sacrifier les scores au profit de l'amélioration
  • Devenir mentor et comment progresser en tant que pilote
  • Cerebral vs flying your gut
  • Tout est une question de psychologie : comment trouver le flow ?

Liens :


Source : https://www.cloudbasemayhem.com/podcast-episode-11-gurpreet-dhindsa-and-flying-psychology/

[transcript]

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0:00Gurpreet Dhindsa

Je vois que notre sport comporte toujours des risques. C'est une chose que nous devrions tous admettre avant de nous demander quel risque supplémentaire prendre en compétition, et c'est ce que j'ai évalué, ainsi que mes motivations pour participer, puis lors du vol, en appliquant et en respectant ce principe que j'ai établi : je gagnerai quand j'en aurai envie. Maintenant, mon principe est simple : j'essaierai de gagner quand je peux réfléchir intelligemment et exécuter intelligemment, mais si je dois gagner en prenant un risque, je m'en fiche ; je laisserai les autres passer s'ils veulent le faire.

0:35Gavin McClurg

Bonjour à tous depuis une Sun Valley très froide et hivernale. L'hiver arrive tôt ici dans la Wood River Valley. C'était sympa de sortir un peu, mais comme toujours, je pense au parapente et les étoiles se sont alignées pour celle-ci. Le PWC était à Beer il y a quelques semaines, un endroit très spécial pour moi. C'est là que j'ai fait mes premiers vols XC vers 2009, puis encore en 2011, et c'est un endroit magnifique pour voler dans les contreforts de l'Himalaya. Ils y ont organisé une compétition géniale, et juste au même moment, je travaillais sur un article pour l'Outdoor Journal sur le X-Alps, et le monsieur avec qui je traitais m'a dit : « Écoute, tu dois parler à Gurpreet Dinsa. » C'est le numéro un des pilotes en Inde. C'est un mec fantastique. Il a des histoires incroyables.

1:20Gavin McClurg

Je pense qu'il serait fantastique dans le podcast, alors je l'ai contacté. Ça nous a pris quelques semaines pour organiser ça parce que la connexion internet est compliquée pour Gurpreet, et la qualité sonore ici en est le reflet, même si je pense que c'est suffisant. Vous n'aurez certainement pas de mal à le suivre, mais ce n'est pas le son le plus net qu'on a eu sur d'autres émissions, mais je pense que ça fonctionne quand même. Gurpreet pratique le vol libre depuis 20 ans. C'est un témoignage formidable sur son parcours là-bas, sa progression, ses réflexions sur la sécurité, les accidents, le fait de s'améliorer, et comment il a dû surmonter toutes sortes de problèmes politiques et bureaucratiques en Inde, et à quel point ça a été difficile. Il a dû déplacer des montagnes. C'est le seul instructeur certifié, mais il y a des tonnes d'écoles là-bas.

2:06Gavin McClurg

Il y a beaucoup d'enseignements de très mauvaise qualité, donc nous en parlons un peu, ainsi que de ses efforts pour faire du parapente un sport légitime en Inde. Je pense qu'il a fait beaucoup de bien pour la discipline là-bas, mais cela a été vraiment difficile. En termes de stratégie, de tactique et de pilotage, nous abordons des points vraiment intéressants ici sur, vous savez, l'importance d'être présent dans l'instant et l'importance de changer de stratégie quand elle ne fonctionne pas pour vous. Pendant longtemps, le vol en groupe ne fonctionnait pas vraiment pour lui en compétition, et donc cette fois-ci, ou ces derniers temps, il s'est beaucoup plus mis à voler sa propre ligne en s'assurant de simplement en profiter et de ne pas se jeter dans des zones vraiment dangereuses juste pour essayer de monter sur le podium.

2:52Gavin McClurg

Il a décidé que ça n'en valait pas la peine, et on aborde beaucoup de choses là-dessus, notamment sur la façon dont sa carrière a évolué, progressé et changé. Je pense qu'il y a beaucoup de choses ici que vous allez vraiment apprécier. C'est une personnalité formidable. On s'est bien amusés avec cet épisode. Sans plus attendre, voici Gurpreet Dinsa.

3:36Gavin McClurg

Gurpreet, c'est un plaisir de vous rencontrer, même si ce n'est pas en face à face. On se voit sur Skype, mais je sais que vous venez de terminer le PWC là-bas et en bière, et on en reparlera. Mais avant, peut-être avant qu'on y arrive, vous pourriez dire aux auditeurs un peu qui vous êtes, comment vous vous êtes mis au pilotage et quand vous avez commencé.

4:00Gurpreet Dhindsa

Gavin, tout d'abord, c'est un plaisir et même un honneur pour moi d'être sur votre podcast et d'être considéré comme digne de l'être, en fait.

4:11Gurpreet Dhindsa

J'ai commencé le parapente en 95 et je suis arrivé au parapente en fait par les planeurs. J'ai volé juste un an au début et puis mon instructeur m'a dit que, tempéramentellement, j'étais peut-être mieux fait pour le parapente et il m'a poussé dans cette direction.

4:32Gavin McClurg

Tu étais un peu trop dingue pour le vol à voile.

4:36Gurpreet Dhindsa

Non, en fait, c'était un club appartenant à l'État et ils étaient paresseux, ou pas l'instructeur mais le mécanisme général. L'instructeur était un bon gars, en fait. Il m'a poussé dans la bonne direction.

4:50Gurpreet Dhindsa

Mais il y a beaucoup de jours où on n'y va pas voler, et je suis le genre de personne qui se pose toujours des questions, genre pourquoi on ne peut pas le faire aujourd'hui, et le système indien n'est pas très sympa avec ce genre de questions.

5:04Gurpreet Dhindsa

C'est comme ça que je me suis mis au parapente.

5:06Gavin McClurg

Et tu étais où à ce moment-là ? Où as-tu appris ?

5:10Gurpreet Dhindsa

En Inde seulement. J'ai appris dans un endroit appelé Bilaspur. C'est là que j'ai commencé à apprendre, en fait. Il n'y avait personne, pas de vrai instructeur. C'étaient des gens qui s'étaient auto-proclamés.

5:21Gurpreet Dhindsa

Genre des instructeurs autoproclamés. J'ai commencé avec eux, mais comme je venais de l'aviation légère, qui est un système d'enseignement un peu plus formel, j'ai vite réalisé que la formation était assez médiocre. Je me suis littéralement blessé, j'ai fait une entorse à la cheville, et je suis arrivé à la conclusion que si je devais faire des erreurs, je les ferais moi-même. Du coup, je me suis auto-formé après ça. Enfin, avec l'aide de beaucoup d'amis que j'ai rencontrés en chemin, bien sûr.

5:52Gavin McClurg

Aidez-moi avec la géographie parce que je suis allé en Inde plusieurs fois mais je n'y suis pas allé. Je n'ai vraiment volé qu'autour de Bir et un peu dans les contreforts de l'Himalaya. Étiez-vous dans l'Himalaya ou est-ce une autre partie de l'Inde ? Oui. C'est

6:05Gurpreet Dhindsa

les contreforts de l'Himalaya. De Bir, c'est à environ 130 kilomètres.

6:10Gavin McClurg

Ah d'accord. Par Dharamshala ou par Mandi ?

6:14Gurpreet Dhindsa

De Mandi vers Chandigarh. Genre, du sud-est de Mandi.

6:19Gavin McClurg

D'accord. D'accord. Et est-ce que tu te souviens de la première aile sur laquelle tu as commencé ?

6:25Gurpreet Dhindsa

Non, en fait, celui que j'ai utilisé pour m'entraîner là, non, mais plus tard j'ai eu le Comet XC2. D'accord. Et c'était une entreprise appelée Comet, si vous vous souvenez. Ouais, bien sûr.

6:38Gavin McClurg

Alors, repars avec moi de, tu sais, ces premiers jours, au tout début. Est-ce que c'étaient juste de tout petits vols au départ de ta colline locale, et comment es-tu passé de là à la découverte du cross country ? Est-ce que le cross country se pratiquait déjà autour de toi avec d'autres pilotes plus expérimentés, ou était-ce le début du cross country en Inde ?

7:03Gurpreet Dhindsa

C'était le début, mais il y avait déjà des pilotes comme Debu qui étaient en avance sur moi. Il était beaucoup plus jeune, mais il avait appris deux ans avant moi et il faisait déjà ses vols à Dharamshala quand je suis arrivé à Bir pour la première fois.

7:17Gurpreet Dhindsa

Mais mon avantage, c'était que je faisais déjà du cross country en aile volante. Bien sûr. Donc le concept du cross country était clair pour moi, le seul problème était de piloter l'aile. S'habituer à la souplesse des ailes.

7:31Gavin McClurg

Et est-ce que tu as fait genre de la formation SIV et ce genre de choses, ou est-ce que c'était plutôt juste traîner avec des gars comme Debu et essayer de comprendre comment ça marchait ?

7:43Gurpreet Dhindsa

Ouais, on a eu de la chance, il y avait aussi Bob Drury, Robby Whittle, John Sylvester qui venaient en Inde. On n'a pas appris grand-chose directement, mais par l'observation et en discutant avec eux. Et il y avait d'autres pilotes cross country aussi, des pilotes suisses, français. Ils venaient aussi ici. C'est pour ça que j'ai déménagé à Bir. J'ai arrêté mon travail et je me suis installé à Bir parce que je me suis vite rendu compte que si je voulais progresser, je devais voler avec de bons pilotes, et les bons pilotes étaient ici. Quand est-ce que tu as déménagé à Bir ? En fait, dès 1997, j'ai commencé à venir ici pendant la saison, et puis je pense quelques années plus tard, en 2002, j'ai ouvert une école ici. J'ai en fait déménagé un peu avant, mais pendant un an j'étais au Royaume-Uni pour obtenir ma certification d'instructeur.

8:32Gavin McClurg

D'accord, et est-ce qu'ils ont un système de certification similaire en Inde, comme en Europe, ou comment ça se passe concrètement ?

8:42Gurpreet Dhindsa

Actuellement, l'Inde n'a pas de système de certification.

8:48Gurpreet Dhindsa

Je suis plutôt un instructeur certifié et je donne aussi une licence hongroise à mes élèves. Bon, donc

8:55Gavin McClurg

J'ai commencé

8:55Gurpreet Dhindsa

mon école avec les Hongrois et je leur donne une licence hongroise.

8:58Gavin McClurg

Eh bien, je parie que c'est encore beaucoup plus organisé que le système russe. Je me souviens être venu à Bir pour la première fois en 2009 et je pense qu'il y avait 70 étudiants russes pour un seul instructeur.

9:15Gurpreet Dhindsa

Maintenant, ils se sont divisés. Vous en avez probablement quatre maintenant.

9:22Gurpreet Dhindsa

Ils ont vraiment

9:23Gavin McClurg

ils ont augmenté leur ratio de sécurité, je suppose. En

9:27Gurpreet Dhindsa

L'Inde, c'est un peu un mélange. On a des écoles très organisées qui peuvent être qualifiées sous presque n'importe quel système si on veut. Les trois ou quatre écoles à Pune qui sont assez sérieuses font les choses de manière très responsable. Je fais de mon mieux ici à Bir. Mais d'un autre côté, on a beaucoup de gens qui se disent... non, je ne dis pas qu'ils se proclament tels, je veux dire qu'ils ne sont pas prêts, ils n'ont pas le niveau d'instructeur, mais ils enseignent. C'est ça. Et il y a même des associations, certaines associations locales, qui promeuvent ce genre de personnes sur la base du régionalisme ou du néopisme ou quelque chose comme ça. Ce n'est pas basé sur les qualifications. Donc il faut être

10:07Gavin McClurg

prudent si vous venez en Inde pour apprendre et chercher des gens comme vous.

10:15Gurpreet Dhindsa

Exactement. Je veux dire, je suis surpris quand des étrangers viennent et vont apprendre auprès de gens comme ça. Enfin, ce n'est pas tant la perte d'activité qui m'inquiète. C'est la réputation de notre pays qui m'inquiète, et je me demande aussi à quoi ils pensaient quand ils ont choisi un instructeur comme celui-là. Ça me surprend vraiment.

10:37Gavin McClurg

C'est un bon avertissement pour nos auditeurs, parce que je sais que c'est devenu un endroit très célèbre pour voler et que ça attire des gens du monde entier. Vous avez, vous savez, un temps incroyablement beau à certaines périodes de l'année et de grandes montagnes, mais qui sont, d'une certaine manière, très sauvages. Ouais. Et je pense que c'est là que j'ai appris à faire certains de mes premiers vols plus importants. J'ai fait mon premier bivouac en fait à Bir avec John Sylvester, un petit vol court de Bir vers Manali, et on a campé très haut après l'atterrissage, on était encastrés dans la glace et on a décollé le lendemain matin. Et c'était juste... on a décollé au-dessus de Bir le lendemain matin avant même que la première personne ne soit partie, tout en haut de la base des nuages, et tout le monde regardait en l'air en se demandant : « D'où diable ces gars sont-ils sortis ? » C'était vraiment...

11:25Gavin McClurg

C'était un voyage vraiment spécial, très spécial, et ça m'a un peu ouvert les yeux sur ce qui est possible. Ce n'est pas très loin, mais c'est un vol spectaculaire. Alors, quel âge avais-tu en 95 ? Quel âge avais-tu quand tu as appris ?

11:41Gurpreet Dhindsa

Vingt-neuf ans.

11:42Gavin McClurg

Vingt-neuf. D'accord. Donc ça fait pas mal de temps que vous pratiquez aussi. Et quand avez-vous commencé à faire des compétitions ?

11:49Gavin McClurg

En 2004. Eh bien, c'est assez récent. OK. Donc vous avez commencé à faire de la compétition il y a environ 10 ans. Et est-ce que c'était aussi juste en Inde ou est-ce que vous faites de la compétition internationale ? Est-ce que vous voyagez beaucoup ?

12:00Gurpreet Dhindsa

J'ai commencé avec les éliminatoires de la Coupe du monde en Inde, puis je suis passé directement aux championnats du monde au Portugal. Où j'ai fini deuxième dernier.

12:12Gavin McClurg

Ça ressemble à ma première Superfinal. J'y suis allé en pensant que j'étais le meilleur et je me suis fait défoncer.

12:20Gavin McClurg

C'est... C'est bien. Je savais

12:22Gurpreet Dhindsa

ce qui va se passer, mais je voulais vivre cette expérience. Alors.

12:26Gavin McClurg

Ouais. Bien sûr. Bien sûr. Et est-ce que tu as fait partie de l'équipe nationale indienne depuis lors, assez régulièrement ?

12:35Gurpreet Dhindsa

Oui, assez régulièrement. En fait, je participe à des compétitions depuis tout ce temps.

12:38Gavin McClurg

D'accord. Fantastique. Et alors, qu'est-ce que tu pilotes en ce moment ? Et qu'est-ce qui s'est passé la semaine dernière à Beer ? Comment ça s'est passé ?

12:46Gurpreet Dhindsa

Je vole au boomerang maintenant, c'est l'heure du boomerang. Et la semaine dernière, je veux dire, la météo n'était pas typique pour Beer en automne. Mais je pense que ça l'a rendu encore plus difficile. J'ai discuté avec quelques pilotes de cross country débutants ici en Inde, et hier seulement, ils m'ont dit que avec les conditions qu'on a eues pour cette manche de 90 kilomètres, ils ne décolleraient probablement même pas.

13:15Gurpreet Dhindsa

C'était le genre de météo qu'on a eu. Mais pour la manche, mes résultats sont juste moyens, même si je suis assez content du vol qu'on a fait. J'ai fait quelques erreurs et j'ai fini par m'écraser. Mais ça arrive.

13:28Gavin McClurg

Et qu'est-ce que vous avez trouvé avec la majeure partie de votre temps ? Ça ressemble à du vol dans l'Himalaya. Comment est-ce que ça se transfère ? Comment ces compétences se sont-elles transférées vers d'autres endroits quand vous êtes allés voler lors d'autres événements mondiaux ou en Europe ou en Amérique du Sud ?

13:44Gavin McClurg

Raconte-moi un peu ça. On dirait que c'est un terrain d'entraînement fantastique.

13:51Gurpreet Dhindsa

Ouais. Ça vous prépare très bien pour des conditions fortes. Mais quand vous allez voler sur des terrains plats, vous n'êtes pas du tout préparés. En fait, c'est ce qui m'est arrivé au Portugal. J'étais avec Debu, en fait. Et après le premier jour, on rigolait en disant que Debu allait décoller. Et qu'on allait se dire où les thermiques allaient être. Et qu'on n'irait pas là-bas. On irait ailleurs. Parce que partout où on pense qu'il y a des thermiques, ils n'y sont pas.

14:15Gurpreet Dhindsa

C'était notre stratégie le deuxième jour au Portugal en 2003, en fait.

14:21Gavin McClurg

Va là où tu penses que tu devrais aller. Tout le long du parcours.

14:24Gurpreet Dhindsa

Exactement. On exclut les endroits où on pense qu'on devrait aller. Et on commence ailleurs. C'était la stratégie. J'adore ça. J'adore ça. Mais le truc, c'est que oui, le Beer te rend plutôt bon dans des conditions fortes. Tu ne l'es pas. Ce n'est plus un problème. Et avec la grande montagne, tu es très à l'aise avec le terrain et le fait d'être proche de la grande montagne. Mais tu n'es pas préparé pour les plaines, ou carrément pas préparé. Ma faiblesse, c'est toujours les conditions faibles. Avec une journée venteuse, je suis totalement... je suis perdu. Dès que je fais face à ces conditions, je passe de très bon, genre top dix, au dernier dix.

15:02Gavin McClurg

D'accord. Donc tu as du mal à suivre les thermiques quand ils sont légers et qu'il y a du vent.

15:06Gurpreet Dhindsa

Ouais. Ouais. Quand c'est comme une dérive, très faible et qu'il y a du vent, en plus tu te bats contre le vent de face. Je n'ai pas de patience. Parce que je suis tellement habitué aux conditions fortes. Je ne peux pas rester et essayer dix fois avec le même point de déclenchement ou quelque chose du genre. Dériver et revenir. Dériver et revenir. Je finis par abandonner ou je commence à chercher ailleurs et là, je me plante. C'est ça. Je connais ma faiblesse, mais c'est tellement ancré dans la mémoire musculaire. C'est parfois difficile de changer ça.

15:38Gavin McClurg

Ouais. Je travaillais juste sur le dernier podcast avec Josh Cohn, avec qui je suis sûr que vous avez volé au fil des années. Mais c'est incroyable, je pense que ce qu'il a fait ressortir, c'est à quel point le côté psychologique est important, vous savez. Juste voler avec confiance. À quel point c'est important. C'est vraiment une question d'entraînement, pas seulement de technique, mais de savoir qu'on peut le faire, n'est-ce pas ? C'est important.

16:05Gurpreet Dhindsa

C'est très important. En fait, en 2009, je volais plutôt bien, mais je n'obtenais jamais de très bons résultats. Et l'un des pilotes bulgares m'a encouragé en disant que si tu peux gagner, tu ne dois jamais essayer de gagner. Et j'ai gagné les trois compétitions suivantes que j'ai faites après ça. Waouh. Juste parce que quelqu'un m'a dit que j'étais assez bon, ça a fait une énorme différence. Parce que voyez, en Inde, nous n'avions aucun mentor. Nous n'avions aucun coach. Nous n'avions personne devant nous pour nous enseigner quoi que ce soit. Et comme nous avions commencé bien derrière les pilotes européens, nous avions toujours cette idée que nous n'étions pas assez bons. On n'est pas assez bons. Et il a fallu que quelqu'un vienne nous encourager et nous dire : « vous pouvez le faire ».

16:52Gurpreet Dhindsa

Ça a fait une énorme différence.

16:54Gavin McClurg

Est-ce que votre métier est donc purement lié au parapente ? Est-ce que votre revenu annuel provient de l'enseignement et de ce genre de choses ou de compétitions, ou avez-vous autre chose à côté, ou est-ce que le parapente n'est qu'une activité secondaire ?

17:12Gurpreet Dhindsa

Non, mes revenus proviennent de l'enseignement du parapente. Je...

17:15Gavin McClurg

est-ce que vous recevez de l'aide du gouvernement ?

17:19Gurpreet Dhindsa

Pas du tout.

17:21Gavin McClurg

Non. D'accord. En

17:22Gurpreet Dhindsa

En fait, je l'ai déjà dit aux médias auparavant, donc je peux le redire maintenant : le mieux que j'attende du gouvernement, c'est qu'il me laisse tranquille, parce qu'en général, au lieu de nous aider, le gouvernement nous a causé des problèmes.

17:34Gavin McClurg

D'accord. D'accord. Alors, wow, ça a l'air complexe. Je veux dire, il y a certainement des pilotes visiteurs qui s'y rendent et qui sont formidables. Je sais que des gens font la migration chaque année vers Bir au printemps et à l'automne, mais on dirait que l'entraînement peut être assez difficile. Je me considère toujours comme quelqu'un de chanceux d'avoir des mentors autour de moi qui font de la compétition depuis longtemps, mais qui peuvent aussi me dire quand je fais des bêtises et, comme vous le dites, vous donner le genre de tape dans le dos pour vous remonter le moral, mais on dirait que ça pourrait être compliqué là-bas.

18:10Gurpreet Dhindsa

Ouais. Genre, là, j'ai de bons résultats en compétition catégorie deux ou en open, mais je n'ai jamais eu un bon résultat, genre une 17e place, je crois, en Coupe du monde. Mais je pense qu'à partir de maintenant, s'il n'y a pas de mentor, il nous faut une bonne équipe avec qui on peut voler ensemble, s'encourager et surtout croire qu'on peut y arriver. Je commence à peine à sentir que je peux rester avec le groupe de tête en Coupe du monde, et ça m'a pris 20 ans pour en arriver là. Sans ça, c'est ce qui s'est passé sans de mentor. Si on avait eu un coach, un mentor, une équipe et quelques sponsors ou des encouragements de la part de l'équipe et du gouvernement, ça aurait pu se faire en, disons, six ou sept ans.

18:57Gavin McClurg

C'est intéressant. Parle-moi de cette transition, du passage d'avoir l'impression que tu pouvais bien faire en catégorie 2 à la catégorie 1. Est-ce que c'était purement mental ou est-ce que c'était peut-être juste une accumulation d'heures de plus en plus nombreuses, une sorte de combinaison des deux ?

19:16Gurpreet Dhindsa

Je pense que les deux. C'est surtout une question d'heures et d'heures en Coupe du monde. Plus on participe à la Coupe du monde. Et aussi l'équipement.

19:27Gurpreet Dhindsa

Je volais sur Axis quand le modèle biplace est sorti et je suis resté chez Axis parce qu'ils m'avaient donné des ailes pendant quelques années. En 2008, 2009, 2010, ils m'ont donné des ailes. Donc je suis resté fidèle à la marque, mais je prenais du retard et c'était difficile ici. Et puis je suis passé chez Newwick. J'ai eu de bonnes performances pendant un an. Mais ensuite, mon poids a augmenté et j'ai pris du poids. Je suis devenu un peu gros. Et j'ai encore eu du mal, genre je n'arrivais pas à faire les derniers cent mètres que les autres pilotes réussissaient la plupart du temps. Particulièrement dans des conditions faibles. Et puis je suis passé chez Boomerang, une taille au-dessus. Et encore, j'ai eu de très bons résultats, genre la première manche, j'ai gagné la manche cet été.

20:18Gurpreet Dhindsa

C'était le cas, et ça avait l'air super facile. D'une part, c'était en Macédoine, un endroit que je connais très bien. Mais je pense que c'était aussi une question de matériel. C'est une combinaison de tout. Et les années où j'ai galéré contribuent aussi. Parce que quand on galère avec un équipement légèrement handicapant ou autre chose, on essaie de compenser par l'observation, par les compétences, par la stratégie. Et quand on passe sur le bon équipement, ça se voit immédiatement.

20:44Gavin McClurg

La souffrance nous rend meilleurs, n'est-ce pas ? Ouais. On a surtout parlé des compétitions. Mais est-ce que tu es aussi... on dirait que tu es très passionné par les compétitions. Est-ce que tu es aussi passionné par le vol libre tout court ?

20:58Gurpreet Dhindsa

Je le suis. Mais je dois gagner ma vie en enseignant le parapente. Du coup, aujourd'hui, je vole moins en B que la plupart des pilotes en visite. Parce que c'est le moment pour moi de gagner de l'argent. Si je ne gagne pas d'argent, je n'ai pas de moyens pour acheter du matériel et participer à des compétitions. Donc, j'aime la compétition. J'ai eu beaucoup de choses à réfléchir après que Eddie se soit blessé. Et notre ami est mort la même année en Bulgarie. J'ai beaucoup réfléchi et je suis arrivé à la conclusion que j'aime toujours la compétition. Je vais continuer à participer, mais peut-être pour des raisons légèrement différentes. Genre, prendre un peu moins de risques. Mais je vais continuer à participer. C'est le chemin que j'ai choisi.

21:46Gurpreet Dhindsa

Après m'être beaucoup posé des questions.

21:48Gavin McClurg

Ouais. Est-ce que tu t'es déjà blessé ? Tu as mentionné une petite blessure juste quand tu as commencé à apprendre. Mais as-tu eu d'autres accidents ?

21:56Gurpreet Dhindsa

J'ai eu un accident en 2000. Je me suis cassé l'épaule. Ça m'a fait réfléchir suffisamment pour aller au Royaume-Uni passer mes certifications, y compris celles d'instructeur.

22:07Gavin McClurg

D'accord. Et est-ce qu'il y a eu une période — c'est une question que je pose souvent à tout le monde — où tu as dû prendre tes distances avec le sport ? Ou peut-être dû y réfléchir plus sérieusement ? Ou, tu sais, avoir eu peur de pratiquer pendant un certain temps ?

22:26Gurpreet Dhindsa

Pas forcément par peur. Mais quand Eddie est mort au début de la compétition, je suis devenu plus têtu. J'ai décidé de continuer la course et j'ai fini troisième. C'était avant les Mondiaux en Bulgarie.

22:47Gurpreet Dhindsa

Et juste une semaine plus tard, Eddie a eu un accident. Il était dans le coma. Et moi, à la compétition suivante en Macédoine, j'étais 92e. Il y avait quelques manches où je me suis contenté de regarder. Le point de passage semblait être du côté sous le vent de la montagne. J'ai simplement refusé d'y aller. J'ai juste atterri.

23:09Gurpreet Dhindsa

Et donc, je me suis un peu reculé, oui. J'avais un peu peur, oui. Et il m'a fallu presque deux ans pour retrouver ma pleine forme. Mais je n'ai pas arrêté de continuer.

23:18Gavin McClurg

D'accord. Donc tu étais, tu étais toujours, toujours à l'aise avec le vol. Mais tu prenais, tu prenais nettement moins de risques.

23:26Gurpreet Dhindsa

Ouais. Souvent, j'ai décidé d'atterrir et de ne pas continuer la manche.

23:33Gavin McClurg

Et c'est, c'est intéressant, non ? Que ce soit en compétition ou en vol libre, quand on ne vole pas de manière agressive, c'est difficile de bien réussir.

23:43Gurpreet Dhindsa

Ce n'est même pas une question d'agressivité. Je pense que c'est une question d'équilibre. Il faut être présent dans l'instant. Et s'il se passe quelque chose de sérieux dans votre cerveau, vous n'êtes plus dans l'instant. Alors, qu'est-ce que...

23:58Gurpreet Dhindsa

ce qui semble dangereux à ce moment-là ne l'est peut-être pas quand on vole en étant dans le flux. Vous êtes dans l'instant présent. C'est alors plus facile à gérer.

24:06Gavin McClurg

Ouais. Je ne pourrais pas être plus d'accord. C'est une, c'est une excellente façon de le dire. Quels sont tes, quels sont tes objectifs maintenant ? Tu sais, tu voles depuis 95, donc ça fait 20 ans. Est-ce que c'est toujours de devenir meilleur ? As-tu appris à mieux gérer les compétitions ? Est-ce que tu es encore assez, est-ce que tu trouves que tu es toujours très enthousiaste par le sport après toutes ces années ?

24:30Gurpreet Dhindsa

Étant donné que ma stratégie cette année est de ne pas faire de compétitions pour les scores. Je m'en fiche, mais j'aime gagner chaque manche, je vole pour pouvoir gagner une manche. Donc je prends des risques. Je reste avec le leader autant que possible. Si je prends la tête, j'attaque. Et même si je me plante, je m'en fiche. C'est donc une stratégie délibérément choisie pour apprendre à rester en tête si je l'obtiens un jour. Et aussi pour être plus, plus, pas agressif, mais quand l'opportunité ou mes compétences me permettent de mener, je ne dois pas être mal à l'aise à la tête. C'est la stratégie. Et c'est aussi une sorte de défi.

25:15Gurpreet Dhindsa

Je veux voler ma propre ligne. Alors, quelle meilleure façon d'être en tête et de choisir la ligne ? Jusqu'à présent, comme je n'ai pas une si bonne réputation, particulièrement auprès des pilotes de niveau Coupe du Monde, les groupes ne me suivent pas d'habitude.

25:31Gurpreet Dhindsa

Mais c'est pas grave. Tôt ou tard, si je continue à choisir les bonnes lignes, les gens finiront par me suivre. Et je pense que je choisis les bonnes lignes. Lors des dernières compétitions, même si mes résultats n'étaient pas si bons, mes lignes étaient bien meilleures que celles que la plupart des gagnants ont choisies. C'est juste que je volais seul la plupart du temps. Donc j'en suis fier. Et j'y travaille. Tôt ou tard, ça finira par payer. L'idée, c'est de faire de petites améliorations et une progression continue. Et d'en profiter. Si je ne prends plus plaisir à le faire, j'arrêterai.

26:01Gavin McClurg

Ce changement de stratégie, est-ce que c'est un conseil qu'on vous a donné ? Ou est-ce que c'est quelque chose que vous avez ressenti, genre, d'accord, j'ai atteint mon maximum avec ce que j'ai toujours fait, et qu'il faut que je fasse quelque chose de nouveau ?

26:16Gurpreet Dhindsa

C'est ma propre réflexion. Je pense que c'est surtout que je n'ai pas besoin de voler pour des points. Parce qu'en Inde, ils vont arrêter de concourir. Je n'ai donc pas beaucoup de concurrence pour le classement national. Il n'y a donc pas besoin de se soucier des points ou quoi que ce soit. Il vaut mieux s'améliorer et prendre du plaisir à voler. Et je me sens plus satisfait. Si je fais un choix, et que c'est un bon choix, même si mon classement n'est pas bon, je me sens plus satisfait à la fin de la journée. C'est une bien meilleure sensation que de gagner juste quelques points de plus.

26:47Gavin McClurg

J'aime ça. Ouais. Pour commencer, on va revenir en arrière. Qu'est-ce qui vous a initialement enthousiasmé, ou pourquoi avez-vous voulu vous mettre au vol à voile ?

26:59Gurpreet Dhindsa

Je n'en ai aucune idée. Je pense que tous les enfants, particulièrement les garçons, rêvent de voler quand ils sont petits. Et je pense que certains enfants n'abandonnent pas leurs rêves. C'est une raison. Et mon père était dans l'armée, puis dans la police des frontières plus tard. J'ai vu sa vie. Et je ne voulais pas entrer dans les services. Mais je voulais voler. Quand j'ai grandi, le secteur des lignes aériennes commerciales en Inde n'était pas ouvert de cette manière, heureusement. Je ne me suis pas lancé là-dedans. Je voulais juste voler pour le plaisir. Le vol à voile était donc l'option la moins chère. Et c'est comme ça que j'ai commencé.

27:37Gavin McClurg

Et quand tu es passé au parapente, est-ce que c'était une sorte de déclic immédiat, genre « Oh mon Dieu, c'est incroyable » ? Ou est-ce que ça a pris du temps ?

27:45Gurpreet Dhindsa

Ouais, c'était comme un retour à la maison. J'ai fait mon premier vol en parapente. Et j'ai su que c'était ça.

27:51Gavin McClurg

Wow. J'aime bien ça. On est toujours à la recherche de ce premier vol, non ? Ouais, c'est vrai.

28:00Gavin McClurg

Et j'ai déjà un peu posé la question. Mais au cours des 20 dernières années, as-tu traversé des périodes où tu as trouvé difficile de retrouver ce genre d'adrénaline, d'excitation et de passion ?

28:15Gurpreet Dhindsa

Pas vraiment. Je vous ai dit que le seul moment difficile, c'était ma blessure. La blessure ne m'a pas trop découragé, que ce soit l'épaule cassée ou la cheville foulée ou quoi que ce soit. Mais avec la mort de mes coéquipiers et d'autres qui sont tombés dans le coma pendant quatre mois, c'était un peu difficile. J'ai dû beaucoup réfléchir et vraiment m'avouer pourquoi je fais de la compétition ou quelles devraient être mes raisons pour en faire. Mais une fois que j'ai compris, ça allait.

28:53Gavin McClurg

Et en arrivant à cette conclusion, est-ce que tu as juste senti que le risque en valait la peine ? Que ton amour pour ce sport le justifiait ?

29:02Gurpreet Dhindsa

Voyez, notre sport comporte toujours des risques. C'est une chose que nous devrions tous admettre avant de nous lancer. La question, c'est quel risque supplémentaire prendre en compétition. Et c'est ce que j'ai évalué, ainsi que mes motivations à participer. Ensuite, il y a l'exécution en vol ou le fait de s'en tenir à ce principe que j'ai établi : je vais gagner. Maintenant, mon principe est simple. Je vais essayer de gagner quand je peux réfléchir intelligemment et exécuter intelligemment. Mais si je dois gagner en prenant un risque, je m'en fiche. Je laisserai les autres y aller s'ils veulent faire ça.

29:39Gavin McClurg

C'est intelligent. Je pense que ça correspond au fait qu'il y a des vieux pilotes et des pilotes audacieux, mais pas de vieux pilotes audacieux.

29:46Gurpreet Dhindsa

Ouais, exactement. Je suis dans la dernière catégorie maintenant. Ouais. OK.

29:52Gavin McClurg

Vous êtes marié ? Vous avez des enfants ?

29:54Gurpreet Dhindsa

J'ai des enfants. J'étais marié. Nous sommes séparés depuis maintenant plusieurs années. J'ai une fille. Elle est grande maintenant. Elle a vingt-trois ans.

30:04Gavin McClurg

Et est-ce que le fait d'avoir des enfants a changé votre tolérance au risque, ne serait-ce qu'un peu ?

30:10Gurpreet Dhindsa

Non. J'ai commencé quand ma fille avait trois ans, quand j'ai débuté le parapente.

30:15Gurpreet Dhindsa

Alors, je ne pense pas que je parlais de ça. L'une des raisons pour lesquelles il a arrêté de faire des compétitions, c'est qu'il a des enfants maintenant. Et je rigolais avec lui en disant que moi, j'ai commencé à voler alors que j'avais déjà des enfants. Et ils ont grandi sans problème. Donc je peux vous le dire.

30:31Gavin McClurg

Si vous pouviez revenir en arrière et, vous savez, avec maintenant toutes ces 20 années d'expérience, toutes ces compétitions, avoir vu des blessures et en avoir eu, est-ce que vous donneriez des conseils à votre moi de 16 ans ? Est-ce que j'ai bien compris ? J'avais 29 ans quand j'ai commencé. Vingt-neuf. Vingt-neuf. Désolé. Donc pas à votre moi de 16 ans. À votre moi de 29 ans. Si vous pouviez donner des conseils à ce Gurpreet, quels seraient-ils ?

31:01Gurpreet Dhindsa

S'expatrier pour commencer à voler ailleurs, avec des mentors, des coachs et une meilleure formation. Et quitter l'Inde. Ouais. Quand j'étais au Royaume-Uni pour ma certification, je donnais un cours de théorie. Je suis titulaire d'un master en physique, donc les sciences me venaient facilement.

31:22Gurpreet Dhindsa

Je donnais un cours en tant qu'instructeur de formation dans une école, Airways Flight Park. Et mon instructeur en chef m'écoutait donner ce cours. J'avais un peu le sentiment inconscient que je faisais peut-être quelque chose de mal, parce qu'il était tellement attentif. Mais après le cours, il est venu me voir, genre, j'étais juste admiratif de la façon dont j'expliquais les choses. Et il m'a dit que je devrais quitter l'Inde parce que l'Inde me freinait. C'est la première fois que j'entendais ça. Mais je pense qu'il y a une part de vérité là-dedans.

31:53Gavin McClurg

C'est difficile. Tu as là les plus grandes montagnes du monde, un terrain de jeu incroyable pour apprendre. Mais tu n'as peut-être pas l'infrastructure et la culture, je suppose, qui permettraient de soutenir ça.

32:05Gurpreet Dhindsa

Ouais. Mais il y a une façon de voir les choses, genre : d'accord, j'ai souffert. Mais la façon dont je le vois, c'est que la partie gratifiante, c'est que j'ai peut-être aussi contribué à rendre les choses un peu meilleures qu'avant. Du coup, si je suis resté, j'ai peut-être fait bouger les lignes un peu, parce que la société est difficile à changer. Je ne pense pas que les choses vont changer radicalement juste parce que j'ai respecté certaines normes. Mais je pense qu'il y a un certain transfert de compétences, même pour les gens qui volent autour de moi, pas seulement mes élèves. Et aussi, si je respecte certains principes, alors mon concurrent est obligé de respecter certains principes aussi. Sinon, ce qu'ils font est flagrant. Donc, ça se traduit par un certain gain.

32:51Gurpreet Dhindsa

Alors, j'aimerais bien penser que ça a été utile d'une manière ou d'une autre.

32:54Gavin McClurg

Quels moments de votre carrière ont vraiment marqué votre esprit comme étant des instants spéciaux, où vous vous êtes dit : « Waouh, j'ai vraiment progressé » ? Avez-vous des moments précis comme ça qui vous reviennent vraiment à l'esprit ?

33:10Gurpreet Dhindsa

Je pense en 2009 et aussi ces deux dernières années. J'avais une bonne aile aussi en 2009. J'étais plutôt bon. Et mais celle que j'avais était très bien équilibrée. Grâce à Martin à l'usine.

33:29Gurpreet Dhindsa

Mais ça a aussi été un bond en avant au niveau de la confiance. Donc c'était gratifiant. C'était l'un des meilleurs. Et maintenant, ces deux ou trois dernières années aussi, d'une manière ou d'une autre, j'apprécie chaque année. Chaque année, je vois de petites améliorations, de petits changements. Une petite révélation. Plus de vol. Je comprends de petits détails. Je comprends un peu plus la stratégie. Et j'ai vraiment hâte de transmettre ça aux autres pilotes indiens. J'espère qu'ils progresseront vite. Je veux dire, et maintenant on a genre 10, 12 personnes qui sont déjà très bonnes en cross country. Et ils devraient commencer à faire des compétitions bientôt. Donc j'ai vraiment hâte d'être leur mentor maintenant. S'ils acceptent que je le sois, alors je les aiderai.

34:13Gavin McClurg

Ouais. Peut-être leur donner un peu de ce qui a été difficile à acquérir pour toi.

34:18Gurpreet Dhindsa

Exactement. Ouais.

34:19Gavin McClurg

Ce serait vraiment spécial de partager cette passion et cet amour du vol que vous avez.

34:27Gavin McClurg

Parle-moi de ton apprentissage et de ta progression. Tu as dit qu'il y avait un manque dans ton pilotage avec les thermiques légers et le vent. Y a-t-il des choses sur lesquelles tu travailles en ce moment ? Ou des choses qui, tu sais, ressortent comme des lacunes dans tes capacités ? Et comment t'y prends-tu pour les combler ?

34:57Gurpreet Dhindsa

En fait, la plus grosse lacune, comme je vous l'ai dit, c'est les conditions de vent faible. Et je n'ai aucun endroit en Inde où je peux m'entraîner pour ça. J'explore actuellement quelques sites, des terrains plats dans le centre de l'Inde, au Madhya Pradesh. On prévoit d'y aller en février, Vijay et moi. Et je pense aussi que ce sera un endroit pour battre des records de distance en Inde. Des records de distance indiens. Peut-être pas assez bien pour des records mondiaux. Il n'y a pas assez de vent. Mais c'est quand même mieux que dans d'autres endroits.

35:31Gavin McClurg

Est-ce que tu as déjà volé au Brésil ?

35:33Gurpreet Dhindsa

Non. Je ne suis pas encore allé en Amérique du Nord ou du Sud.

35:37Gavin McClurg

Ah, d'accord. C'est trop cher. Ouais, oui. Eh bien, il faut qu'on vous fasse venir ici. Je pense que ça vous plairait. On a des conditions très solides. Et aussi, là où j'habite, dans les Rocky Mountains, vous vous épanouiriez probablement ici.

35:51Gurpreet Dhindsa

Je m'étais inscrit à l'U.S. Open cette année, mais j'ai fini par abandonner parce que c'était juste trop cher.

36:01Gurpreet Dhindsa

Par exemple, ça n'avait pas l'air très bon, alors j'ai abandonné cette idée.

36:04Gavin McClurg

C'est vrai, c'est vrai. Ouais, non, c'était une compétition sympa. On a eu quelques accidents assez graves, bien sûr. Je suis sûr que vous en avez entendu parler. Mais ouais, c'était une compétition vraiment, vraiment fantastique. Alors, qui sont tes mentors maintenant ? Est-ce que c'est toujours Debu ? Je sais qu'il est toujours là, mais est-ce qu'il y en a d'autres ?

36:24Gurpreet Dhindsa

Debu ne fait plus de compétition. Donc, mes mentors, ce sont des personnes, Petra en est une. Petra m'aide. C'est comme une sœur pour moi.

36:34Gurpreet Dhindsa

Le reste, c'est plutôt de l'observation et de la réflexion, en fait. Je ne pense pas avoir d'apports directs de la part de pilotes en tant que tels. Mais c'est plus de l'observation et de l'analyse, de l'écoute. Le suivi en direct est une grande aide.

36:50Gavin McClurg

Ouais. Vous

36:51Gurpreet Dhindsa

on peut voir où on a fait une erreur et comment les autres font bien. Donc, avoir accès aux traces de tout le monde et revoir la journée, ça aide énormément.

36:59Gavin McClurg

Et est-ce que tu utilises aussi X-Contest pour regarder les journaux de vol d'autres pilotes qui ne sont pas en compétition, mais juste en général, pour voir ce que les gens font ? Est-ce qu'il y a d'autres outils que le suivi en direct que tu utilises pour progresser ?

37:16Gurpreet Dhindsa

Voyez, X-Contest ou n'importe quel tracé en ligne de cross country normal, ce n'est pas si intéressant. Par exemple, cette année à la Coupe du Monde, pour la dernière manche, les gens sont arrivés en essayant d'atteindre ce dernier point de passage. Et ils ont chopé une thermique sur la T factory, presque à la hauteur du toit. Ils ont fini la manche à partir de là. C'est quelque chose que je n'aurais jamais imaginé possible. Même en vivant ici, je ne savais pas qu'on pouvait arriver si bas sur le village de Bead, presque en touchant le toit de la T factory, et repartir de là pour remonter à presque 2 500 mètres et finir sa manche. Le truc de la connaissance locale n'a pas fonctionné.

38:03Gurpreet Dhindsa

Ça a même joué contre moi. Je ne pensais pas que c'était possible.

38:07Gavin McClurg

Ça soulève un point intéressant. L'une des choses que Mad a dites dans sa présentation, et c'est quelque chose que j'ai entendu d'autres personnes, c'est que le héros local ne gagne jamais la compétition sur son propre site. Que c'est toujours quelqu'un de nouveau qui arrive et qui voit les choses différemment ou qui ne connaît pas vraiment les thermiques de la maison ou quoi que ce soit, mais qui vole peut-être de manière plus créative juste parce qu'il est ignorant. Il ne connaît pas l'endroit. Est-ce que tu trouves que tu excelles plus chez toi ou quand tu es sur la route ? Sur

38:45Gurpreet Dhindsa

en déplacement. Je suis tout à fait d'accord avec Mad là-dessus. On a trop de préconceptions sur notre propre site. Et quand on regarde le site avec un regard neuf et qu'on se base juste sur l'analyse du terrain selon les conditions, c'est bien mieux. Bien sûr, il faut être très doué pour ça. Ce n'est pas pour tout le monde. Mais pour les meilleurs pilotes, je pense que tout le monde est d'accord sur le fait que c'est la norme. Pour l'endroit où vous avez l'habitude d'aller, vous aurez forcément des préconceptions.

39:20Gavin McClurg

Quel genre d'état d'esprit... Dans quel état d'esprit aimes-tu être quand tu vas en compétition ? As-tu remarqué une corrélation entre tes bonnes performances et le fait d'être dans un certain état d'esprit ?

39:32Gurpreet Dhindsa

C'est 100 % vrai. Tout est une question de psychologie. Enfin, après avoir atteint un certain niveau de compétence. Mais c'est difficile de... Genre cette année, en été, lors de la première compétition, j'ai très bien réussi. Et l'état d'esprit dans lequel j'étais, c'était presque comme si je voyais toute la compétition se dérouler comme un tiers, comme un spectateur extérieur. Je savais exactement quelles erreurs les gens faisaient, exactement où je devais me positionner, où je devais accélérer. C'était incroyable. Et j'ai essayé de recréer cet état d'esprit dans ma tête et je n'y suis pas encore parvenu. J'ai peut-être frôlé la cible, mais je ne sais pas exactement d'où ça venait. C'est sur quoi je travaille en ce moment : d'où venait cet état d'esprit et que dois-je faire pour y revenir ?

40:21Gurpreet Dhindsa

Alors, c'est mon devoir.

40:24Gavin McClurg

C'est intéressant. Josh a parlé d'un truc similaire dans le dernier podcast, et ça m'a pas mal fasciné. Il s'est mis à étudier la psychologie pour essayer de s'améliorer. Et c'est marrant qu'on accorde probablement trop peu d'importance à ça. On sait tous que c'est un jeu mental, mais c'est vraiment important.

40:47Gurpreet Dhindsa

Ouais, je pense même pour les équipes très avancées, je ne sais pas s'ils reçoivent une formation psychologique ou pas, mais avec les sessions qu'ils ont, je pense que ça devrait être une partie importante. La psychologie, c'est la plus grosse partie en compétition. Aussi en cross country, aussi. Ouais,

41:05Gavin McClurg

c'est clair. Nate a cette expression : dès que tu penses à l'atterrissage, tu vas atterrir. Ouais. Le

41:14Gurpreet Dhindsa

l'effet de sol.

41:15Gavin McClurg

Ouais, l'effet de sol. Exactement. Tu as mentionné quelque chose qui m'a intéressé. Tu as dit que tu avais étudié les sciences et la physique, donc que tu étais assez doué en physique. Je trouve qu'il y a un nombre extraordinaire de pilotes dans le monde.

41:34Gavin McClurg

Un jour pendant les X-OPS, je pense que c'était le deuxième jour, je descendais de la montagne avec Aaron Durogati, Michael Witschi et Stanislav Meyer, et Michael est ingénieur. Et, vous savez, un pilote de PWC incroyablement solide depuis longtemps et, vous savez, un très bon pilote en général. Alors, on a commencé à parler de son parcours d'ingénieur. Et là, j'ai commencé à réfléchir au fait qu'il semble y avoir beaucoup d'ingénieurs dans ce sport. Moi, je suis tout le contraire. Vous savez, je suis plutôt un gars de l'action. Je ne comprends rien à l'ingénierie. Si quelqu'un traversait un pont que j'aurais construit, il se tuerait. Alors, à quoi vous faites le lien ? Et est-ce que vous trouvez que parce que votre cerveau fonctionne de cette manière, ça vous aide vraiment pour le vol ?

42:25Gurpreet Dhindsa

Le parapente, c'est deux choses. Il y a la partie scientifique ou cérébrale, et il y a la pensée corticale, la mémoire musculaire, les réflexes et le ressenti. Et les deux sont tout aussi importants. L'idéal serait de développer les deux de manière égale, ou même de construire d'abord la science puis les réflexes, ou les deux en même temps au fur et à mesure. Mais je pense que les deux pilotes s'en sortent bien. C'est typiquement le cas ici aussi. Debu et moi, nous sommes aux opposés. On a peut-être fini par se rejoindre au milieu, moi en développant davantage la science et lui davantage... Il a commencé à voler à 14 ans.

43:12Gurpreet Dhindsa

Et il n'a pas fait beaucoup d'études formelles, donc ça ne l'intéressait pas vraiment. Il apprenait juste la science derrière. Et il a développé le... Et c'est un aussi bon pilote que n'importe qui, peut-être même un peu meilleur, je dirais.

43:26Gurpreet Dhindsa

Mais je pense que l'un... Il a probablement dû apprendre certains concepts à la dure. Et moi, j'ai dû affiner mes sens au fil des années. Ça m'a pris plus de temps parce que j'ai commencé plus tard. Mais je pense que les deux sont tout aussi importants.

43:46Gavin McClurg

Et ça va de pair, non ?

43:49Gurpreet Dhindsa

Ouais, ça va de pair. Il faut... C'est comme pour tout. Il faut d'abord comprendre les choses, puis développer le ressenti. Parce qu'on n'a pas de capteur qui nous dit "oiseau, truc, machin". Donc le ressenti est tout aussi important. Développer ses réflexes, sa mémoire musculaire et agir instinctivement sur le moment, c'est tout aussi important. Il en va de même pour... Genre, dans l'une des manches, ce PWC ici, il est devenu vraiment nuageux.

44:22Gurpreet Dhindsa

Et j'avais... Le point de passage était à l'extérieur, dans la vallée, et nous étions... Le point suivant était à l'extérieur. Nous étions sur le point qui était proche de la colline. Et je pense qu'Ajay et moi étions assez proches à ce moment-là. Et j'ai décidé que je devais aller vers le point de passage parce qu'il est de toute façon à l'extérieur et si le soleil perce, il percera d'abord de l'extérieur. Et Ajay a, d'une manière ou d'une autre, décidé d'aller vers la montagne. Et puis d'aller au point de passage plus tard, après s'être sauvé de la montagne. Et sa stratégie a fonctionné. Pour moi, le soleil n'a pas percé. Et j'ai échoué. Je lui ai demandé pourquoi il avait pris cette décision. Et il n'avait pas de "pourquoi". Il a dit qu'il avait un peu médité et laissé son instinct décider où il voulait aller.

45:08Gurpreet Dhindsa

Il était en fait totalement confus lui aussi. Et il s'est juste laissé porter par son instinct. Il avait probablement un meilleur instinct que moi à ce moment-là. C'est donc quelque chose sur lequel je dois travailler.

45:19Gavin McClurg

Dis donc, comment est-ce qu'on entraîne son instinct ? C'est une question délicate.

45:25Gurpreet Dhindsa

Non, je pense que tout le monde a une intuition. Mais quand on est des penseurs très cérébraux, plus scientifiques, on l'ignore. On réfléchit trop et on l'écarte. Comme pour moi et Ajay, je pense qu'on a un niveau de pilotage similaire. On devrait tous les deux avoir des expériences et des réflexes. Mais parce que je réfléchissais trop de manière cérébrale, j'ai ignoré mon instinct pour agir.

45:51Gavin McClurg

Ouais, je pense qu'il y a presque une certaine poésie là-dedans. Je pense qu'on a tous probablement déjà eu ces moments où l'instinct a vraiment fonctionné et que c'était génial. Et on a aussi eu ces moments où on est trop cérébral et que tu es au sol à regarder tout le monde voler au-dessus de ta tête.

46:06Gurpreet Dhindsa

Exactement, exactement. Je veux dire, la réflexion aide, mais pas toujours. Parfois, c'est aussi... Mais j'y ai réfléchi. Pour l'instant, c'est juste par rapport à la dernière compétition. J'ai réfléchi et je pense que quand je suis... à l'avenir, quand j'ai un doute, ma réflexion n'est pas très claire et elle est basée sur une chance que j'y aille, certains pourraient craquer, alors je vais couper le cerveau et suivre mon instinct. Parce que ce n'est pas une réponse claire. Si c'est une réponse claire, j'y vais. Si ce n'est pas une réponse claire, alors je vais juste faire ma chose.

46:44Gavin McClurg

Hmm. J'aime bien ça.

46:47Gavin McClurg

Gurpreet, c'est... je ne pense pas que j'aurais pu dire tout ça de manière plus légère que toi. Je pense que tu l'as mieux dit que moi. C'était fantastique. J'apprécie vraiment. Est-ce qu'il y a autre chose que tu aimerais ajouter ou quelqu'un que tu veux remercier avant qu'on ne termine ? J'ai l'impression qu'on a eu beaucoup de chance avec cette connexion internet et c'était une discussion fabuleuse. Je te remercie vraiment pour ton temps.

47:12Gurpreet Dhindsa

Je tiens seulement à remercier toutes les personnes avec qui je vole. Comme je l'ai dit récemment sur Facebook aussi, j'ai bouclé 20 ans et je célébrais ça. Et je voulais dire que voler est incroyable, mais la communauté l'est tout autant. Ils ont rendu ça magnifique. Alors, je remercie toutes les personnes avec qui je vole.

47:34Gavin McClurg

Ouais, c'est une communauté assez spéciale, non ? C'est vraiment... je me sens très chanceux d'en faire partie. Bon, on trinque aux 20 prochaines années, d'accord ?

47:45Gurpreet Dhindsa

Ouais. Merci.

47:47Gavin McClurg

Ouais, fantastique. Merci beaucoup, Gurpreet. On vous recontactera.

47:53Gurpreet Dhindsa

Merci beaucoup, Kevin. On va le faire voler.

48:06Gavin McClurg

Eh bien, j'espère que vous avez apprécié ça. Cette discussion m'a vraiment rappelé l'une des expressions préférées de Nate Scales, que j'ai complètement copiée sur lui dans quelques projets cinématographiques différents que j'ai réalisés. Mais il a dit quand nous travaillions sur 500 Miles to Nowhere : « J'adore où le parapente vous emmène et j'adore où le parapente vous emmène. » Au début, je ne comprenais pas la redondance, mais il l'a décrite comme, vous savez, parce qu'on aime le parapente, on le poursuit partout dans le monde. Donc, on suit nos parapentes à travers le monde pour essayer de faire du cross country. Et aussi, à chaque fois que nous décollons d'une montagne, nous n'avons aucune idée d'où nous allons aller. Alors, il adore où le parapente vous emmène. Et j'ai toujours aimé ça. J'aime aussi beaucoup où Cloudbase Mayhem m'emmène et, je l'espère, vous, les auditeurs, alors que nous commençons à parler à des gens du monde entier. Beaucoup des invités que nous avons reçus sur l'émission étaient plutôt basés en Amérique du Nord.

48:54Gavin McClurg

C'est donc super de pouvoir contacter et d'avoir une perspective comme celle de Gurpreet depuis l'autre côté du monde. Comme toujours, n'hésitez pas à me contacter si vous avez des retours ou si vous voulez voir quelqu'un sur l'émission. Faites-le moi savoir via mon site cloudbasemayhem.com ou via Facebook. Vous pouvez me trouver là-bas ou sur Instagram ou sur le réseau que vous préférez. J'apprécie vraiment vos généreux dons. Comme toujours, tout ce que nous demandons, c'est un dollar par émission si vous avez tiré quelque chose de celle-ci ou des précédentes. Comme celle de Nate Scales, qui était sans aucun doute l'un de nos épisodes "He's Back" les plus populaires. Si vous ne l'avez pas encore écoutée, il faut le faire. C'est hilarant. Son récit de son expérience d'ex-op en 2007. Et puis le fait de voler partout pour prendre des photos de points de passage avant que nous ayons le GPS. Ça va vous faire rire, je vous le promets. Mais continuez à faire ça.

49:40Gavin McClurg

J'adore ça. Merci de nous avoir écoutés. Laissez-nous un commentaire sur iTunes ou Stitcher. Si vous nous aimez, laissez-nous une note là-bas. On se retrouve la prochaine fois. Salut.

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