Salut tout le monde, bienvenue dans un nouvel épisode de Cloud Based Mayhem. J'ai un épisode vraiment spécial et très différent pour vous aujourd'hui. Ceux qui suivent l'émission se souviennent sans doute de l'histoire que j'ai faite il y a un peu plus d'un an avec Gordon Boker à Minden. Il a battu le record du monde de distance en planeur. Il pilote un Arcus avec un moteur à réaction pour pouvoir décoller seul. Et la façon dont il a battu le record, c'était en volant dans des conditions de fortes vagues, mais aussi de nuit avec des lunettes de vision nocturne. Il a donc décollé le matin, a volé toute la journée et a atterri le soir. Il est resté en l'air pendant un peu plus de 17 heures. Il a dépassé les 3 000 kilomètres, et on a fait un épisode là-dessus, puis quelques semaines plus tard, il est allé encore plus loin.
L'Arcus est un avion biplace, un modèle très spécial. Il n'en existe que quatre dans le monde. Gordon travaille pour FedEx et le fait depuis très longtemps, mais il vit sur le versant est des Sierras, près de Minden, juste au sud de Reno, spécifiquement pour voler en vague. Vous savez, le projet Perlan est en Amérique du Sud à la poursuite de ça depuis quelques décennies. Ils ont quelques-uns de leurs avions et une grande partie de leur base au même endroit à Minden. C'est un point névralgique pour voler en forte vague. Et après l'émission, nous allons piloter l'Arcus. Il y a un peu plus d'un an, je lui ai dit : « Hé mec, si jamais tu as besoin de quelqu'un pour prendre place à côté de toi, je n'y connais rien aux planeurs, mais ça a l'air d'être exactement mon genre. J'adorerais te rejoindre. »
Et il y a une semaine, j'ai reçu l'appel. Gordon était, je crois, en Belgique pour le travail et il m'a dit : « Hé, on dirait que ça va se mettre en place lundi. Je pense qu'on pourra décoller au milieu de la nuit et voler une bonne partie de la journée. Ce ne sera pas une journée record parce qu'il y a beaucoup d'humidité qui arrive vers le milieu de la journée en provenance du nord-ouest. Quand l'orage passera, tu sais, il faudra être au sol à ce moment-là. » Mais il pensait qu'on pourrait probablement se mettre 1 000 km au compteur dans des conditions de forte vague. Et en fait, je pense qu'au sommet de Slide, qui est le site de décollage en parapente là-haut au-dessus du lac Tahoe que j'avais utilisé il y a longtemps quand on a fait le "baby across the Sierras", le vent soufflait à plus de 130 km/h. Donc on volait dans des vents vraiment proches de la force d'un ouragan.
Au sommet des crêtes là-bas. Mais Gordon a assuré. J'ai pris un jet pour aller à Reno. Il est venu me chercher. On a fait un dîner incroyable. On a fait le point sur la météo. On a joué avec les lunettes de vision nocturne dans son jardin pour s'y habituer un peu. Et puis on est partis à l'aéroport juste après minuit. Décollage à 3h30 du matin. Et j'ai fait l'un des vols les plus dingues et les plus cools que j'aie jamais faits. C'était vraiment incroyable. À un moment, on volait à plus de 20 miles par heure. 250 nœuds en montée. Donc environ 300 miles par heure. Et on a fait presque 1 200 km avant que la météo n'arrive. Et voler au-dessus de ces nuages en vagues et voir ce genre de ciel.
J'ai toujours vu ça depuis le sol, bien sûr, en tant que parapente. Mais être là-haut dans tout ça, c'était assez dingue.
Une expérience vraiment exceptionnelle. Et j'ai emporté le matériel audio avec moi, donc j'ai enregistré quelques extraits. Pendant qu'on avançait dans le hangar et au décollage. Et quand on a décollé en traversant le rotor. Et puis quand on est montés dans la vague, très lisse. Et il faisait extrêmement froid. On avait tous les deux des blocs de glace sur les pieds. Et j'ai pu tenir la barre pendant un moment. Et il a fait quelques boucles à la fin. Et puis on a eu un atterrissage assez mouvementé parce qu'il y avait un vent super fort au sol. Et ouais, c'était juste dingue. Et j'ai enregistré tout l'audio. Si vous allez dans les notes de l'épisode, j'aurai plein de photos et de vidéos qu'on a prises tous les deux pendant le vol. Le lever de soleil était exceptionnel.
Et voler avec des lunettes de vision nocturne, c'est aussi exceptionnel. Je n'avais jamais fait ça avant. Je n'avais même jamais regardé à travers. Mais c'est assez incroyable ce qu'on peut voir. On voit tout. C'est juste complètement différent. Mais une expérience géniale. Une immense gratitude à Gordon de m'avoir invité. Et à sa charmante femme. Et pour leur hospitalité. J'espère que vous apprécierez ce show. On a volé à une vitesse de dingue. C'était génial. Santé à tous.
Bonsoir à tous. Je viens de monter dans un jet pour aller à Reno rejoindre Gordon. Il est assis avec moi. Salut Gavin. Bienvenue. On va s'amuser. Oui, on va le faire. Il m'a invité ici parce que Skyside Sand Wave va exploser ce soir. Ça va être dingue. Alors, explique-nous ce qu'on regarde ici, Gordon. On regarde Skyside. D'accord. Skyside a été développé par Matthew Scudder. C'est une plateforme incroyable pour la prévision de thermiques, de vagues de montagne, de crêtes ou de convergence, n'importe quoi. Mais c'est une évidence d'utiliser ce service que propose Matthew Scudder. C'est phénoménal. Et c'est très, très précis. Alors, ce qu'on regarde ce soir ici, puisque nous nous concentrons sur les conditions de vagues, comme vous pouvez le voir en bas à gauche, j'ai la vitesse verticale à 16 000 pieds.
C'est essentiellement le mouvement de l'air. On monte. Et tout ce qui est en magenta ou en orange indique des conditions de vagues de montagne. Si vous suivez le curseur ici, il y a Truckee. Minden est là où nous allons partir. Et la Sierra Range suit tout le long jusqu'ici, en passant par Bishop, Lone Pine, l'Owens Valley, et jusqu'à Inyo Kern. C'est un peu notre chemin idéal, notre autoroute pour les conditions de vagues de montagne. En sortant de Minden. Et comme Minden se trouve sur ce trajet, juste ici, c'est un point de départ vraiment, vraiment bon pour les vols de vagues longue distance en aile. Et c'est ce que je fais avec mon aile.
Demain, Gavin et moi serons en pleine nuit. Nous décollerons probablement puisque nous sommes équipés de lunettes de vision nocturne et que nous sommes autorisés à voler de nuit. Ce sont évidemment les barbes de vent. Tout ce qui a ce triangle juste ici indique un cran de 50 nœuds, et là, c'est un cran de 10 nœuds. Ignorez ce 0,5 juste là, ça montre simplement la portance dans cette zone. On a donc 55 nœuds de vent. Et en bas à gauche, vous pouvez voir que 16 000 pieds sont sélectionnés. Je peux changer ça pour 13 000 pieds et ça modifiera les conditions de l'onde. Mais comme notre vol se fera probablement en grande partie entre 16 000 et 20 000 pieds, et idéalement au-dessus, je regarde généralement la vitesse verticale à 16 000 pieds.
Ce qui se passe demain, c'est qu'on a un système frontal froid qui arrive et qui amène le jet stream, et on a essentiellement un creux qui traverse, ce qui nous apporte un flux sud-ouest assez fort en altitude.
Ce qu'on va faire demain, c'est prévoir d'utiliser cette onde de montagne pour offrir une belle balade à Gavin et voir si on peut parcourir une certaine distance avec. Le seul problème demain, d'après les prévisions, c'est que l'onde va s'arrêter vers une heure. C'est pour ça qu'on va décoller vers deux ou trois heures du matin, pour profiter d'un peu plus de temps pour la distance. Et ce que je vais faire, c'est si vous regardez en haut à gauche de l'écran, là. C'est à 08h00 heure locale. Donc huit heures du matin heure locale à Minden. Et je vais cliquer au fur et à mesure que la journée avance. Je vais vous montrer un peu quel est le plan. Donc
J'ai sur un autre appareil la vitesse verticale de 2h à 8h du matin. Je ne l'ai pas sur le bureau, mais ça nous permet de commencer ici à 8h. On va décoller dans la zone de Minden, juste ici. Et ça indique une section d'onde vraiment forte là-bas. Ça vient de Jobes Peak. Ça affiche 9,2 nœuds, soit environ 1100 pieds par minute de portance à 16 000 pieds d'onde de montagne. L'objectif serait donc de s'éloigner en moteur, de décoller en autonomie avec le jet, de couper le moteur et d'essayer de trouver cette onde ici avec les lunettes de vision nocturne. Il y aura peut-être des marqueurs nuageux ou pas, on ne sait pas. Mais j'aurai tout ça. Toutes ces données seront téléchargées sur une tablette que j'ai et que je peux utiliser en vol. Donc si les conditions sont telles qu'il n'y a pas assez d'humidité, si on n'a aucun marqueur, c'est-à-dire des nuages pour marquer l'onde de montagne, par exemple.
un nuage de rotor ou un nuage lenticulaire. Je peux utiliser cette application et c'est une référence géographique. Ça affichera ma position dans ce secteur d'espace aérien. Je pourrai donc me rendre sur ces points chauds si je suis en quelque sorte en vol à l'aveugle. Alors merci à Matthew Scudder, Skysight. Encore une fois, c'est un énorme changement de donne, je pense pour sûr pour le vol à voile et j'espère pour le monde du parapente. Mais c'est un excellent logiciel. Le but est donc de sortir en moteur vers 2 ou 3 heures du matin, essayer de monter dans cette portance et on verra bien. Mais on pourrait finir par monter vers le nord en direction de Reno. Ce qui montre une autre zone de forte portance à gauche, puis suivre cette bande de vagues, qui provient du générateur près des montagnes, et ensuite monter vers Susanville, ici.
Et vous pouvez voir ici que cette couleur indique environ 4 nœuds de portance à 16 000 pieds, ce qui devrait être suffisant pour rester en l'air et continuer d'avancer. Gardez à l'esprit que nous avons pas mal de vent à gérer. On a probablement un flux sud-ouest d'environ 50 nœuds. Si nous dépassons les 20 000 pieds, on verra à quel point le vent devient fort. Si nous pouvons remonter au nord en soirée, puis au moment où nous reviendrons vers Minden, nous redescendrons vers Mono Lake, la zone de Lee Vining, et là, j'espère que la météo commencera à s'améliorer. Je vais faire glisser ce curseur vers l'avant. Il est 8h30 du matin et vous pouvez voir comment l'onde de montagne change au fil de la journée.
C'est parce que la direction du vent change beaucoup. Il se passe énormément de choses. Vous pouvez voir des conditions très, très fortes dans la zone de Mono Lake et Mammoth, ça affiche au moins 9,2 nœuds. Ça fait environ 1100 pieds par minute avec un vent d'environ 55 nœuds à 16 000 pieds. Ça devrait être une zone à très haute énergie où je devrais pouvoir rester et on valongera au ras du sol assez rapidement, probablement vers 180 nœuds ou quelque chose comme ça.
J'espère avoir une autorisation d'Oakland Center. Si c'est le cas, on devrait pouvoir passer au-dessus de 18 000 ou 20 000 pieds. Si c'est le cas, je monterai probablement jusqu'à la mi-vingt. Je serai évidemment sur le 02 et on va descendre au sud au fil de la journée. On est ici à 11 heures. On voit que ça bouillonne vraiment dans l'Owens Valley. Et voici Bishop. En gros, depuis Bridgeport, la zone de Mono Lake, ça déchire complètement jusqu'ici avec cette zone magenta. Ce seront donc des étapes à très haute vitesse. D'ici le moment où j'arriverai ici, dans la zone de Bishop, c'est considéré comme un espace aérien militaire depuis Bishop vers le sud dans l'Owens Valley. J'ai donc une autorisation avec eux. Je contacterai Joshua Approach. On obtiendra une autorisation Sage II, que j'ai déjà pré-arrangée. Et cette autorisation Sage II me donne le droit de monter jusqu'à 29 000 pieds.
J'espère qu'on aura l'autorisation d'Oakland Center. Du coup, on devrait pouvoir monter au-dessus de 20 000 ou 18 000 pieds. Si c'est le cas, je monterai probablement assez haut, vers les 25 000 pieds. Je serai évidemment sur le 02 et on va descendre vers le sud au fil de la journée. On est ici à 11h. On voit que ça bouillonne vraiment dans l'Owens Valley. Et voici Bishop. En gros, depuis Bridgeport, la zone du lac Mono, ça déchire absolument jusqu'ici avec cette zone magenta. Ce seront donc des segments à très haute vitesse. D'ici le moment où j'arriverai ici, dans la zone de Bishop, c'est considéré comme un espace aérien militaire depuis Bishop vers le sud dans l'Owens Valley. J'ai donc une autorisation avec eux. Je vais contacter Joshua Approach. On obtiendra une autorisation Sage II, que j'ai déjà préarrangée. Et cette autorisation Sage II me permet de monter jusqu'à 29 000 pieds. J'espère qu'on aura une vitesse au sol très élevée et une bonne composante de vent arrière pour le retour. J'espère que ça nous ramènera assez vite. On est de retour dans la zone de Minden. Je suppose qu'à 12h, on sera dans la zone de Mammoth, qui se trouve à peu près juste ici. Les conditions sont toujours bonnes. Comme on peut le voir, les vents sont assez au sud ici. Et voici 12h30. Il est une heure. Vous voyez, tout s'effondre. Regardez ça. Minden est juste ici. La vague s'arrête à Minden. Et en aval, il y a de la vague. Mais comme on peut le voir, si je vais sur la page Cumulus ici, qui est une nouvelle option, on peut voir ce qui se passe ici. J'espère qu'on va la voler près de la ligne rouge, en montant à mille pieds par minute et en montant pratiquement comme des fous le long de cette zone magenta. On va essayer d'aller aussi loin au sud que possible. Et nous voici à 11h30 du matin. Donc si on peut descendre jusqu'à Lone Pine. Un peu au sud de Lone Pine. Comme vous pouvez le voir, au sud de Lone Pine, les vents commencent à faiblir et cela, à son tour, adoucit pas mal la vague. La vague s'éteint juste au sud de Lone Pine, vers la zone d'Elanche, si quelqu'un connaît le coin. Donc une fois qu'on sera arrivés au point le plus au sud, la clé sera de revenir avant que la météo ne commence à bouger dans une minute et je vais vous montrer ce qui se passe ici. Supposons qu'on revient. On remonte vers le nord à 11h, 11h30. On a encore de bonnes conditions, donc on devrait pouvoir avoir une bonne vitesse au sol avec un flux de sud-ouest.
On va avoir une vitesse sol très élevée, une très bonne composante de vent arrière pour le retour. Donc, j'espère que ça nous ramènera assez vite. On est de retour dans la zone de Minden. Je suppose qu'à 12h, on sera dans la zone de Mammoth, qui se trouve à peu près juste ici. Les conditions sont toujours bonnes. Comme on peut le voir, les vents deviennent assez au sud ici. Et voici 12h30. Il est une heure. Vous voyez, tout s'effondre. Regardez ça. Minden est juste ici. Donc la vague s'arrête à Minden. Et en aval, il y a de la vague. Mais comme on peut le voir, si je vais sur la page Cumulus ici, qui est une nouvelle option, on peut voir ce qui se passe ici.
Voici la zone de Minden. On voit que la bande frontale commence à passer et que la pluie commence à traverser, à ramper sur la Sierra vers la Carson Valley, là où se trouve l'aéroport de Minden-Octahoe. C'est donc là qu'on essaie de revenir. Je pense que la partie difficile demain sera de déterminer quand cela va réellement se produire. Pour l'instant, ça indique environ 13h, la pluie traverse la zone de Minden. Comme vous pouvez le voir, elle continue de progresser vers le sud ou vers l'est, vers le sud-est. Minden sera complètement bloquée à 14h. Mais la pluie s'arrête ici. Donc, mon plan de secours est que si la pluie finit par arriver ou si nous ne sommes pas de retour à temps avant qu'elle n'atteigne la zone de Minden, il y a un aéroport alternatif ici appelé Yarrington.
C'est assez large pour que je puisse atterrir. On peut se poser sur cet aéroport et attendre que la pluie passe. Comme vous pouvez le voir ici, il est 17h5. La pluie traverse la zone de Minden. Tout s'ouvre à nouveau. Le temps est devenu post-frontal. Ce front froid qui se déplaçait très vite est passé. Et maintenant, la vague a complètement disparu, comme on peut le voir ici. Je vais revenir à la vitesse verticale pour 16 000 pieds. Vous voyez que la vague a pratiquement disparu. Ça montre des conditions très douces ici. C'est donc post-frontal. Mais si on regarde vers le sud, ça continue de s'intensifier ici parce que toute l'énergie de ce front froid se déplace vers le sud-est. Donc tous ces vents violents commencent à se déplacer vers le sud d'Owens Valley et vers la zone de Vegas.
Alors, si tout échoue, si on ne peut pas revenir à l'aéroport de Minden pour 13 heures au moment où la pluie passera, l'aéroport de secours sera Yarrington. On se posera là-bas. Et on restera juste sous l'aile, on laissera passer la pluie. Et ensuite, si ça s'éclaircit, on fera un auto-décollage avec le jet. Comme on a les lunettes de vision nocturne, on est ici à 18 heures. On peut encore décoller légalement de nuit. Et on aura assez de visibilité avec les lunettes de vision nocturne pour rentrer, remonter au moteur jusqu'à Minden, qui n'est probablement qu'à 30 miles de là. Donc, c'est normalement le plan. Mais on ne sait jamais avec ce genre de conditions dynamiques, vous voyez. Voilà donc le plan.
D'accord. On vient d'arriver au hangar. En fait, on est là depuis environ une heure, on installe tout. Je découvre le cockpit et le système d'oxygène. Je vais être assis sur le siège arrière. Et les prévisions ont l'air épiques. On a les lunettes de vision nocturne. Je suppose qu'on va sortir ce truc de ce magnifique hangar. Qu'est-ce que tu penses de la météo ? La journée sera courte, mais je pense que ça va être sympa.
Vous savez, on a un front qui va passer très, très rapidement devant nous. Donc je pense qu'il faut qu'on décolle le plus tôt possible, c'est serré parce que l'énergie pour la vague commence à peine à monter. Les vents sont déjà à 50 nœuds au-dessus des crêtes. On est prêts.
Mais on sera de retour au sol vers 13 heures parce que ça va devenir assez violent dans la vallée ici. Mais on a des plans de secours pour aller vers l'est si on ne peut pas revenir dans la vallée à cause de la pluie. On va donc essayer de faire un vol rapide et sympa. Et, vous savez, l'idée c'est que vous puissiez vous amuser aujourd'hui, vous voyez. Et vivre toute l'expérience de l'aile dans ce monde bizarre du vol de nuit avec l'aile en conditions de vagues de montagne. Mais c'est assez épique. C'est dingue. C'est vraiment fun. Vous allez adorer. Oui, je le suis. Le vaisseau est magnifique. Il a le moteur à réaction pour le décollage autonome. Et ensuite, on va le ranger et aller s'amuser un peu.
Bonjour. Salut, je m'appelle Gordon Betker. J'ai une lettre d'accord pour une tentative de record de distance en planeur. Et conformément à la lettre d'accord, je dois simplement vous appeler pour vous informer que je vais, je l'espère, discuter avec vous ici. Départ de Minden, Mike Echo Victor.
Et l'indicatif d'appel est November 189. Delta Tango.
Le départ se fera sur un plan de vol IFR déjà déposé. Il devrait donc être dans le système. Je décollerai du Mike Echo Victor de l'aéroport de Minden vers 11Z, aux alentours de cette heure-là.
Oui. Ouais. Ouais.
Eh bien, voyez, je suis un pilote d'aile. Ce que je fais, c'est utiliser les conditions météorologiques d'ondes de montagne pour rester en l'air. Je décolle de Minden, j'éteins le moteur, puis je monte dans l'onde de montagne et je demande généralement un bloc d'altitude, vous savez, par tranches de 4 000 pieds. L'objectif aujourd'hui est d'essayer de monter au nord-nord-ouest de Reno, à environ 50 miles dans la zone de Susanville, de faire demi-tour, puis delonger essentiellement le côté est de la Sierra vers le complexe 2508. J'ai une lettre d'accord avec le LOA. Et je vais aussi l'envoyer aux gens de Joshua pour une autorisation Sage II. Novembre
189 Delta Tango.
Ouais. Ouais.
Génial. Ouais. Donc tout dépend un peu de la météo, vous voyez, et on a des conditions d'ondes de montagne aujourd'hui. J'essaie donc de les utiliser pour établir le record de distance, quoi. Enfin bref, j'espère qu'on se parlera. C'est sur le 128.8, c'est bien ça ? Terminé.
OK. Je vais enfiler les combinaisons d'expédition et mettre les lunettes de vision nocturne. Je suis sur le siège arrière. Je regarde une tonne d'instruments que je ne comprends pas. J'ai un sacré bordel dans la tête. Et Gordon nous fait sortir du hangar. Tout est en train de se produire. Il est environ 2h15 du matin. Ils disent qu'on sera en l'air vers 3h. Hill 300.
L'aventure commence. Tout
c'est ça.
On est sur la piste sombre. Il est environ 3h15. Il vient de démarrer le moteur avec notre
avec nos lunettes de vision nocturne. Le ciel est incroyable. C'est tellement bizarre de regarder à travers ces trucs. On voit les nuages de rotors, les lumières de la ville et bien plus d'étoiles que ce qu'on verrait normalement à l'œil nu. Ça
C'est génial. Ouais.
Je vous le dis, quand vous vous préparez, vous vous demandez un peu : pourquoi je fais ça ? Écoutez celle-ci. On est, vous savez, au sommet de la montagne, on enfile tout ce matos et on part en parapente. On superpose des couches, et des couches, et des couches, et puis l'oxygène, la radio et, oh, j'ai oublié ça. Vous retirez le casque, et vous recommencez tout. Exactement. Il y a tellement de choses. C'est une quantité de travail de dingue. Je serai sur l'intercom ici. On va parler dessus dans un instant, d'accord ? OK. Vous devriez pouvoir m'entendre.
Volets réglés sur moins deux. C'est fait. Ceintures et casque mis. Les spoilers sont fermés. Vérification double. Ils sont fermés.
Commandes libres et dégagées. Toutes
C'est bon. Altimètre réglé sur 4720.
Interrupteur principal activé. Affichage moteur allumé. Vérifier les niveaux de carburant. C'est bon. Carburant plein. Le voyant de pression de carburant est allumé. Ça va s'éteindre. Allumer l'avionique. LNX. OK. Éteindre les enregistreurs de vol. Trim réglé. Voile sécurisée. On va faire ça. Ensuite, vanne d'arrêt du carburant. Disjoncteurs de la pompe. On va les mettre. Le voyant de pression est éteint. Et on va démarrer le moteur.
32. 2305 est allumé.
Le vent est calme.
Vous allez entendre ça pendant tout le vol. Ne vous en faites pas.
03 en. 0330. OK. Je commence à prendre de la buée.
D'accord. On y va. Les disjoncteurs de la pompe s'enclenchent.
La manette des gaz est au ralenti.
Le voyant de pression est éteint. C'est parti. Démarrage du moteur. Avec
avec les ondes de montagne, comme vous avez souvent des vents très forts, si vous voulez rester stationnaire au-dessus du sol, il suffit de pointer le nez face au vent et vous pouvez en fait... là, on a une vitesse au sol de 10 nœuds. Donc, si je ralentissais encore de 10 nœuds, on reculerait en fait. Je
Je pense que 50 nœuds, c'est un peu trop pour un parapente. Ouais.
Un peu.
13. 13.1. 13.2. On a environ 60 nœuds de vent. Je ne sais plus ce que je dis. C'est un peu fort. Mais... Ouais. Donc le vent est à 225 à 60 nœuds en ce moment. Plutôt subtilement à 60 nœuds. Et
c'est un peu plus fort. Ouais. Donc pour ça, aussi bas, tu voudrais probablement voir autour de 40 nœuds, environ. 60 nœuds.
C'est incroyable à quel point c'est fluide. Ouais. Ouais. L'onde de montagne est lisse comme du verre, tu sais, une fois qu'on a traversé le rotor. Alors là, tu as eu un petit avant-goût du rotor. Ce n'était pas, c'était plutôt, en fait assez léger. Waouh. Il y a quelques semaines, j'ai juste fait un virage en cygne autour du cockpit et on a failli se retourner. Purée. Le
La vitesse au sol est de 40 nœuds. Waouh. Ça ne semble pas marcher pour moi. Je suis
je vais être en train de fumer.
Ouais. Je
Je n'arrive pas à croire à quel point c'est fluide. Ça ne serait pas fluide. J'aime ça en parallèle. Ou
peut-être que si. Tu irais juste dans la mauvaise direction. Trop
tout au sud-ouest. Ouais,
C'est ça. Je n'arrive pas à prendre le bateau.
Je vois le soleil se lever. Il n'est que 4h20. Bien.
fille. C'est fini.
5 heures du matin. On est à des kilomètres au nord de Mendon. Il nous a gardés pile sur la ligne de vague, à 35
à 24 000. On arrive juste à la limite du front. On approche de Seasonville ici et le
des nuages sous nos pieds et on peut voir tous les harmoniques avec les ondes et les grands espaces entre eux, comme des rivières. Ouais. Et les nuages et les grands espaces qui s'étendent vers l'est. Je ne savais pas si ça allait aussi bien marcher ici, mais le ciel le montre. Et c'est le cas. Alors on va pousser vers le nord.
C'est noir. C'est la nuit. On va enlever les lunettes de vision nocturne. Mais quand on les a, on commence à voir le soleil se lever à notre est. On est près de
à ça. On lutte contre
un peu de vent de face.
On la vague. Seulement 4 000. On voit les premiers petits rouges se lever à l'est, dans le soleil. Ça arrive. Un ciel magnifique avec les lunettes de vision nocturne.
Ok. On vient de dépasser le lac Tahoe et on avançait bien en poussant pas mal de vent, on glissait super bien dans la vague, mais là on l'a perdue et on est descendus à 16,7. On se dirige vers l'ouest, un peu en aval, en faisant un angle par rapport au vent. Je pense qu'on va pouvoir remonter et continuer vers le sud. Je viens de voir le lever de soleil le plus spectaculaire. Ouais. Peut-être. Jamais vu. C'est magnifique. C'est vraiment, vraiment incroyable. J'ai les pieds comme des blocs de glace, mais sinon on est plutôt bien installés là-haut. On vient tous les deux de faire une grosse pipi dans un sac et on va voir ce qu'on
on voit. On est dans les airs depuis environ trois heures et demie.
D'accord.
Pour conclure, on a décollé juste après 3h30 du matin et on a volé un peu moins de sept heures et demie. Après quelques grandes boucles, de grosses boucles à fort G à la fin, il a mis les volets et a pointé l'avion droit vers le sol parce que la tempête arrivait assez vite. On savait qu'elle arriverait vers 13h, mais elle est finalement arrivée un peu plus tôt, vers midi pile. Gordon l'a donc posée tout doucement avec plus de 35 nœuds de vent. C'était assez mouvementé sur le retour à travers le rotor quand on est passés sous la vague. La vitesse de pointe était de 256 nœuds, soit juste en dessous des 300 miles par heure.
L'altitude maximale était juste en dessous de 24 500 pieds, ce qu'on a maintenu pendant un temps fou sur la dernière étape quand j'avais le manche, c'était plutôt sympa. La pente maximale de l'Averager était juste en dessous de neuf mètres par seconde. Et ouais, les vents au sommet de Slide Mountain ont dépassé les 85 miles par heure à un moment donné. C'était intense. C'est la montagne juste là, Mount Rose. C'est une station de ski. J'ai grandi en faisant de la course en ski sur cette montagne et c'était juste au nord de là où on a décollé. Ça vous donne une idée de ce que ces ailes peuvent supporter. C'est assez mouvementé, sauf quand on est dans la vague et que c'est bien fluide.
On était tous les deux complètement épuisés et on avait des nausées atroces quand mes pieds ont recommencé à fonctionner. Mais on était rentrés pour le déjeuner. On a fait une bonne sieste, puis un délicieux dîner. Le lendemain matin, on s'est levés tôt pour retourner à l'aéroport et rentrer à la maison. On dirait presque un rêve. Un rêve que j'adorerais revivre encore et encore. Le monde de l'aile est assez passionnant. Et un merci très spécial à Matthew Scudder chez Skysight. Skysight est un modèle incroyable qui s'améliore sans cesse. Il a été conçu spécifiquement pour le vol à voile, mais on l'utilise évidemment de plus en plus pour le deltaplane et le parapente partout dans le monde ces derniers temps. Mais ça coûte cher de maintenir ce serveur en marche. Et en général, Matt l'éteint le soir parce que les gens ne volent pas le soir.
Mais Gordon le fait, et ils le font en vague. Du coup, Gordon et Matthew sont devenus de très bons amis. Il m'a contacté avant ce vol en disant : « Hé, tu peux le laisser tourner toute la nuit ? » Matthew a répondu : « Bien sûr, évidemment. » Et on peut télécharger toutes ces données avant de monter dans l'avion. Et il est sans doute inutile de préciser que les modèles ont parfaitement réussi. Dès que vous vous demandez : « Est-ce qu'on devrait aller là-bas ? Est-ce qu'on devrait aller plus à l'ouest ou plus à l'est ? », il suffit de regarder Skysight. C'est juste là pour vous. Alors merci, Matt. Merci pour ton super modèle. Et j'espère que vous continuerez à l'utiliser de plus en plus. C'est un outil de prévision incroyable, vraiment incroyable. Un immense merci à Gordon et à sa merveilleuse femme, Melissa, pour leur hospitalité incroyable et pour s'être lancés dans ces vols de folie.
J'adore les gens comme ça, qui sont prêts à se lancer et à repousser les limites. Il est vraiment dans son propre monde quand il vole avec ces lunettes de vision nocturne. Et il rêve en grand. C'était super d'en faire partie. J'espère que vous avez aimé l'émission. Si
Si vous trouvez CloudBase Mayhem utile, vous pouvez nous soutenir de bien des façons. Vous pouvez nous donner une note sur iTunes ou Stitcher, ou peu importe la plateforme que vous utilisez pour vos podcasts. Ça aide énormément à faire connaître l'émission. Vous pouvez en parler sur votre propre blog ou le partager sur les réseaux sociaux. Vous pouvez en discuter avec vos amis pilotes en allant au décollage. Je sais que beaucoup de conversations intéressantes ont eu lieu de cette manière. Et, bien sûr, vous pouvez nous soutenir financièrement. Cette émission demande beaucoup de temps, beaucoup de montage, beaucoup de stockage, de musique et toutes sortes de coûts logistiques. Alors, si vous pouvez nous soutenir financièrement, tout ce que nous avons jamais demandé, c'est un dollar par émission. Vous pouvez le faire via un don unique sur PayPal, ou mettre en place un abonnement qui vous facturera chaque nouvelle émission. Nous publions un nouvel épisode toutes les deux semaines. Donc, par exemple, si vous donnez un dollar par émission toutes les deux semaines, cela revient à environ 25 dollars par an.
C'est donc bien moins cher qu'un abonnement à un magazine. Et ça rend tout cela possible. Je ne veux pas financer cette émission avec de la publicité ou des sponsors. On nous pose souvent la question. Mais pour une multitude de raisons, que j'ai déjà mentionnées à plusieurs reprises dans l'émission, je ne veux pas faire ça. Je n'aime pas avoir ce genre de trucs au début de l'épisode. Et je veux aussi que vous sachiez qu'il s'agit de conversations authentiques avec de vraies personnes. Ce ne sont que nos opinions, mais nos opinions ne sont pas biaisées par des sponsors ou des dollars publicitaires. Je pense que c'est un modèle économique assez toxique. J'espère donc que vous appréciez ça. Vous pouvez nous soutenir. Si vous allez sur cloudbasemayhem.com, vous trouverez les liens pour nous soutenir. Vous pouvez le faire via patreon.com/cloudbasemayhem. Si vous voulez un abonnement récurrent, vous pouvez aussi le faire directement sur le site web. On a essayé de rendre ça très simple. Et cela vous donnera accès à tout le contenu bonus.
Un petit podcast vidéo qu'on fait et des petits extra qu'on trouve dans les conversations et qui n'intègrent pas l'émission principale. Mais qu'on estime que vous devriez entendre. On ne met rien de tout ça derrière un paywall. Si vous ne pouvez pas nous soutenir, dites-le-moi simplement et je vous créerai un compte. Bien sûr, ce sera pour la vie. Et j'espère qu'un jour, vous serez en mesure de nous soutenir. Mais vous trouverez tout ça sur le site web. Tous ceux qui nous ont soutenus, ou même qui se sont inscrits à notre newsletter ou qui ont acheté du merchandising Cloud Based Mayhem, des t-shirts, des casquettes ou n'importe quoi, vous devriez être tous configurés. Vous devriez avoir un compte. Vous devriez pouvoir accéder à tout ce contenu bonus dès maintenant. Merci infiniment de nous avoir écoutés. J'apprécie vraiment votre soutien. Et on se voit au prochain épisode. Merci.