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212. The Most Important Flight - Marcus King

// Gavin McClurg, Marcus King · 2024-01-25 · 01:18:12 · original episode · pdf

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[show notes]
Marcus King vole pratiquement à plein temps depuis 1991. Il a passé de nombreuses années avec l'équipe initiale d'Ozone et fait partie de l'équipe de conception de Cross Country Magazine depuis une éternité. Tous ces tests de matériel et d'ailes que vous voyez dans le magazine (et une TONNE de photos !) sont le fruit du travail de Marcus. Dans cette discussion, Marcus partage son parcours en parapente, son travail dans l'industrie, l'essor des compétitions de classe sport, son implication dans le Red Bull X-Alps et sa passion pour le vol dans les Alpes françaises. Puis nous passons à une journée très malheureuse et totalement anodine en septembre, lorsque Marcus s'est violemment écrasé au sol. Marcus raconte son expérience de l'accident, l'opération de secours, les blessures qu'il a subies et, bien sûr, les réflexions a posteriori qui font toujours partie de l'analyse des erreurs commises. Le post #212 The Most Important Flight with Marcus King est apparu pour la première fois sur CLOUDBASE MAYHEM.

[transcript]

0:12Gavin McClurg

Transcription par CastingWords

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Transcription par CastingWords

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Transcription par CastingWords

5:01Marcus King

Transcription par CastingWords

5:30Marcus King

Transcription par CastingWords lors d'une excursion d'escalade à Chamonix, on était passés par Chamonix et j'avais vu ces ailes décoller de la Breville mais je n'en savais rien du tout et c'était probablement un an ou deux avant que je voie cette annonce et que je me dise pourquoi pas ? Tous mes potes étaient partis faire de l'escalade en Écosse mais je devais rester disponible pour la boîte pour laquelle je travaillais, donc c'était un peu un projet en suspens et puis j'ai vu cette annonce et je me suis dit : ouais, pourquoi pas tenter le coup ? Et j'ai eu vraiment de la chance, j'ai eu quatre jours de météo magnifique, ce qui est assez rare en Breville, ouais, c'est ça, et tu sais, j'ai pu voler d'ici la fin, donc et le truc a mordu presque tout de suite, quoi ?

6:12Gavin McClurg

Est-ce que cette instruction ressemblait à ça en 91 ? Voilà, ce truc part, ouais.

6:17Marcus King

Je pense qu'on était sur des Airwave Magics et d'autres trucs du genre, donc l'angle de glisse d'une brique.

6:28Marcus King

et on était juste sur des collines en pente, donc tu pouvais carrément courir en bas de la colline, tu pouvais décoller un peu et descendre en vacillant avant de se poser à nouveau. Je veux dire, il n'y avait pas de bâtiment d'école ou quoi que ce soit comme ça. L'instructeur, Dave Solem, mon instructeur, est arrivé dans son Land Rover, on est retournés au parking, on a monté la colline et c'était tout. J'ai passé la journée sur la colline.

6:50Gavin McClurg

tu as fait ça ? Tu avais déjà un peu d'expérience ou tu as commencé directement avec PG ?

6:55Marcus King

on a commencé direct

6:59Marcus King

On vient de l'argile, j'ai fait un peu d'escalade, j'ai fait mes études dans le nord du Pays de Galles, qui est un peu le berceau, on est un peu le berceau de l'escalade à l'époque. On a en fait rencontré Bob Jew, on...

7:15Marcus King

On a on a on a on a on a on a on a on a

7:21Gavin McClurg

On on on on on on

7:25Gavin McClurg

On on on on

7:28Gavin McClurg

On était des pilotes, Roy Haggard, Tom Pagini, John Heine et ces gars-là. Et je vais bientôt aller en Californie pour leur parler. Mais ce documentaire sur les débuts du deltaplane est incroyable. Et les images qu'ils ont de ce dont tu parles, mais c'était au début des années 70, tu sais, quand ils se lançaient avec ces engins de dingue et, enfin, ils volaient 10 ou 15 secondes et étaient juste monumentalement excités, ils ne pouvaient pas attendre le suivant. C'est assez remarquable.

8:05Marcus King

Ouais. Je veux dire, quand j'ai commencé le parapente, j'ai passé mon brevet en Grande-Bretagne, je suis allé au club local, qui était le Haven hang gliding, parapente Haven hang gliding club, comme ça s'appelait à l'époque, je suppose. Et quand je suis arrivé, il y avait deux parapentes, trois parapentes. Et une salle remplie de pilotes de deltaplane. Donc le deltaplane était, tu sais, ce que tout le monde faisait à cette époque.

8:31Gavin McClurg

C'est ça. C'est ça. Bien sûr.

8:34Gavin McClurg

On avance un peu. Et ensuite où...

8:37Marcus King

comment ça s'est passé ?

8:39Marcus King

Je les ai rencontrés en participant aux championnats britanniques et à d'autres compétitions. J'ai rencontré Mike Kavanagh quand ils ont créé Ozone. Je lui ai parlé d'un poste là-bas. Et au début des années 2000, j'ai fini par déménager en France avec lui. Enfin, pas avec lui, mais chez Ozone. Pour venir travailler pour Ozone en tant que responsable marketing, m'occuper du site web, des publicités, des manuels. Mais à l'époque, on n'était que cinq, cinq ou six personnes. On était dans un tout petit bureau et toutes les ailes arrivaient au bureau pour être ensuite distribuées. Donc ce n'était pas juste faire mon travail. C'était aussi emballer des cartons.

9:24Marcus King

Je partais sur le site avec David et Robbie, qui étaient les pilotes d'essai à l'époque, pour aider à tester un peu les plus grandes tailles. Donc, c'était un peu, on faisait un peu de tout. C'était vraiment une ambiance familiale très sympa. J'avais vraiment l'impression que l'entreprise était une famille et on travaillait tous ensemble et on s'amusait tous ensemble.

9:47Marcus King

C'est ce qui m'a amené en France. Et ensuite.

9:52Marcus King

J'avais fait.

9:54Marcus King

Quand j'étais en Grande-Bretagne avant ça, quand je faisais partie de la scène club, je m'occupais de la newsletter du club. Et quand je suis allé en France et que j'ai rencontré Bob Dury, qui est devenu ensuite le rédacteur de Cross Country, il m'a demandé de le rejoindre pour aider avec Cross Country. Du coup, j'ai fini par quitter Ozone pour rejoindre Cross Country et m'occuper de la conception et de la mise en page du magazine. Mais vous avez pu rester dans

10:24Gavin McClurg

la France pour faire ça.

10:25Marcus King

Ouais. Ouais. Donc Bob et moi, on habite dans le même village. On est tous les deux dans un village juste derrière Gordon, qui est un site de vol assez connu. C'est là que l'équipe de test d'Ozone fait des tests tout le temps et BGD est dans la même zone. Et je pense que SUP Air est aussi ici. Ça fait partie de l'équipe de test de SUP Air qui est ici. OK. Donc c'est une zone de vol bien connue.

10:49Gavin McClurg

Ouais. Je veux dire, il vole presque tous les jours. Et toi ? Tu...

10:54Marcus King

on peut le faire. Ouais. Ouais. C'est un peu plus, un peu plus difficile ces dernières années avec le changement climatique, ça modifie un peu les vents. Hmm. Carrément. Quand on s'est installés ici au début, on s'attendait à 300 jours par an. Oh, incroyable. D'après Bruce.

11:09Gavin McClurg

Ouais. Et toi, à l'époque, est-ce que tu testais aussi des ailes ou est-ce que tu étais plutôt marketing ? Parce que je sais que maintenant, tu fais beaucoup de tests sur des ailes.

11:19Marcus King

Pour Ozone, j'étais plus dans le marketing. Bon, on m'a demandé de tester, mais pas d'un point de vue sécurité. Donc je n'ai pas fait la ligne de test EN, mais j'ai testé les plus grandes tailles pour voir ce qu'elles donnaient. Voir si elles étaient en phase avec ce que les gars disaient pour les petites tailles. On s'est un peu impliqués là-dedans, mais pas du vrai test en vol, pas comme la ligne de test que font Russ et... Ouais. Honor et moi maintenant, qui est... Ouais. Les tests de sécurité et les... Quoi ?

11:52Gavin McClurg

Bien sûr. Bien sûr. Bien sûr. Et quel était, quel était ton propre parcours ou cheminement ? Euh, je pensais à Jim Mallinson quand je dis cheminement, il a dit que c'est l'un de ses mots préférés. Euh, mais quel était ton... je crois que tu as fait des World Cups pendant un certain temps. Euh, tu sais, où ta passion t'a-t-elle menée concernant l'aspect vol ? On dirait que c'est surtout le marketing pour ce qui est du travail, mais, euh, ouais, je sais que tu es un pilote très passionné. Tu passes beaucoup de temps dans les airs.

12:21Marcus King

Ouais. Alors, quand j'ai commencé à voler, il n'y avait pas encore si beaucoup de monde. Je me souviens de ma première année, j'ai fait environ 11 kilomètres sur un vol, je crois, et j'étais dans le top 10 du championnat britannique. J'étais dans le top 10. Donc, c'était très facile de se retrouver assez haut dans le classement. J'ai fini par faire les nationaux, les nationaux britanniques. Et puis, à partir de là, j'ai fait la Coupe du monde, pas avec un succès énorme. Hmm. Je me suis retrouvé face à un bassin plus large de très bons pilotes venus d'Europe et j'ai réalisé que je n'avais pas forcément le niveau technique requis, mais c'était amusant. C'était un processus d'apprentissage.

13:07Marcus King

Alors, ouais, j'ai continué à faire des compétitions au niveau national, je suppose. Je n'ai jamais eu un succès incroyable. Je ne pense pas être un pilote brillant. J'ai aimé ça et ça m'a énormément appris. C'était donc un super processus d'apprentissage pour le vol cross country. Ouais. Je pense que c'est surtout une passion. J'aime voler, voler à travers les montagnes. Alors ici, on a de la chance. On a de superbes itinéraires juste derrière chez nous. Ouais. On peut sortir par la porte arrière, décoller et aller vers le nord. Et ça vous mène vers de très belles montagnes.

13:42Gavin McClurg

Ouais. Les Maritimes sont l'un de mes endroits préférés sur Terre. C'est juste que, tu sais, je n'y suis resté que pour l'entraînement ou pour les courses, mais je dis toujours que je devrais y passer plus de temps. Elles sont juste magnifiques. Tu sais, c'est incroyable pour le bivouac. J'ai fait l'un de mes voyages préférés durant toutes ces années d'entraînement. Je crois que c'était pour la première en 2015, j'ai commencé à Chamonix au Brévent, j'ai grimpé jusqu'au Brévent avec mon kit de bivouac et j'ai juste volé vers les Maritimes jusqu'à, je ne sais pas, 30 ou 40 kilomètres du sommet, et tu sais, c'est juste incroyable. Tu es juste à la frontière entre la France et l'Italie.

14:29Gavin McClurg

Et pourtant, on a l'impression d'être tout seul. C'est une région assez incroyable.

14:34Marcus King

Je veux dire, il y a beaucoup de

14:36Gavin McClurg

de terrain, énormément de terrain, de très grands espaces où les gens ne sont jamais allés. On ne s'en rend pas compte. C'est impressionnant.

14:43Marcus King

Ouais. Parce que c'est la chaîne principale qui mène à la mer. Alors, ouais. Et Tim Pantry a fait de super vidéos, il met en avant certaines possibilités, et le fait de voler à travers les pics aériens et tout ça. Et je me rappelle quand j'ai fait beaucoup de cross country avec Bob Drury pour la première fois, on a fait quelques vols à travers les pics aériens au début, probablement au début des années 2000. Et je pense qu'on était parmi les premiers à les survoler. Et je me rappelle Bob dire que c'était, c'était l'un des terrains les plus intenses qu'il ait... Et il a volé dans l'Himalaya et ailleurs. Donc ça

15:23Gavin McClurg

c'est vraiment ça. Euh, aidez-moi là-dessus. Euh, Ebron, le fort au-dessus du lac Ebron, euh,

15:33Gavin McClurg

un site de vol vraiment célèbre près du château là-haut, le château. Ouais. C'était l'un de mes premiers... je faisais ces voyages. J'en ai fait quelques-uns avec Toby Cologne de chez Passion Paragliding, où il commençait à Annecy et finissait à Nice, ou commençait à Nice et finissait à Annecy. C'était un peu une version en van de la partie Maritime de l'X-Alps, mais on créait juste une manche en fonction de la journée et on allait aussi loin que possible. Ensuite, on y restait et on repartait de là le lendemain. C'était vraiment sympa. C'était une façon cool de découvrir cette partie du monde. Et, un jour, on a commencé à Saint-Vincent et on a volé jusqu'à Saint-André, et ça ne fait que, quoi

16:12Marcus King

c'est quoi ? Un

16:12Gavin McClurg

cent mille. Je pense que c'est

16:13Marcus King

50 km jusqu'à San Andre. C'est seulement 50 km ? Ouais. C'est plutôt long. Je me souviens, tu nous as bernés. C'est au nord de San Vincent, au sommet des crêtes de Dormeuse, et il y a un grand fort tout en haut de la crête. Ouais. Et c'est l'un de nos points de virage qu'on utilise normalement si on fait des triangles à partir d'ici.

16:31Gavin McClurg

Ok. Ouais. Je me rappelle que c'était vraiment génial. Je veux dire, une partie du terrain entre là-bas, c'est juste de la roche grise et pointue et, tu sais, c'est vraiment un peu comme mon jardin, tu vois, c'est juste, wow, je suis où ? Tu sais, on ne dirait pas la France. C'est vraiment, vraiment magnifique.

16:50Marcus King

C'est vraiment magnifique. C'est vraiment magnifique. Des endroits avec de grosses roches.

16:54Gavin McClurg

Et les Britanniques, vous avez souvent l'un de vos événements nationaux là-bas à San Andre, non ? Je me souviens que Russ Ogden a dit que ses deux endroits préférés pour faire une compétition étaient Chelan ici dans Washington et San Andre. Et San Andre est un endroit assez remarquable pour voler des triangles.

17:15Marcus King

Ouais. Il y a énormément d'opportunités maintenant. Et je pense que le super truc avec San Andre, c'est qu'avant, les gens se contentaient de monter la crête de Dormews jusqu'à San Vincent pour revenir. Mais maintenant, les gens s'envolent vers les plaines et font de gros triangles par là, vers Cistern, puis reviennent vers le sommet de la Dormews. Je veux dire, Luke, Honorin et d'autres ont fait de gros vols depuis le Col de Blen en direction de Cistern et jusqu'à presque la grande vallée du Rhône.

17:46Gavin McClurg

Ouais. Et

17:47Marcus King

puis on revient en arrière et on descend pour créer 300 000 triangles. C'est très impressionnant. Ouais. Celui-là,

17:53Gavin McClurg

ce que Baptiste a fait l'année dernière, c'était ça, 350 ou quelque chose comme ça. C'est juste,

17:57Marcus King

.

17:59Marcus King

Même pour un pilote normal. Ouais. Il y a l'opportunité de faire 200 000 triangles autour. Ouais, bien sûr. Parce qu'on raccourcit juste certaines de ces jambes et on utilise toujours les principaux furraferes, mais on peut. C'est ça. Pour revenir et

18:14Gavin McClurg

trucs. Un endroit magnifique pour voler. On ne l'a pas traversé. On

18:17Marcus King

n'avons pas encore réussi à percer

18:17Gavin McClurg

ce code ici pour l'instant. On ne... le train ne correspond pas tout à fait pour nous de cette manière. On monte terriblement vite. On monte très haut, mais on n'a tout simplement pas encore trouvé comment le faire. On sait que c'est là, mais on n'a pas encore trouvé comment s'y prendre. Vous savez, vous avez ces départs précoces où vous pouvez voler à 50, 60 000 pieds sans faire de virage, même à 8 300, vous savez, vous posez juste le bout de votre aile sur le terrain et vous continuez. C'est assez spécial.

18:43Gavin McClurg

D'accord. On passe au magazine. Ouais. Et vous, vous savez, vous êtes le gars qui fait beaucoup de rapports et de tests d'aile. J'imagine que c'est délicat du point de vue du magazine. Vous voulez être honnête, mais vous ne voulez pas non plus, vous savez, potentiellement ruiner une relation avec un fabricant. Comment ça se passe en coulisses ? Je pense que beaucoup de gens sont curieux de savoir. Vous voulez publier un rapport qui soit précis, mais vous savez que les tests de matériel peuvent souvent être influencés. Comment ça marche ?

19:23Marcus King

Ouais. Je pense qu'on doit être très prudents sur ce qu'on dit des ailes. Je ne pense pas qu'on puisse être trop négatif parce qu'évidemment, les fabricants ne le prendront pas bien. Ce n'est pas seulement parce qu'ils nous paient, ils nous versent de l'argent pour nos efforts, mais on essaie d'être totalement honnêtes dans les tests.

19:46Marcus King

On en prend bien plus en compte !!!!

20:16Marcus King

!!! Pour les ailes de classe inférieure, vous n'avez pas cette information parce que tout est subjectif.

20:23Marcus King

À moins que vous ne voliez avec exactement la même sellette et même les mêmes vêtements, vous ne pouvez pas comparer les performances. Si vous parlez aux gars d'Ozone, ils passent beaucoup de temps à essayer de comparer deux ailes ensemble en plané, et c'est vraiment difficile. Ouais. Ouais, c'était intéressant. Les pilotes et la sellette, même les vêtements, même si vous avez une barbe, peuvent affecter le plané.

20:47Gavin McClurg

Ouais, c'est dingue. Juste en bas au Menarca en Valle, il y avait pas mal de pilotes qui volaient la GR-5, la version gen de la Submarine. C'est tellement intéressant parce qu'aucun d'entre nous ne sait vraiment à quel point elle est performante. Je volais la Drifter II, et je pense que j'étais le seul sur cette sellette. On s'est tous dit, ouais, mais on ne le saura pas avant un an, vraiment. Il faut mettre beaucoup de monde dessus, la faire voler partout et voir, tu sais, est-ce qu'elle a un avantage sur la Sub ? Est-ce que c'est un inconvénient ? Est-ce qu'on peut même le dire ? Tu peux faire tous les tests en soufflerie et tout le reste pour obtenir les chiffres, mais comme tu l'as dit, c'est assez difficile, non ? Vu d'où tu es, ça doit être presque impossible.

21:34Gavin McClurg

C'est aussi

21:34Marcus King

à quel point cette performance est exploitable, n'est-ce pas ? C'est ça. Pour une aile, certainement. Évidemment, la sellette est légèrement différente.

21:43Marcus King

Et je pense que, oui. Encore une fois, le temps finit par vous donner cette information si c'est utilisé souvent en compétition. Donc je suppose qu'avec les compétitions de classe sport, on va obtenir cette information pour ce niveau d'aile aussi. Bien sûr. Alors qu'avant, on ne l'avait vraiment que pour les ailes de haut de gamme. Maintenant, on voit la véritable performance des ailes.

22:03Gavin McClurg

Le truc de la catégorie sport, je voulais faire un épisode spécifiquement dessus. C'est vraiment passionnant, non ? Je veux dire, l'une des choses que j'adore dans des sports comme le baseball, le basket ou le football, c'est qu'il n'y a pas vraiment d'équipement. Ça ne compte pas. Enfin, sauf pour les chaussures, d'accord. Je veux dire, peut-être qu'une paire d'Air Jordans est un peu mieux, mais tout repose vraiment sur l'athlète. Et ça a toujours été difficile quand on arrive dans des sports comme le ski ou le parapente, où l'équipement est un enjeu majeur. Vous savez, Michaela Schifrin, elle expédie un conteneur de skis partout où elle va, et elle a un préparateur rien que pour elle.

22:48Gavin McClurg

Il ne s'occupe que de ses skis. Et donc, vous savez, c'est un avantage commercialisable. Quand on dépend de l'équipement, et que notre sport repose vraiment sur l'équipement. Alors, vous savez, j'ai souvent pensé : ne serait-ce pas génial si on volait tous exactement la même chose ? Et là, on pourrait vraiment voir qui est le meilleur pilote, vous savez, on verrait qui est honoré et gagnerait quand même. Mais, mais probablement exactement, mais la classe sport est vraiment cool parce qu'elle permet une compétition qui n'est pas à l'extrémité la plus féroce du spectre, où on ne dépend pas totalement du matériel. C'est passionnant. Je suis vraiment content que cela se produise. C'est un

23:33Marcus King

une nouvelle façon très excitante pour les compétitions. Et j'ai fait quelques compétitions cette année, l'année dernière, pardon. Et c'était vraiment sympa d'y être. Ouais. Ouais. Ça m'a vraiment redonné envie de faire du vol en compétition parce que je n'avais pas besoin d'être sur la machine ultra performante, je pouvais être sur une machine relativement sûre, oui.

23:53Gavin McClurg

je sens

23:54Marcus King

on est à l'aise dessus et ils sont performants

23:56Gavin McClurg

On était juste là-bas, il y avait pas mal de monde sur l'Arctic et le Photon, et tu sais, les nouvelles deux lignes ENC. On ne les voit jamais prendre un coup, elles sont incroyablement robustes en l'air, mais elles gardent cette sensation de deux lignes qu'on adore tous ceux qui pilotent des deux lignes. Et le pilotage de deux lignes, qui est une grosse différence, ouais, c'est une grosse différence, on peut le sentir et on peut les pousser, c'est plutôt sympa.

24:32Marcus King

J'ai surtout piloté le Photon l'année dernière et j'ai vraiment aimé le piloter, notamment en Italie à Jambona. On peut faire de longues planées et on peut utiliser les élévateurs arrière tout le temps pour contrôler l'aile, et on se sent en sécurité parce qu'on a ce contrôle. Ouais, tu as ce niveau de contrôle supplémentaire que tu n'avais pas avant sur les deux-lignes. Alors ouais.

24:57Gavin McClurg

Je veux dire, je me souviens, ça remonte à longtemps mais, vous savez, quand je pilotais l'Arctic Two, vous savez, en XC à l'époque, c'était juste une voile, vous savez. À un moment donné, vous allez prendre un énorme coup, vous allez prendre une énorme frontale et vous n'aviez rien pour vous dire que ça allait arriver. Et vous savez, de nos jours, on ne voit plus ça arriver, ils sont très... c'est une évolution passionnante, j'en suis sûr, la technologie est...

25:23Marcus King

c'est mieux et oui, on le ressent mieux, donc vous y réagissez beaucoup plus, oui.

25:28Gavin McClurg

on peut le sentir, on peut sentir ce qui se passe avec l'air, ce qui est super. Je veux dire, c'est pour ça que les deux lignes sont si excitantes et que j'

25:36Marcus King

Je pense que l'autre chose avec les compétitions de classe sportives, c'est qu'on s'y sent très soutenu. Tout le monde est là pour s'aider à en tirer le meilleur, même si les gens poussent pour gagner, mais ils sont prêts à partager des infos tout le temps, ouais, et

25:51Gavin McClurg

C'est spécial, je l'ai trouvé...

25:53Marcus King

un environnement vraiment solidaire, un système de mentorat intégré dans un

25:56Gavin McClurg

C'est ça, oui, c'est génial.

25:59Marcus King

les gens s'épanouissent dans cet environnement, ouais

26:04Gavin McClurg

Ouais, une des choses que j'ai vraiment remarquées dans notre scène de compétition aux États-Unis ces derniers temps, c'est que les gens montent dans les échelons et deviennent des pilotes de compétition très accomplis bien plus vite qu'avant. Tu sais, avant, il fallait dix ans avant de piloter une aile End ou une aile CCC, ou une aile de compétition à l'époque, et ça prenait plus de temps pour y arriver, plus de temps pour apprendre à le faire. Et je pense que c'est l'une des choses qui m'intéresse vraiment : comment performer avec les meilleurs au monde. Et avec les ailes de nos jours, et comme tu l'as dit, avec le mentorat, tu sais, Nate a fait un commentaire, Nate Scales, mon voisin, qui est dans le milieu depuis aussi longtemps que toi.

26:54Gavin McClurg

Et il a dit qu'il était descendu à Valle et qu'il était bluffé par la scène actuelle parce qu'avant, c'était hyper compétitif. Tu sais, ils se lançaient des bouteilles de bière par la fenêtre sur la tête. Et si tu étais sur un Firebird, ou s'il y avait cette équipe contre l'autre, c'était vraiment compétitif, et c'est évidemment encore le cas à la Coupe du monde, les gens veulent gagner, mais il y a énormément de mentorat. Il y a beaucoup de gens qui s'entraident vraiment et c'est bon à voir. Ouais, comme tu l'as dit,

27:30Marcus King

les pilotes progressent très rapidement maintenant. Très rapidement. C'est presque effrayant. C'est juste, wow. Mais c'est... Mais devenir de bons pilotes aussi. Exactement. Ouais. Ce n'est pas un raccourci.

27:43Gavin McClurg

Je suis sûr qu'une grande partie de cela vient aussi de la confiance envers l'aile. Vous savez, vous avez cette machine qui est très différente de ce avec quoi vous étiez habitués, où, vous savez, tout l'objectif était de garder le truc ouvert. Maintenant, on n'a presque plus à s'en soucier. Pas vraiment. On peut appuyer. C'est

28:00Marcus King

Comme je l'ai dit, avec les avis, il n'y a plus vraiment de mauvaises ailes. Il n'y en a pas, c'est juste que les ailes ont des styles différents. Elles ont des sensations différentes. Et pour moi, l'avis sert à essayer d'exprimer ça pour que les gens puissent choisir les ailes qui correspondent à leur style de pilotage. Les gens, vous savez, ils ont leurs préférences. Ouais.

28:20Gavin McClurg

Et avant d'aborder ton accident — et je veux consacrer la majeure partie de l'émission à ça, parce que tu as eu des mois assez mouvementés, bien sûr. Et heureusement, je pense qu'on se dirige vers une fin heureuse, à moitié, ce qui est super. Mais avant d'en arriver là, tu as dû participer à plusieurs éditions des X-Ops. C'est un peu comme une promenade dans le passé. J'étais avec des athlètes, mais toi, Add et Hugh avez été très impliqués avec les Red Bull X-Ops au fil des années. Et je me suis dit que ce serait vraiment sympa de marquer une pause ici un instant pour avoir ton avis. Ça pourrait être une histoire en particulier, tu sais, un souvenir de dingue que tu as.

29:07Gavin McClurg

Je ne sais pas si vous en avez entendu parler, mais on est encore loin de 2025, mais c'est un sujet que tout le monde sait que j'adore, tous ceux qui écoutent l'émission, mais ce serait intéressant d'avoir votre point de vue de l'autre côté. Parce que c'était assez différent pour moi, évidemment cette fois-ci en étant de votre côté de la barrière, en le voyant du côté du journalisme. Et c'était assez dingue de regarder ces mecs et ces filles. Incroyable.

29:33Marcus King

Et c'est chaque année, à chaque fois qu'on les voit, ils deviennent de plus en plus rapides et on se dit : « Oh, ils ne vont peut-être pas y arriver cette année », mais ils y arrivent.

29:41Gavin McClurg

Ouais. C'est ça.

29:43Marcus King

Ouais. Et c'est intéressant de voir comment ça a changé. Je me rappelle, ça devait être, ouais, la première fois et Dav DeGaulle était dedans et on était, on était au bureau d'Ozan pour essayer de soutenir lui et Nicky, sa partenaire à l'époque qui, tu sais, le soutenait. Et on était juste genre, aucune des technologies n'était vraiment là. On n'avait pas toutes les prévisions météo. Ils le savent. Et c'était juste une question d'appeler, tu sais, les contacts de la boîte. Qui est le distributeur dans cette zone ? Appelez-les, obtenez les informations. Mais je me rappelle Nicky dire : « Je ne sais pas où est Dav. Il est passé de l'autre côté de cette colline et je n'ai aucune idée d'où il est passé maintenant » parce qu'il n'y avait quasiment aucun tracking.

30:29Marcus King

C'était vraiment difficile et la technologie n'était pas là, mais maintenant on peut les suivre. On peut les regarder en 3D. Ouais. Sur votre écran. Et c'est, ça a vraiment changé et on a beaucoup plus accès à ce qui se passe en tant que spectateurs, parce que chaque équipe a maintenant ses propres responsables média. Ouais. Alors ils sont occupés à tout enregistrer, à le mettre sur leurs propres réseaux sociaux et c'est tellement plus ouvert. Et les gens disent, j'entends beaucoup de gens dire, oh, c'est de plus en plus dangereux. Ça devient de plus en plus dangereux. C'est... Mais je pense qu'en réalité, ce qui se passe maintenant, c'est que beaucoup de gens en voient plus. Si vous, je veux dire, je me souviens avoir entendu les histoires de Dav à l'époque et c'était tout aussi dingue.

31:14Marcus King

Ouais. Ouais. Voler à travers des tempêtes, les éviter, se faire secouer. Je veux dire, il m'a parlé de s'être fait secouer en descendant dans la vallée et son parachute de secours s'est déclenché. Il a peut-être saisi, l'a mis dans sa poche et a continué à voler. Évidemment, comme on le fait. Mais personne ne le savait vraiment à l'époque, alors qu'aujourd'hui, ça serait partout sur les réseaux sociaux. C'est ça. Donc je pense que quand les gens disent que la course devient de plus en plus risquée, ce n'est pas le cas, c'est la même course. C'est juste qu'on peut beaucoup mieux la voir maintenant.

31:44Gavin McClurg

Wow. C'est intéressant, ouais. Et c'est intéressant. J'en suis sûr. On peut voir

31:47Marcus King

chaque instant.

31:49Gavin McClurg

Ouais. C'est, c'est... Surtout

31:51Marcus King

maintenant, tu étais là, tu volais juste à côté, et ça ajoute une autre dimension.

31:56Gavin McClurg

Ouais. Et j'ai, tu sais, j'ai vraiment amélioré mon matos depuis, tu sais, cette fois je suis arrivé et ils m'ont dit : « prends ça », et ce n'était pas que c'était mauvais. C'était juste pas tout à fait ça. Et ça, ça rendait le décollage vraiment difficile. Et, tu sais, j'ai eu mes petites aventures X-Alps à cause du, à cause du matériel de tournage. Du coup, j'ai maintenant du super matos et on avait, tu sais, on avait cette plateforme en direct que Red Bull a donnée à Zoom, je crois 48 heures avant le prologue. Donc, je veux dire, on n'a vraiment pas compris comment ça marchait avant la fin de la course. Tu sais, on a un peu compris quand j'étais en train de régler le truc au-dessus de Neith Ellie, au-dessus d'Ellie, tu sais, en spirale, pour aller vers le radeau. Ouais. Je veux dire, c'était... Enfin, ça a fini par marcher, tu sais, littéralement à la fin de la course. Donc je pense que ça va être vraiment passionnant.

32:41Gavin McClurg

On pourra peut-être utiliser Starlink la prochaine fois. Et je pense que ça va ouvrir... les possibilités. Des possibilités de plus en plus grandes,

32:49Marcus King

n'est-ce pas ?

32:50Gavin McClurg

Oui, exactement. Tu sais, il y a tellement d'histoires cachées dans cette course qui ne sortent jamais. Il y a des choses qui arrivent à chaque équipe, à chaque course, qui sont, tu sais, qui sont, elles sont un livre en soi. J'en suis sûr. Ouais. Tout le monde a ses petites histoires. C'est quoi

33:10Marcus King

le, c'est quoi le,

33:10Gavin McClurg

quand vous pensez aux opérations X, c'est quoi, c'est quoi le truc le plus dingue que vous ayez vu personnellement ou l'histoire que vous ayez entendue, vous savez, sur toutes ces années ? C'est une question difficile. Je vous mets sur le carreau là, mais est-ce qu'il y en a qui... Je me souviens d'un de mes souvenirs les plus marquants et un peu décalés, c'est après la course de 2015, vous savez, on est arrivés à Monaco cette année-là, c'est la seule fois où j'y suis allé. Et, ouais. J'avais, vous savez, j'avais réservé le van pour le mauvais retour. Je n'ai même pas pu aller à la fête. On a roulé tout le trajet et j'ai conduit toute la nuit après être arrivés à Monaco et on était juste complètement ivres et épuisés. On est arrivés au bureau de Zoom et Fuschel et Ed étaient là, et, vous savez, le grand ad.

33:55Gavin McClurg

Et il m'a lancé ce regard, puis il m'a pris dans ses bras. C'était juste un « je suis content que tu sois en vie ». Vous savez, 2015 a été une année vraiment venteuse. Il y a eu beaucoup d'accidents cette année-là et beaucoup de retraits, mais, vous savez, il savait, il savait ce que j'avais traversé et il m'a lancé ce regard qui disait juste : « oh, chéris ça pour toujours ». Mais c'était un vrai regard d'inquiétude. Et moi, je le lis souvent chez vous, parce que quand vous êtes sur le terrain, que vous entendez les histoires, que vous en faites le compte rendu et que vous voyez la météo, c'est un peu flippant. On...

34:30Marcus King

on apprend à connaître tous les athlètes là-bas. Ouais. Ouais. Ouais. Ce qui est génial dans notre sport, c'est qu'on peut parler à n'importe qui. Ouais. Et tout le monde est abordable, ils deviennent comme des amis en cinq minutes parce qu'on partage tous cette chose en commun. Alors, quand on se promène au début et qu'on parle aux gens, on devient leurs amis sur place. On a un intérêt direct pour eux et on s'inquiète pour eux quand on regarde le show. Quelle est la course en cours ? On suit ça depuis nos bureaux. On s'inquiète pour ces gens parce que ce sont nos amis. Ouais. Ouais. C'est... Ouais. Et je pense que c'est quelque chose de vraiment spécial dans notre sport, c'est qu'on peut se mélanger avec les meilleurs.

35:20Marcus King

C'est comme si tu pouvais aller voir des gens de la NBA ou du football, des joueurs de Premier League, et juste aller leur parler.

35:29Gavin McClurg

C'est ça. Ouais. Tu veux parler à Chrigel ? Va lui parler. Ouais. Il sera ravi de te parler. Tout le monde,

35:33Marcus King

chaque dirigeant, tout le monde dans les X-Alps a toujours du temps. Je sais qu'ils doivent venir nous parler parce que nous sommes le magazine, mais j'ai généralement l'impression qu'ils ont tous du temps.

35:46Gavin McClurg

Ouais. Ouais. C'est spécial. C'est vraiment cool. Et c'est

35:48Marcus King

il y a aussi quelque chose de spécial dans notre sport. Peut-être qu'en entrant sur le terrain, Gordon est là. Il vous parlera.

35:54Gavin McClurg

Ouais. Ouais. Ouais. C'est vraiment spécial. Allez, mon pote. Alors, qu'est-ce qui s'est passé ? Quoi, euh... Euh,

36:02Gavin McClurg

ce jour maudit.

36:05Marcus King

Alors je pense que c'est une histoire de complaisance. Je pense que c'est genre la fin. C'était la fin de la saison. Ouais. Une saison avec beaucoup de vols. C'était du bon vol et je m'amusais bien. Et c'était juste une matinée de plus à faire de la marche et vol. J'en avais fait beaucoup sur notre col local et rien de spécial. Juste une journée normale. Je suis monté, les conditions étaient super tôt le matin. Donc rien de particulier. J'ai décollé, j'ai tourné un peu, en utilisant un peu de portance, j'ai suivi la colline un peu le long de la crête et puis je suis revenu, j'ai décidé d'essayer de monter dans les falaises.

36:51Marcus King

Et, je pense que ça m'a pris un certain temps pour comprendre ce qui s'est passé, probablement. Et c'est... ouais, c'est un peu de la conjecture parce que je n'ai pas vraiment un souvenir complet de ce qui s'est passé. On a tous eu un trou de mémoire sur le moment. Ce sont des bribes. Je peux me souvenir de bribes, mais c'est tout. C'est intéressant. Et je me souviens avoir travaillé un peu de portance dans ce coin de la falaise. Et je l'ai suivie vers le bord de la falaise, sur la pente derrière.

37:27Marcus King

Et j'ai tourné pour essayer de la garder. On ne l'a pas gardée bien longtemps. Cette petite bulle de portance et je pense que j'ai surtout fait piquer l'aile à ce moment-là et, avec le recul, je pense que j'avais piloté une grosse deux lignes ENC normale plus tôt dans la semaine, qui a une course de freins assez longue, j'étais habitué à ça. J'avais souvent piloté des ailes avec une course de freins assez longue et j'avais pas mal piloté la petite aile de montagne.

37:57Marcus King

et ses freins sont très courts, donc je pense que j'ai voulu tourner serré et que j'ai juste trop forcé. Ce n'est pas un problème en soi, je reconnais le problème, comme vous savez, on a fait tourner beaucoup d'ailes en test et tout, et c'est quelque chose que je fais toujours avec les ailes quand je les reçois pour la première fois, c'est vous savez, chercher le décrochage et juste aller jusqu'au point de décrochage et faire un virage à 180 degrés et en sortir. Et je pense, vous savez, j'ai fait beaucoup de choses par le passé, et je pense que j'ai fait beaucoup de choses par le passé, et je pense que j'ai fait beaucoup de choses par le passé, et je pense que j'ai fait beaucoup de choses quand l'aile a commencé à décrocher, alors j'ai lâché et je me souviens que l'aile partait devant, alors je suis allé pour la rattraper, et la chose suivante, je suis au sol. Je pense que j'ai juste fait un effet pendule vers la colline parce que je n'avais pas laissé assez d'espace, vous n'aviez pas assez de marge là, d'accord ? Ouais, donc j'ai genre, ouais, ce petit moment où elle part devant et puis j'ai, alors je suis, alors je suis...

38:51Gavin McClurg

tu es au sol

38:52Marcus King

ensuite je suis sur le terrain, hmm

38:56Marcus King

et là, je dois penser au sauvetage, donc encore une fois par complaisance, je n'avais pas vraiment dit ce que je faisais.

39:05Marcus King

mon partenaire, ma femme, n'étaient pas là, personne ne savait vraiment que j'étais en train de voler en fait

39:12Gavin McClurg

Hmm, ouais, tu vas juste faire une petite rando rapide, c'est...

39:15Marcus King

C'est bon, je vais juste faire une petite randonnée, je vais atterrir dans les champs, tout va bien. Mais heureusement, une chose dont j'ai toujours fait attention, c'est de garder mon téléphone à portée de main, c'est une habitude qui m'a été inculquée. Heureusement, j'ai pu attraper mon téléphone et appeler à l'aide. Et j'ai eu beaucoup de chance que l'école locale soit sur place, donc notre instructeur local Cedric Boussard enseignait à des élèves. On lui a dit qu'il se passait quelque chose, il s'est alors impliqué dans...

40:05Marcus King

!!!!!!! Il a envoyé son TI, a couru jusqu'à moi avec l'un de ses élèves qui se trouvait être infirmière dans les pompiers. Ils montaient la colline en courant. Un autre de ses élèves avait un drone. Il a donc envoyé le drone pour trouver ma position exacte et guider ces deux gars jusqu'à moi. Et en même temps, l'hélicoptère a été appelé et il était en route. Et heureusement, une autre bonne chose ici en France, c'est que nous avons ces hélicoptères de secours. Et ici, c'est très proche. C'est à Nice.

40:50Marcus King

Ce n'est pas très loin. C'est à 10 minutes de vol. Et j'ai eu beaucoup de chance qu'il soit disponible. Il est venu directement vers moi et il était avec moi en 20 minutes, je pense. Est-ce que

41:03Gavin McClurg

ils ont dû vous sortir ou bien

41:04Marcus King

un harnais de parachute ? Ils ont dû me sortir à la force. Je ne me souviens pas du moment où ils m'ont soulevé parce que...

41:10Marcus King

Je me souviens de leur arrivée. Ils ont déposé les deux secouristes et ils sont venus m'examiner. J'ai dit : « Je pense que je me suis cassé le bassin. » Et j'avais quelques autres petites blessures. Mais ils m'ont ensuite, oui, évidemment examiné, ont déterminé la nature de mes blessures. Et ils ont dit : « Bon, on va devoir vous sortir. » Et à ce moment-là, ils m'ont administré du gaz et de l'oxygène et je me suis évanoui. Parce qu'ils ne pouvaient pas... je n'ai pas pu avoir de civière parce que j'étais de toute façon juste dans une sellette. Ça aurait été assez atroce. J'aurais pensé que c'était un bassin cassé pour être juste sorti avec une sellette. Tu avais juste une petite sellette de bikini ou une...

41:49Gavin McClurg

...un vrai... Est-ce que tu avais une protection ?

41:51Marcus King

J'avais un airbag en dessous. J'avais aussi un parachute de secours. Et une autre bonne chose, c'est que j'avais un vrai casque de vol certifié EN. Ça a pris un sacré coup sur ta tête ? J'ai enlevé un morceau du casque. Le casque ? Waouh. Et c'était... C'était quelque chose... On avait volé avec des casques d'escalade, genre, probablement plus tôt la même année, ma femme et moi. Et l'un des lecteurs s'en était plaint parce qu'il y avait des vidéos où il disait : « Oh, vous devriez vraiment voler avec des casques certifiés EN ». Et on a un peu dit : « Ouais, tu as raison ». Et à ce moment-là, j'ai dit : « En fait, on ne gagne même pas en poids ». Ouais, c'est vrai. Tu n'en gagnes pas. Va comparer les caractéristiques. Et Ed disait : « Je pense... »

42:37Marcus King

En tant que magazine, on doit montrer qu'on fait les choses correctement. Et je suis vraiment content qu'il ait dit ça parce que, ouais, j'ai pris un coup contre un rocher quelque part en chemin et mon casque a encaissé le pire du choc.

42:52Gavin McClurg

Je suis content que tu en parles. On a en fait fait de ça un... Tu sais, c'est devenu obligatoire dans le X-Alps, ce que je n'ai pas vraiment compris pendant longtemps. Je veux dire, les casques d'escalade doivent être... Ou les casques de ski doivent être tout aussi bons, mais ils ne le sont pas. Ils ne sont pas faits pour la même chose. Non. Et de loin. Alors, comme tu l'as dit, le casque sub-air, je pense qu'Ozone en a un maintenant aussi, qui sont... Ils sont tout aussi légers. Ouais. C'est ce que

43:18Marcus King

J'utilisais le sub-air pilot.

43:20Gavin McClurg

Ouais. Le pilote. Ouais. Ce qui est top. Je veux dire, c'est ce que j'utilise depuis des années.

43:25Gavin McClurg

Donc, bassin fracturé. Quoi d'autre ?

43:29Marcus King

Une vertèbre cassée en haut du thorax.

43:35Marcus King

Ce qui était... je crois que c'était dû au fait de se projeter en avant, de se plier sous l'impact. D'accord. Donc, votre corps est projeté vers l'avant et ce mouvement suffit à briser une vertèbre. Et je pense qu'il y avait aussi quelques côtes fêlées et le reste habituel. Donc, ouais, j'ai été emmené à l'hôpital et je suis resté dans le coma pendant une journée. Gardé dans le coma pendant une journée. Oh. Et ensuite... Donc, vous étiez dans... Donc, une fois que j'ai perdu connaissance... Ils ont induit

44:11Gavin McClurg

vous étiez dans le coma ?

44:12Marcus King

Alors, une fois qu'ils m'ont administré le gaz et l'air, je me suis évanoui et je ne suis pas revenu à moi pendant une journée entière. Ils m'ont maintenu sous anesthésie pendant les 24 heures suivantes. Ils ont fait ça exprès ? Ouais. Parce qu'ils voulaient me stabiliser.

44:24Gavin McClurg

Ah, d'accord. Oh, wow. Ok. Donc, il y avait donc un risque de lésion de la moelle épinière.

44:31Marcus King

Ouais. Ils n'étaient pas sûrs à ce moment-là. Ouais. Je veux dire, je me souviens... C'est évident. C'est évidemment l'une des premières choses qu'on vérifie quand on est allongé sur la colline. On se dit : « Oh, oui, je peux bouger les pieds. Tout va bien. » Mais comme ils l'ont dit à ma femme, ça ne garantit rien parce que quand ils te déplacent, ils font... Ils essaient de te maintenir en vie. C'est tout ce qui les importe. Bien sûr. C'est ça. La première chose, c'est qu'ils te maintiennent en vie.

44:55Gavin McClurg

Ouais. Alors,

44:56Marcus King

s'ils ont... Évidemment, ils vont faire de leur mieux pour garder votre colonne bien droite et tout ça, mais ils ne peuvent pas le garantir. Et ils... Ouais. Et avec... Évidemment, avec la blessure au bassin, il y a eu beaucoup de frottements là-dessous aussi. Alors, ouais. Je suis resté dans le Cobra et ensuite ils ont opéré... Ils ont fait la première opération sur le bassin juste pour le stabiliser. OK. Avec deux broches. Et ensuite ils m'ont sorti du Cobra et je me suis réveillé en réanimation sous respirateur et... Oh, allez. Ouais. Une sonde d'alimentation et tout ça. Bienvenue dans le monde des vivants. Ce qui est un peu... Ouais. Effrayant. Ouais.

45:37Gavin McClurg

C'est très impressionnant. Je

45:38Marcus King

C'est encore plus flippant pour les gens qui regardent. Genre, j'ai deux fils ados qui sont venus me voir, et je n'oublierai jamais l'expression sur leur visage.

45:48Gavin McClurg

Ouais. Ils se demandent si papa va finir en fauteuil roulant. S'il va être... Ouais. Oh là là. C'est flippant. Et les vertèbres,

45:57Marcus King

est-ce que ça a nécessité une opération ? Heureusement, non. Non. J'ai passé des examens et ils ont décidé que la chirurgie n'était pas nécessaire. Donc, était-ce un...

46:06Gavin McClurg

Pardonnez mon manque de connaissances anatomiques, mais est-ce que c'était... C'était un disque ou la vertèbre ? C'était une compression de

46:15Marcus King

des vertèbres.

46:16Gavin McClurg

D'accord. D'accord.

46:18Marcus King

D'après... Ouais. Donc, tu es un peu plus petite. Alors,

46:20Gavin McClurg

le scanner indique

46:20Marcus King

c'est une compression de 50 % de cette vertèbre, mais sans aucun bombement. Donc, c'est une bonne chose. Il n'y avait pas de bombement dans le... D'accord. D'accord. Le canal central.

46:32Gavin McClurg

Qu'est-ce qu'ils ont fait pour ça ? Ils ont fait des IRM pour s'assurer qu'il n'y a pas de petits morceaux qui peuvent couper des trucs ? Ouais. Alors, j'ai eu

46:39Marcus King

Des IRM pour vérifier que tout allait bien. Et c'est là qu'ils ont décidé qu'il n'était pas nécessaire de faire une opération pour ça. D'accord. Mais... Combien de temps

46:47Gavin McClurg

Tu étais à l'hôpital ?

46:49Marcus King

Eh bien, j'étais à... Donc, on m'a emmené à Nice Hospital, qui est l'hôpital d'urgence local de notre région.

46:59Marcus King

Et c'est là que j'ai été... Donc, j'étais en réanimation. Ils ont ensuite fait la première opération. Et quelques jours plus tard, j'ai eu l'opération principale, qui consistait à mettre deux grosses vis et une plaque sur le devant du bassin avec plein de petites vis. On dirait un jeu de Meccano maintenant.

47:19Marcus King

Et ils...

47:21Marcus King

Alors, j'y suis resté environ 10 jours. Et ici, on a de la chance d'avoir ces centres de rééducation. On m'a donc transféré dans un centre en plein air, ce qui est... En gros, on peut voir Gordon. Je ne vais pas vous donner d'infos dessus.

47:38Marcus King

Et là-bas, ils peuvent faire de la kiné. Ouais, ils ont plein de kinés. Et c'est... Tu as tout ce qu'il faut pour ta convalescence, pour te remettre sur pied. Pour moi, le plus gros problème, c'était que je devais attendre que les os cicatrisent avant qu'ils puissent faire grand-chose. Du coup, j'ai passé deux mois sans pouvoir dépasser 45 degrés d'inclinaison. Donc, en gros, allongé sur le dos. En partie à cause des vertèbres, et en partie à cause du bassin.

48:04Gavin McClurg

Oh mon Dieu. C'est long comme période à rester allongé.

48:07Marcus King

C'était la partie difficile mentalement. Juste l'attente. Et aussi... Qu'est-ce que vous avez

48:13Gavin McClurg

...expériences que vous avez vécues ? Quelles étaient certaines des...

48:20Gavin McClurg

Tu t'es accroché à quoi... je ne sais pas. Tu as commencé à méditer ? Tu as lu comme un dingue ? Tu as regardé Netflix ? Qu'est-ce que tu faisais pour t'aider à tenir le coup ?

48:29Marcus King

J'ai... ouais, j'ai beaucoup lu. J'ai regardé pas mal de Netflix aussi. Je veux dire, j'ai... j'ai reçu... beaucoup de bons conseils de la part de pilotes assez, vous savez, connus. Ils m'envoyaient... ils m'envoyaient beaucoup de messages. Et genre Tom Dodola, qui a eu un accident assez grave, je crois, a dit de juste prendre chaque jour un jour à la fois. Et c'est tellement... C'est un si bon... un si bon conseil. Parce qu'il est vraiment facile de se dire : oh, mon objectif c'est six semaines. Je tiens six semaines et ça ira. Et puis tu arrives à six semaines et le chirurgien dit : en fait, il vous faut encore deux semaines. Deux semaines. Et là, tu décroches. J'ai eu ça, ils m'ont dit qu'on reçoit des informations différentes de la part des chirurgiens en cours de route. Et ils disent : donc ça fera six semaines pour la réparation.

49:14Marcus King

Et là, tu peux commencer à marcher. Et quand tu arrives à six semaines, ils te disent : non, il faut encore un peu plus parce que tes os ne sont pas assez consolidés. Et quand tu t'es fixé cet objectif et qu'on te le retire, c'est une énorme chute psychologique. Ouais. Ouais. Je n'ai pas de mal à avouer qu'il y a eu des larmes à ces moments-là. Absolument. C'étaient des moments assez sombres. Mais, vous savez, tous les conseils que je recevais, que les gens me donnaient, sur le fait de prendre les choses un jour à la fois, ça m'a vraiment aidé. Je me suis juste concentré sur le travail quotidien. Et puis tu te dis : oh, plusieurs semaines se sont écoulées maintenant. Ouais. Il n'en reste plus que quelques-unes.

49:50Gavin McClurg

Cette journée est finie. Ouais, c'est ça. Mais ne pas essayer de

49:52Marcus King

ne pas trop anticiper. Et pour moi, c'était, vous savez, j'étais motivé à faire ce que je pouvais avec les exercices que je pouvais faire. Et le super truc, c'est que comme j'étais dans ce centre de rééducation avec les kinés, même quand je ne pouvais que rester allongé, ils me prenaient sur mon lit de stretcher pour m'emmener en salle de kiné et je faisais des exercices avec mes jambes et mes bras pour prendre de la force, juste pour garder tout en mouvement, mais sans mettre de pression dessus. Ça voulait dire que quand j'ai enfin eu le feu vert pour me mettre debout, j'ai pu bouger beaucoup plus vite, je pense. Et l'accélération, une fois qu'on pouvait se tenir debout,

50:40Marcus King

en une sorte de... en quelques semaines, je suis passé de ne pas marcher du tout à marcher avec un lève-personne pour me soutenir, puis à marcher avec un grand déambulateur, puis avec un déambulateur normal, puis avec des béquilles, pour finir par marcher sans béquilles, tout ça en l'espace de deux semaines. Et c'était juste... c'était vraiment incroyable.

51:02Gavin McClurg

C'est un peu comme redevenir un bébé de 11 mois. Ouais. On dirait que... c'est comme si tu passais soudainement du sol au ciel. Waouh, je le fais. Ouais. Et c'est probablement tout aussi excitant que c'était à l'époque.

51:16Marcus King

Mais on fait ces choses et on finit par... je me souviens avoir pensé que le parapente et l'escalade sont de très bons entraînements pour certains aspects de la rééducation, parce qu'une grande partie, c'est la peur de l'inconnu. Quand on supporte à nouveau du poids sur ses hanches pour la première fois, on se demande : est-ce que ça va ? Ça va être comment ? Est-ce que ça va faire mal ? Est-ce que ça va casser ? Est-ce que ça va basculer ? Et je pense que pour nous, en tant que pilotes de parapente, et comme j'ai un peu d'expérience en escalade, on finit par s'habituer à faire ces pas vers l'inconnu. Je pense que mentalement, on est un peu conditionnés pour être capables de faire ça. Donc je pense que ça aide pour notre récupération. Et j'ai certainement pu m'appuyer là-dessus pour être un peu plus fort mentalement.

52:05Marcus King

Parce que c'est ce qu'on ressent.

52:08Gavin McClurg

Est-ce qu'il y a eu de la culpabilité envers votre famille, votre femme, vos enfants ? Je sais qu'Ed a bien insisté, quand je préparais cet entretien, sur le fait que vous êtes un vrai homme de famille. Vous prenez votre famille très au sérieux. Vous passez beaucoup de temps avec eux. J'ai récemment reçu un invité qui a aussi eu un accident, un accident de remorquage. Dad Spencer, un ami à moi ici, a eu un accident de remorquage dans le Minnesota. Et il a parlé de ça, de ce sentiment de submersion. Vous avez l'impression de ne pas contribuer à la vie de famille. Vous n'aidez pas pour le dîner. Vous êtes un patient. Vous êtes un bébé. On s'occupe de vous. Surtout, je pense que les hommes ne sont pas très doués pour ça.

52:55Gavin McClurg

On n'est pas très doués pour la convalescence.

52:59Marcus King

Ouais. Et je pense qu'il a fallu que tu tournes presque mentalement une partie de ton envie de tout contrôler. Il a fallu que tu l'éteignes et que tu restes en retrait pour laisser les gens faire des choses pour toi. Parce que sinon, tu vas finir par être frustré. Tu vas passer, c'était, ouais, tellement de temps à y penser. Et il faut parfois prendre du recul et se dire : non, je dois laisser ces gens prendre le relais parce qu'ils savent ce qu'ils font. Ils s'occupent de moi. Et c'est dur, comme tu dis, surtout pour, probablement pour les hommes qui sont des maniaques du contrôle. Ou je pense que la plupart, beaucoup de pilotes de parapente sont aussi des maniaques du contrôle. Ouais. Des personnalités et des egos assez forts, même les plus discrets.

53:46Marcus King

Et c'est pour ça qu'on pratique ce sport. Je pense que c'est l'une des raisons pour lesquelles on le fait. Mais oui, à cause de la culpabilité. Évidemment, on se sent mal pour la famille. Je veux dire, j'ai tellement de chance d'avoir une femme qui est aussi pilote. Elle comprend donc cet aspect-là.

54:07Marcus King

Elle a été un véritable pilier tout au long de cette épreuve. Elle a été là du début à la fin et m'a soutenu. Et on a évidemment discuté de la possibilité de reprendre le vol ensemble. Elle comprend que le pilotage est une partie tellement importante de nos vies. Vous savez, c'est presque... ça me semblerait bizarre de ne plus jamais voler.

54:30Gavin McClurg

Je voulais demander, est-ce qu'il y a eu, est-ce qu'il y a eu ce genre de conversations ? Est-ce qu'il y a eu, vous savez, dans les moments d'émotion, des « je ne referai plus jamais ça » ? J'ai dit.

54:41Marcus King

À un moment donné plus tôt, je me demandais : est-ce que je vais encore voler ? Je ne sais pas. Je ne sais pas si je vais voler. Et je pense, comme tu l'as dit, la culpabilité jouait beaucoup. Mais on a des discussions, avec ma femme par exemple. J'en ai eu avec les garçons aussi, parce qu'ils sont assez grands. Ce sont des adolescents. On peut donc avoir ce genre de discussions. Et.

55:05Marcus King

Et ça aide à réaliser que ça fait partie de toi. Pour moi, je ne sais pas. Ouais, je suis sûr que tout le monde ne prendrait pas la même décision, chacun est sa propre personne. Mais pour moi, ça a été une partie si importante de ma vie pendant 30 ans. Pour moi, ça serait bizarre si je ne pouvais pas revenir. Enfin, j'en suis pas encore là. Tu voles maintenant ? Non. D'accord. Parce que je pense... je ne sens pas que je suis prêt encore. Physiquement. Physiquement. Ouais. Ouais. Pour l'instant, je fais à peine 3 km de marche. D'accord. Ouais. C'est encore un peu physique. Il y a quelques lésions nerveuses aux pieds.

55:51Gavin McClurg

C'était quand l'accident ? Rappelle-moi la date. Je me souviens avoir envoyé

55:53Marcus King

je vous ai envoyé un SMS ce jour-là, mais... c'était le 15 septembre. Ça fait donc un bon moment. Octobre, novembre,

56:01Gavin McClurg

Décembre. Ça fait donc trois. Attends. Septembre, octobre. Quatre mois. C'est quoi le pronostic ? C'est cent pour cent ? C'est 80 % ? À quel niveau les médecins pensent-ils que tu vas arriver ?

56:12Marcus King

On m'a dit que la récupération devrait être totale. Hein ? Super. Même si je pourrais avoir des douleurs là où le bassin n'a pas été tout à fait bien refermé. OK. Donc peut-être pas faire de très longues marches, mais ouais, le pronostic est bon.

56:31Marcus King

C'est ta première fois en parapente ? Non, je me suis cassé une vertèbre très tôt. D'accord. En fait, c'était lors de la Coupe du monde en Suisse, il y a beaucoup d'années, genre 25 ans. Mais c'était correct. Ouais. Relativement mineur. Et comme c'était une vertèbre comprimée, j'ai porté un corset pendant quelques mois et c'était tout. D'accord. Une autre fois.

57:04Marcus King

C'était impressionnant, mais oui, par rapport à ce qui vient de se passer, je me suis rendu compte que ce n'était pas si grave, mais ça a quand même eu un effet sur mon vol et après, comme toutes ces choses-là. Je suis devenu beaucoup plus prudent pour les atterrissages après l'accident.

57:23Gavin McClurg

Ouais. Quand tu penses à voler maintenant, à y retourner ou, tu sais, je suis sûr que tu as déjà imaginé ton premier vol après ça, tu sais, au-dessus d'un joli sommet derrière chez toi. Est-ce que c'est vraiment, est-ce que c'est flippant d'y penser ? Est-ce que c'est genre, « j'ai trop hâte » ? Comment tu te sens par rapport à ça ?

57:44Gavin McClurg

Un peu.

57:45Marcus King

des deux. Je pense. Ouais. Je pense. Ouais. J'adore vraiment voler. J'adore cette sensation de liberté. Alors j'ai hâte de remettre les pieds en l'air, mais je sais, je suis presque sûr que ça va faire peur la première fois. Ouais. Je suis un peu nerveux par rapport à ça et un peu nerveux sur la façon dont je vais réagir. Hmm. Après avoir vécu un tel... Ouais.

58:07Marcus King

Mais j'ai aussi reçu tellement de messages de personnes me racontant leurs propres expériences et leurs histoires. Ça donne de l'espoir pour l'avenir, on se dit : s'ils l'ont fait, je peux le faire. Et c'était l'une des raisons pour lesquelles j'étais vraiment content de vous en parler, parce qu'au début, je n'en ai pas beaucoup parlé publiquement car c'était assez personnel. C'était un peu effrayant. C'était un peu effrayant, oui. Je ne savais pas où ça allait mener.

58:39Marcus King

Mais à mesure que j'allais mieux, j'ai posté des trucs sur Instagram, comme le moment où je suis sortie de l'hôpital et des choses comme ça. Et plein de gens m'ont ensuite envoyé des messages en disant : « C'est super de voir ça. C'est vraiment encourageant pour moi. Je suis dans la même situation. J'ai eu un accident et c'était pareil pour moi. » Tom était l'une des personnes qui m'a contactée, et Violetta, avec son histoire de fracture du bassin. Évidemment. Ouais. Ouais. C'était proche de moi. Et Maude Perrin s'est fracturé le bassin l'année dernière. La pilote d'acro qui est maintenant de retour dans les airs, et voir ces gens, tu sais, surmonter ça et passer à autre chose, surtout des gens comme Violetta, qui a non seulement surmonté ça, mais qui est maintenant aux championnats du monde.

59:24Marcus King

C'est faire de la compétition à haut niveau, sur les podiums de grandes compétitions. Et ça t'aide à passer à autre chose et à surmonter ça toi-même. Ce n'est pas... C'est tellement imprévisible.

59:37Gavin McClurg

Ouais. Ouais. Je veux dire, avec Violetta, il faut que je l'invite dans l'émission pour en parler, mais ce n'était pas juste un seul incident, je pense qu'elle en a eu six d'après mes calculs, des incidents assez majeurs. Pas tous étaient physiques, ils n'ont pas tous fini par des blessures physiques ou des traumatismes, mais c'est quand même traumatisant, tu sais, c'est traumatisant d'y aller. Et elle s'accroche vraiment. C'est impressionnant.

1:00:08Marcus King

Ouais. Et encore une fois, la beauté de notre sport, c'est qu'on a accès à tous ces pilotes qui prennent le temps de vous parler. Je me sens vraiment privilégié parce que j'ai reçu tellement de messages ; chaque jour à l'hôpital, je recevais des messages du monde entier de la part de pilotes. Certains que je connaissais très bien, et d'autres que je ne connaissais pas très bien, juste pour m'encourager, pour me donner... Ouais. Vous savez, ils sont... ils sont généreux, vous savez, leurs vœux et ça aide vraiment. Ça aide vraiment, vraiment beaucoup.

1:00:40Gavin McClurg

C'est intéressant à entendre. Je ne sais jamais comment m'y prendre pour ça. C'est toujours, euh, vous savez, est-ce que c'est trop ? Est-ce que c'est trop peu ? C'est, c'est génial d'apprendre que tout cela a été si bien reçu. C'est agréable d'avoir des nouvelles de

1:00:53Marcus King

tout le monde. Ouais. Pour moi, ça a vraiment été utile.

1:00:58Gavin McClurg

Euh, juste peut-être

1:01:00Marcus King

se sentir à nouveau membre de la famille.

1:01:02Gavin McClurg

Ouais. Ouais. Ouais. Ouais.

1:01:05Marcus King

Pour moi, le parapente est une seule et grande famille, et je me sens très privilégié d'avoir trouvé ce sport qui nous procure ce sentiment.

1:01:13Gavin McClurg

J'ai eu une sorte de complaisance similaire qui s'est terminée mieux en termes de, vous savez, manque de traumatisme. Mais le mien, c'était un parachute de secours qu'on lançait sans qu'il soit attaché. Euh, j'en ai déjà parlé dans l'émission avant, mais c'était en changeant d'équipement tard le soir, en rentrant d'une compétition. On n'y a pas beaucoup réfléchi, vous savez, le kit acro, ça ne m'est pas flashé immédiatement dans l'esprit que j'avais un deuxième parachute de secours.

1:02:09Gavin McClurg

Alors, j'ai vu celui s'éloigner de moi et je me suis littéralement dit : « Waouh, c'est marrant ». Et, vous savez, c'était un parachute de secours parfaitement déployé qui n'était pas attaché à moi, mais, vous savez, si j'avais réagi plus vite, j'ai fini par lancer mon deuxième, mais ça a pris un certain temps. Pour moi, ça a semblé durer une éternité. C'était probablement deux secondes, mais, vous savez, j'étais déjà très bas quand j'ai lancé le premier. Alors le deuxième, je l'ai lancé et je l'ai regardé rouler jusqu'au bout et puis j'ai touché le sol. Du coup, il n'a pas eu la chance de se déployer, mais c'était avec le même type de lignes que, vous savez, c'était le changement d'équipement qui, euh, vous savez, mon esprit n'était tout simplement pas prêt. Et depuis lors, vous savez, on parle toujours du fait qu'il faut faire ces erreurs bon marché.

1:02:54Gavin McClurg

depuis ce temps, quand je passe d'une marche et vol à mon équipement de compétition ou à mon équipement acro, je le fais à chaque vol maintenant : ma main descend vers le... maintenant je suis sur un autre équipement. C'est là que ce parachute de secours est différent. On en a beaucoup parlé au fil des années et le magazine a très bien couvert le sujet, disant qu'ils devraient tous être identiques. Mais jusqu'à ce jour, on doit juste rappeler à nos cerveaux encore et encore où se trouvent ces trucs. Vous n'avez pas eu le temps pour un parachute de secours. Mais on dirait que le changement d'équipement, ça m'est aussi arrivé. Le truc du frein. Ouais. Ça m'est aussi arrivé, certains d'entre nous utilisent beaucoup d'équipements différents.

1:03:39Gavin McClurg

Et surtout, quand vous pilotez énormément de matériel différent.

1:03:43Marcus King

Mais, et ce n'est pas quelque chose que j'ignorais parce qu'un ami, un ami du magazine, un rédacteur, quelqu'un qui écrit pour le magazine, Andy Pag a eu un gros crash dans le pool il y a quelques années alors qu'il avait fait du tandem toute la saison, il a sauté sur son aile solo, a oublié que la course du ressort était beaucoup plus courte, a frappé la colline et s'est cassé le dos. Et je me suis toujours souvenu qu'il nous en avait parlé. Donc ce n'est pas quelque chose que je ne savais pas, mais ouais, on n'y pense pas. Il faut penser à ces choses-là.

1:04:16Gavin McClurg

On en tire beaucoup de leçons. Compte tenu de votre expérience en vol et, vous savez, avec cet accident en Suisse, à la Coupe du Monde, celui-ci ressemble plutôt à un manque de vigilance par excès de confiance.

1:04:34Gavin McClurg

Comment est-ce que tu intègres ça ? À quoi tu penses quand tu remontes dans le ciel ? Je veux dire, ça a l'air d'être ça. Ce sont toutes d'excellentes leçons, on en a besoin, mais je...

1:04:48Marcus King

tu dois y penser, ouais. Pour être sûr d'être présent à chaque instant et te dire que, ouais, chaque vol est un vol. Ouais. Ce n'est pas juste un petit trajet pour aller atterrir quelque part. Ouais. Une fois que tu es en l'air, les conséquences sont lourdes si tu fais des erreurs. Donc, tu dois traiter chaque vol avec respect.

1:05:09Gavin McClurg

Je me demande comment ça a, comment ça a impacté la vision du vol de ta femme ? Est-ce qu'elle est moins enthousiaste ? C'est pareil ? Est-ce que ce n'est plus le vol ?

1:05:22Marcus King

pour le moment en tout cas, parce qu'elle s'est fait reconstruire les ligaments croisés l'année dernière. Mince. Elle est en convalescence, mais elle devrait commencer à voler avant moi, je crois. Du coup, elle a l'air bien motivée. Je me disais que ça pourrait l'affecter aussi, et je suis sûr que c'est le cas. On ne peut pas être exposé aux accidents sans être touché. Surtout quand ça concerne des gens proches de vous, mais elle, vous savez, elle a travaillé dans le secteur. Elle entend parler de... enfin, on entend parler de beaucoup d'accidents, donc ce n'est pas quelque chose qu'on ignore. Je pense que si vous êtes un pilote de week-end, vous pouvez peut-être mettre ça un peu de côté, mais si vous êtes en compétition et que vous êtes dans le milieu, ouais, c'est clair.

1:06:14Marcus King

Pour le magazine, on entend parler de presque tous les accidents qui se produisent.

1:06:21Marcus King

Donc ce n'est pas quelque chose dont on peut se défaire en ne sachant pas. Hmm.

1:06:27Gavin McClurg

C'est intéressant. J'en parlais justement avec ma femme hier soir, pas des accidents et pas du parapente, mais il y a un passage de Dave Chappelle dans sa dernière série de stand-up où il commence à s'adresser à un jeune dans le public et il dit, tu sais, je compatis vraiment parce que, tu sais, à mon époque, je me souviens avoir été à l'école quand la Challenger a explosé et c'était un événement énorme. Le monde entier. Ouais. Et les gens étaient, tu sais, c'est comme l'assassinat de Kennedy, tu vois, là où tu étais, tu t'en souviens, c'était un truc énorme. Et maintenant avec les réseaux sociaux et toutes les infos du monde entier, tout le monde sait tout. Si tu veux, tu as accès à tout et tu te retrouves juste avec Gaza, l'Ukraine, des trucs pourris tous les jours, tout le temps.

1:07:21Gavin McClurg

Et c'est dur de ressentir beaucoup d'émotions face à des choses vraiment graves. Parce qu'on est juste inondé, vous voyez, c'est juste genre, oh, c'est mal, mal, mal, mal, on scrolle, scrolle, scrolle, scrolle.

1:07:33Gavin McClurg

Dans notre sport, malheureusement, il y a beaucoup de ça. Et j'ai remarqué, même chez moi, que certaines choses sont juste... elles passent un peu à côté de l'autre. Et il y a des événements comme Nick Manans où on devient vraiment désensibilisé. C'est le mot. Et il y a des événements comme Nick Manans qui secouent vraiment les fondations de... enfin, s'il a pu se blesser, je veux dire, et évidemment il prenait des risques énormes la plupart du temps, mais pas ce jour-là, vous savez, pas le jour où il est parti, ça avait l'air d'être une journée assez raisonnable pour aller voler. Euh, ouais, ces événements, dans un sens, ne vous font pas régresser, mais ils vous happent, non ? Je veux dire, ils font juste "wow". Je veux dire, c'est cette prise de conscience que si ça peut arriver à lui ou à elle, ça peut arriver à tout le monde.

1:08:26Marcus King

Et je trouve ça intéressant ce que tu as dit sur le fait de ne pas prendre de risques. Parce que je pense que c'est l'une des choses avec lesquelles j'ai peut-être un peu eu du mal, c'est le fait que je pensais que ce que je faisais était vraiment sûr. C'est ça. Ouais. Que le truc de marche et vol, ce style particulier de marche et vol, c'est quelque chose que je faisais beaucoup et j'ai toujours eu le sentiment que c'était très sûr parce que c'était à partir d'un site connu, avec, tu sais, toujours une bonne météo. Et ce n'est pas, pas comme faire du cross country à travers de hauts sommets ou... Ouais. Des jours forts quand ça se déchaîne. Ouais. J'avais l'impression que c'était une chose sûre à faire. Et pourtant, j'ai quand même réussi à me blesser en faisant ça.

1:09:12Marcus King

Alors, c'est ça.

1:09:13Gavin McClurg

Ouais. Je veux dire, je comprends, c'est une façon plus articulée de dire ce que j'essayais d'exprimer, c'est que, d'une certaine manière, je n'aime pas trop ces accidents. Ouais.

1:09:24Marcus King

Ils te font vraiment plus réfléchir. C'est vrai ?

1:09:26Gavin McClurg

Je veux dire, un pilote vraiment, vraiment bon. Très expérimenté. Qui a des années d'expérience derrière lui. Et, vous savez, ce n'était pas, vous ne participiez pas à l'X-Alps quand il y a des rafales de 60 km/h le matin. Une journée parfaite. Parfaite. Euh, vous savez, j'ai foncé assez fort et j'ai pris une aile sur une journée plutôt parfaite, euh, où, vous savez, c'était juste "mais qu'est-ce qui vient de se passer ?". Et c'était,

1:09:51Marcus King

c'est de la complaisance, non ? Donc, absolument.

1:09:54Gavin McClurg

Ouais. Ouais. La complaisance. C'est un chapitre du livre. Comme tu te rappelles, tu m'as aidé à l'écrire.

1:10:02Gavin McClurg

C'est ça. C'est un point intéressant. Je veux dire, bien sûr. J'ai passé beaucoup de temps avec Juergen, le directeur de la sécurité, les opérations rebelles X cette année à Tracy main, quand on attendait, vous savez, quand on attendait qu'Ellie passe. Et on avait vu quelques athlètes passer et on a eu une longue discussion sur ce point précis, vous savez, juste les risques énormes que Chrigel accepte de prendre pour gagner. On n'en a pas beaucoup considéré.

1:10:54Gavin McClurg

pas beaucoup.

1:10:55Marcus King

beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup beaucoup

1:10:55Gavin McClurg

...plus, je ne pouvais pas prendre ce genre de risque la veille ou le lendemain de la course, c'est pratiquement garanti. Je vais me donner à fond parce que tu es, tu es juste dedans. Et tu as, tu as, tu as ce sentiment d'invincibilité, qui je sais n'est pas exact, mais c'est, c'est mental, tu es dedans. Tu sais, il n'y a rien d'autre. Aucune autre distraction. Aucune complaisance. Tu es, tu es sur le coup. Tu es attentif.

1:11:25Marcus King

Ouais, j'en suis sûr. Je pense que, oui, enfin, j'ai fait quelques courses de marche et vol et mon expérience était incroyablement

1:11:38Marcus King

mentalement épuisant parce que votre cerveau tourne à plein régime en permanence et vous êtes dans un état d'hyper-vigilance pendant que vous volez, que vous cherchez des décollages et que vous vous préparez à décoller. Et

1:11:53Marcus King

mais oui, vous prenez des risques, mais comme votre cerveau travaille beaucoup plus dur, vous,

1:11:58Marcus King

tu prends le contrôle, tu maîtrises la situation. Du coup, tu as moins de risques d'avoir un accident, même si tu es dans un environnement plus périlleux. Ouais. Ouais. Tu n'opères pas comme ça d'habitude, si ?

1:12:13Gavin McClurg

Non. Et c'est intéressant. Je veux dire, d'après mon expérience, pour bien piloter et parcourir des kilomètres, on veut vraiment être davantage dans un état de flow. On veut être très détendu. C'est un peu l'opposé de ce dont on parle. Vous voyez, je veux dire, mais quand on est dans un état de flow, bien sûr, on laisse son système, qui sait ce qu'il fait, prendre le relais et on est incroyablement réactif et réactif, et votre vitesse est... mais c'est intéressant, n'est-ce pas ? Parce qu'on ne se sent pas très... on se sent très détendu et presque, vous savez, quand je donne le meilleur de moi-même, je suis presque endormi. Je suis juste, vous savez, un peu... alors quand on regarde en arrière, on se dit,

1:12:57Marcus King

en fait, j'étais dessus. Je peux voir, je vois que j'étais dessus. Ouais. Ça se passait presque au niveau du subconscient. C'est ça. Ouais.

1:13:05Gavin McClurg

C'est ça. La réflexion lente, ça passe.

1:13:08Gavin McClurg

Marcus, merci d'avoir partagé ton histoire. Je l'apprécie vraiment. Ça a dû être difficile de revivre certaines de ces choses, mais je pense que c'est utile et c'est un bon rappel pour nous tous de ce que nous faisons. Ouais. L'aviation, l'aviation est dangereuse.

1:13:28Marcus King

Ouais.

1:13:30Marcus King

Il faut en tenir compte au moment du décollage. C'est pour ça qu'on ne doit pas être complaisants. Chaque vol est un vol.

1:13:36Gavin McClurg

Ouais. Bon, Marcus, on va s'arrêter là, mais tu as autre chose à dire ? Je crois que vous avez une petite promo en cours.

1:13:44Marcus King

Ouais. Écoutez, on aimerait vraiment que les gens s'abonnent au magazine et fassent partie de la famille. C'est super, on espère juste que ce soit une excellente source d'information pour les pilotes et que ça rassemble tout le monde. Et en ce moment, on a un tirage au sort. Donc si vous vous abonnez avant la fin du mois, vous pourriez avoir la chance de gagner une aile. On a donc le choix entre Advance, Ozone, Gin ou Saper. Waouh. Vous pouvez choisir votre aile ? Vous pouvez choisir votre aile jusqu'à ENC, jusqu'à et y compris ENC. Donc n'importe quelle aile jusqu'à et y compris ENC parmi ces quatre marques.

1:14:20Gavin McClurg

Et où les gens doivent aller pour faire ça ? XCMAG

1:14:22Marcus King

.com ? Slash quoi ? S'abonner ? XCMAG.com slash subscribe. Voilà. Et vous pouvez voir les différentes options, vous n'êtes pas obligés de prendre le magazine papier. Vous pouvez prendre le magazine numérique si vous êtes tout le temps sur la route. Vous pouvez donc simplement vous abonner au magazine numérique. Tous les abonnés participeront au tirage au sort. Et cela inclut tous les abonnés qui nous ont soutenus au fil des années, ce dont nous sommes très reconnaissants. Ils participeront tous au tirage à nouveau.

1:14:51Gavin McClurg

Fantastique. Voilà, les amis. Allez sur XCMAG.com/subscribe pour tenter de gagner l'aile de votre choix. Marcus, merci. Je vous remercie. Je suis ravi pour le rétablissement que vous avez eu et celui à venir, et j'ai hâte de vous revoir dans les airs un de ces jours. Et il n'y a pas d'urgence, comme nous l'avons tous appris. On a tout le temps de participer à cette activité incroyable. Alors bonne chance et oui, je vous tiens au courant. Merci.

1:15:23Marcus King

Merci à vous. C'était un plaisir de discuter avec vous.

1:15:35Gavin McClurg

Merci.

1:15:52Gavin McClurg

Merci !

1:16:31Gavin McClurg

!

1:17:23Gavin McClurg

!!!!!

1:17:54Gavin McClurg

!!!!!!!! On a fini ! On a fini ! On a fini ! On a fini ! On a fini ! On a fini !

1:18:08Gavin McClurg

C'est fini ! C'est fini ! C'est fini ! C'est fini ! C'est fini ! C'est fini ! C'est fini !

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