Salut tout le monde, bienvenue dans un nouvel épisode de Cloudbase Mayhem. Je suis presque prêt à monter dans l'avion pour m'échapper de ce chantier de maison pendant quelques semaines et aller couvrir le Red Bull X-Alps. Le prologue commence le 8, la course le 11, ça va être génial. C'est une technologie vraiment cool pour moi de vous diffuser en direct depuis les airs, ce qui va être sympa. Alors restez à l'écoute pour ça et j'espère que vous suivrez tous la course, ça va être top. Comme toujours, on dépendra de la météo pour voir à quelle vitesse ces gars peuvent le faire. Je vais m'en occuper et cet épisode porte aussi sur les Alpes, mais sous un angle totalement différent. Nous avons à nouveau Hansa et son fils Martin dans l'émission.
J'adore ça, c'est incroyable ce que ces gars font. Je ne connais personne qui fasse quoi que ce soit à ce point-là avec du bivouac, du vol en autonomie ou du vol en tandem avec leur fils ou leur fille. Ils ont choisi un style vraiment cool pour ces expéditions : ils décident d'une mission et ils ont trois tentatives. Et lors de cette troisième tentative d'Annecy à... je crois que l'objectif initial était Zermatt, mais ils ont eu une météo tellement superbe qu'ils ont pu continuer jusqu'à Davos. Ça s'est passé l'été dernier. Ils ont fait un voyage chaque année de la vie de Martin depuis qu'il avait 8 ans, il en a maintenant 14. Et encore... Ils ont été bloqués, évidemment, avec leurs projets d'aller en Europe pendant le COVID, mais ils sont quand même montés dans les Sierras pour le faire en ski, ils sont allés dans la zone de Whitney Portal Williams, les montagnes les plus hautes des Sierras, et ils ont réalisé une mission vraiment cool là-bas.
Ouais, ils sont vraiment précieux. C'est tellement cool d'entendre la perspective de Hans avec son fils et celle de son fils avec son père, et de voir ces gars vivre des aventures aussi incroyables. Je suis incroyablement inspiré par ça. J'ai hâte de commencer à faire ça avec Fallon. Elle a cinq ans et je pense qu'on va suivre les traces de ces gars très bientôt. Avant de commencer l'émission, il me reste quelques t-shirts Patagonia. Ils ne nous autorisent plus à mettre le logo Patagonia sur les t-shirts. Donc si vous en voulez un avec le logo Cloudbase Mayhem et ce qu'on écrit dessus ? Talk less, fly more.
Mais ils sont super sympas. Ouais. Ils sont géniaux. C'est un super produit. Alors allez voir notre boutique sur cloudbasemayhem.com et prenez-en un, parce qu'une fois qu'ils seront épuisés, on ne pourra plus les remplacer. On a encore plein des super casquettes récapitulatives avec tous les logos Cloudbase Mayhem et dans toutes les différentes couleurs et styles. Elles sont magnifiques. Alors allez les voir. Merci encore pour votre soutien au show. Ça me dépasse qu'on puisse continuer comme ça alors qu'on approche des 200 épisodes, et peut-être un autre livre. Je vais en parler avec Ed Hugh quand je serai dans les Alpes ; le premier était basé sur les 100 premiers épisodes et on en a déjà fait cent de plus. Ça a été génial. On continue. J'ai du mal à croire qu'on fait ça depuis presque 10 ans maintenant.
Et merci à tous. On a aussi pas mal de contenu bonus en préparation. Je les ai enregistrés et ça fait un moment que je n'en ai pas sorti. Donc, ils arrivent bientôt. Mais en attendant, profitez bien de cette discussion très sympa avec Hansa et son fils, Martin. Santé !
Hansa, Martin, bon retour dans le chaos. On a beaucoup de choses à raconter, juste pour rafraîchir la mémoire des auditeurs. Hansa a fait l'X-Alps cinq fois et il a pris sa retraite après la course de 2015, mais il a fait ces bivouacs complets incroyables avec son fils, Martin, qui est avec nous. Et on vous avait reçus dans l'émission, je crois que la dernière fois, c'était juste au moment où le COVID a frappé. C'était au printemps 2020, ça fait quelques années maintenant. Je sais que ça a chamboulé vos plans pour votre bivouac cet été-là, mais on va parler de ce bivouac incroyable que vous avez fait l'année dernière d'Annecy à Davos, un peu l'inverse de l'itinéraire que Hansa, toi et moi avons fait en 2015.
C'est vraiment, vraiment cool. Évidemment, vous avez eu une météo superbe et on va approfondir ça. Mais, je pense qu'on devrait commencer par faire un récapitulatif de ce qui s'est passé depuis le bivouac complet prévu dans les Alpes en 2020 qui n'a pas eu lieu à cause du COVID, pour nous remettre à jour. Pas forcément jusqu'au dernier bivouac de l'été dernier, mais qu'est-ce que vous avez fait à la place ? Et qu'est-ce que vous avez fait avec le fly camping ?
Eh bien, Gavin, merci de nous accueillir à nouveau. Ouais. Euh, pendant l'été, l'été 2020, le printemps et l'été 2020, on a surtout...
À la maison. Ouais.
En sac à dos. Ouais. Un
beaucoup de randonnée. Environ 35 jours au total.
35 jours. Waouh. Vraiment ? Ouais. Ouais. Le plus long étant un voyage de 11 jours avec, euh.
Ouais. Mon petit frère et ma grand-mère.
Wow. C'était au Chili ou c'était ici ? Est-ce que vous avez...
rester à la maison ? Non, parce que c'était à cause du COVID. On ne pouvait pas aller au Chili. C'était juste dans les Sierras. Dans les
Sierras. Et puis, on en a fait une bonne dans les Trinity aussi. Ouais. Ouais. Donc beaucoup de randonnée à dos à dos. Et puis le COVID
c'était bien pour être en plein air. Ouais. Oui.
Et puis, au printemps 21, Martin, tu veux raconter. Ouais.
On est allés dans l'Owens Valley, mon père et moi, on a fait du sky camping, mais avec des skis de cross country. Du coup, il a fallu trouver comment fixer les skis de cross country sous un parapente. Ouais. Et, eh bien,
Martin les tenait. Ouais. Je tenais pour
le décollage et l'atterrissage.
Et puis je les accrocherais juste sur... ouais. La ligne du parapente sous nous pour le vol.
Ouais. J'ai vu des photos de ça. C'était hilarant. C'est un peu comme ce que fait Duragati au Pakistan. C'était... Ouais. Mais il les met et les enlève en plein vol. C'est... Je sais, c'est assez impressionnant. Ouais. C'est un autre niveau. Ouais.
Et donc, quand on est arrivés là-bas, on a juste tourné autour. On a tourné autour d'Onion. Ouais. C'était...
c'était Onion, Onion Valley jusqu'à Valley. C'est juste au nord du mont Williamson. Euh, là, c'est tout dans la montagne, genre la zone de Owens du côté de la Sierra. Et c'était une année à peu de neige. Donc même si c'était juste la fin mars, on n'avait euh, très peu de neige, mais à 10 000 pieds, on a fait, vous voyez, une petite descente sous le vent puis une approche en pente vers le haut dans une plaque de neige, on l'a juste labourée et puis on a trouvé un super coin pour camper juste à côté. Et on a mangé quoi pour le dîner ?
Un steak, on a transporté un steak et du fromage, ouais. Ouais.
Hansa, c'est revenu des jours de Sun Valley. J'en entends encore parler par ici. Tu partais en camping en avion avec un ribeye. Ouais.
Alors
toujours pour la première nuit. Oui. Et ensuite, on a fait du cross country le lendemain matin pour, genre, une centaine de mètres, puis on a décollé et on a volé, on a fini par voler jusqu'à la voiture. Parce que, on allait voler vers Whitney, mais les conditions n'étaient pas terribles. Et on a décidé qu'il valait mieux retourner au véhicule. Et le style. Ouais. Ouais. Ensuite, c'était quoi, alors on devait retourner dans les Alpes, ça... Attends.
Avant que tu ne repartes pour les Alpes, Hansa, tu viens juste de faire un petit bivouac où j'espérais te rejoindre. Je n'ai pas pu, mais sur ce même sommet où tu as passé la nuit le week-end dernier sur Williamson. Je serais curieux de savoir : c'était quoi ? Tu sais, celui que tu as fait avec Martin, c'était fin mars. Et tu viens de faire celui-ci début mai. Quelle était la différence de niveau de neige ? Est-ce que, tu sais, les Sierras ont eu un manteau neigeux historique ? C'était totalement différent ?
Complètement différent. Ils disent qu'il y a 300 % de neige en plus en ce moment. Donc pour celle-ci, tu sais, toute la route vers Whitney Portal, dès que tu atteins les montagnes, était fermée, évidemment celle vers Shoe Meadows était fermée, mais comme il y avait beaucoup de gens qui faisaient du ski de randonnée et du splitboard, il y avait... c'était le week-end. C'était juste avant le début du mois de mai. Donc c'était comme les derniers jours d'avril avant qu'il faille des permis dans cette zone, ou qu'il y ait des quotas. Il y avait donc beaucoup de monde dehors, mais ouais, j'ai juste grimpé le premier zigzag de la route de Whitney Portal et j'ai décollé vers une heure. Et les thermiques étaient beaucoup plus forts sur les collines plutôt que sur... c'était un peu comme si tu choisissais ta propre intensité de thermiques, mais plus tu avançais profondément dans le terrain enneigé, plus la portance diminuait.
Parce qu'il y avait tellement plus de terrain couvert de neige. Et le sommet de la portance était autour de 13 000 pieds, vers les 4 000 mètres, j'ai pu voler jusqu'au mont Williamson, mais sans pouvoir atterrir au sommet. Il y a une selle parfaite près du sommet, c'était le rêve d'atterrir là-haut. Mais après plusieurs tentatives, j'ai dû faire une approche en pente latérale, mais c'était seulement un vol d'une heure et demie pour y aller, atterrir, puis grimper jusqu'au sommet, admirer la vue et passer la nuit dans la selle à 14 000 pieds. Et le lendemain matin, c'était un peu délicat. Parce qu'il y avait un vent de sud-ouest. Le premier jour était super, il y avait un léger vent d'est, presque pas de vent du tout. Et là, il y avait un peu de sud-ouest. Du coup, la selle elle-même était un peu à l'abri. J'hésitais entre attendre que les thermiques se déclenchent ou simplement repartir tant que je pouvais, et j'ai décidé de repartir tant que je pouvais.
Mais c'était déjà vers 9h50. Et à ma grande surprise, les thermiques étaient déjà actifs avant 10 heures. Donc c'était déjà le printemps. Ouais. J'ai volé de façon fluide jusqu'à Waltz Launch, puis vers Whitney pour aller voir la vallée de Whitney Portal. Vraiment sympa. Je suis rentré au fond et j'ai pu repartir tout droit pour atterrir près de la voiture. C'était un projet assez rapide parce que je devais rentrer chez moi, mais c'était magnifique. C'était...
ça a dû être incroyable de voir ces cartes, toutes ces images satellites et tout ça. Vous savez, ils ont fait tous ces survol pour essayer d'évaluer la quantité d'eau qui va descendre maintenant. Et c'est incroyable. C'est tellement... enfin, j'ai grandi à Tahoe. Ça me rappelle 80, vous savez, le dernier grand hiver, c'était en 1980. Ça me rappelle ça.
Ouais. Ils disent qu'il y a 30 millions d'acres-pieds de neige, euh, de fonte des neiges. Je veux dire, c'est, c'est le double de l'allocation du fleuve Colorado. Euh, vous savez, ils ont les droits d'eau pour le fleuve Colorado, 15 millions d'acres-pieds. Donc c'est, c'est une quantité de neige de dingue là-haut. Ouais. Waouh. Spécial.
Ok. Alors, c'était une petite distraction là, mais c'était une bonne mission. Mais ensuite, l'année d'après, donc vous n'avez pas pu aller dans les Alpes pendant la première année du COVID. Et l'année suivante, vous y êtes allé, ou pas en 21,
En 21, on l'a fait. Et c'était notre deuxième tentative depuis
pour être honnête. Cedars et Mott. Et c'était, c'était une bonne tentative. On est allés plus loin que la première fois, mais toujours pas jusqu'à Cedars ou Mott. Et on a dormi pas mal plus. On se disait qu'avec peut-être deux jours de plus, on aurait pu y arriver, mais bon.
Ouais. On a bien commencé. C'était notre meilleur départ de tous. On est arrivés au bout de la chaîne des RVs le premier jour. Mais où est-ce que tu...
début ? Vous avez commencé à Mott man ou, ou, euh,
voyons voir. Je ne le vois pas. Non, non. Le, le, c'est quoi le plus haut là-haut, sur les plus hauts. Mott man. Kola
Explique. Non, non, non, non. Kola
Forkla. Kola
Forkla. Toi, toi,
vous savez, vous passez juste Kola Forkla et puis vous montez un peu. Est-ce que c'est ça qui s'appelle Mott man ?
Ouais. Mott man. Ouais. Ouais. C'est, c'est en dessous de tour net. Ouais. Ouais. C'était trop cool. OK. Et donc vous arrivez au RV, au RV, le premier jour. Et
le camping-car dès le premier jour.
Ouais. C'était notre meilleure journée. La meilleure, la meilleure.
premier jour. C'était vraiment bien. Je suis plutôt optimiste à ce sujet. Malheureusement, les prévisions n'étaient pas, pas très bonnes. Ouais. Alors le lendemain, enfin, dès le soir même, on a fait la randonnée jusqu'aux VR à travers Chubb Bay. C'était
une expérience effrayante parce qu'on ne voit pas à deux mètres devant soi à cause du brouillard, mais c'était intéressant. Et
puis, et puis, ouais. Et le sentier
était quasiment inexistant. Ouais,
c'était une randonnée un peu risquée. Et je pense qu'on a marché jusqu'à presque 22 heures ce soir-là pour trouver un endroit plat pour camper. Euh, on est en juin ? Juin ?
Parce que normalement, vous faites ça juste avant la course, non ? Ou non, en fait c'est après maintenant. Celle-là, c'était pendant
la course. On a fini par voler avec l'un des pilotes X-Alps pendant quelques minutes. On l'a fait sur celle-là ? Ouais, on l'a fait. C'était genre le dernier jour. Et c'était l'un des Français, pas celui juste derrière Maurer, mais celui d'après.
Mais c'était cette course ? C'était celle-là ? C'était celle-là ? D'accord. Enfin bref. Ouais. Parce que ça aurait été 21. Ouais. Ouais. Donc, ouais, on les a à peine croisés, il y a eu un moment où on a fait une intersection avec eux. Mais, pour faire court, une fois qu'on a fait ce super vol, le lendemain, c'était juste deux trajets en traîneau et beaucoup de marche. On est arrivés dans la vallée de Chamonix.
On a marché tout au long de la vallée de Chamonix. Jour
trois, on a fait toute la randonnée à travers la vallée de Chamonix, jusqu'à Caldebal. Ouais,
mais le troisième jour était sympa parce qu'on a pu s'arrêter pour discuter avec.
Ouais, les propriétaires d'Absolute Chamonix, l'entreprise de tandem. Ouais. Oh, ils m'avaient invité chez eux en 2009, pendant l'X-Alps. C'était juste... Oh, cool. Ouais, c'était un peu un voyage dans le passé.
Ouais.
Hé, je peux juste faire une petite parenthèse ici. Qu'est-ce que tu transportes maintenant ? Parce que je me souviens la dernière fois, tu sais, Martin, tu étais vraiment petit et tu es plus grand maintenant, et c'est papa qui portait la plupart des affaires. Tu avais ton petit sac à dos de jour, mais comment c'est réparti maintenant ? Et qu'est-ce que tu avais en 2021, si tu faisais ça à peu près à la même période que les X ops ? La météo était atroce. Euh, des tonnes de développements de nuages, des tonnes de vent, je pense que l'audience aimerait le savoir. Alors, tu sais, qu'est-ce que tu emportes, est-ce que c'est la tente complète ou tu te contentes de la wing ou comment ça se passe par rapport à ton équipement ?
Alors pour cette dernière année, je ne sais pas pour l'année d'avant, c'est un peu dur à retenir, mais pour cette dernière année, on avait un Dyneema 10, un de ces Z packs, ultra léger, 600 grammes 10. Donc il utilise les perches pour la structure. Ouais. Ouais. Ça marchait super bien. Et à l'intérieur, on a la paire d'ailes ou le sac de couchage et la paire d'ailes, toujours la même. C'est le truc UP sub, le
UPK deux, trois, le même, deux,
trois, celui-là
on a eu tout le temps. Et ça fait combien ? C'est combien comme poids ? C'est un poids complet. C'est un peu comme ça. Ouais. C'est, c'est un, un neuf proche de huit, huit et demi, neuf kilos. C'est un lourd. Celui-là, ça va. D'accord. Martin a une sellette légère, une fine ligne rouge des années quatre-vingt-dix. C'est une sellette de 300 grammes. Et j'ai la même sellette que j'ai utilisée sur tous ces voyages, que j'ai, euh, utilisée pour les opérations Oh seven X. C'était, c'est... C'est
celui avec assez d'espace pour mettre des trucs quand je
je t'ai donné, non, non, non, non. C'était même avant ça, bien avant ça, c'est une Oh seven X ops. C'était une, on avait encore une, tu sais, on n'avait même pas de pod dessus. Oh oui. Nervous, big block. Je pense que c'était une Nervous, big walk. Ça s'appelait quelque chose avec Nervous, mais c'est une sellette Oh seven, mais elle a beaucoup, beaucoup d'espace et elle n'est pas terriblement lourde en fait. Je pense qu'elle est dans la gamme des 1,3, 1,5 kilos. Donc ça. Ouais. Ça marche. Martin food. Oh, pardon. D'accord.
Est-ce que vous apportez des, euh, des crampons, des piolets, ce genre de choses, ou est-ce que vous évitez simplement ce genre de terrain ?
Parfois on en prend, selon la période à laquelle on y va. Si c'est en juin par exemple, on les apporte probablement. Mais on n'a jamais vraiment eu besoin de les utiliser. Ouais.
on a fait ça lors d'un voyage et on a décidé, c'est certain,
On a supprimé les piolets de glace et les crampons. C'est un truc qui arrive parfois. Ouais.
Ouais. Ouais. D'accord. D'accord. Donc c'est toi qui portes la nourriture, Martin.
Ouais. Et mes vêtements et tout ça.
D'accord.
Je vois. Ça devient...
c'est beaucoup mieux. Ça devient, ouais. Avec le fait que Martin peut en porter plus et que je peux le mettre dans, euh, l'un des super sacs à dos que j'avais pour l'une des X-Alps. Avant, je devais porter un gros sac de tandem et c'était juste surchargé. C'était un truc énorme. Ouais. Ouais. Donc, maintenant on répartit le poids. Martin a un petit sac à dos de randonnée normal, qui porte 40
litres. Ouais. Mais
c'est comme une charge complète de nourriture. Du coup, tu es un peu plus lourd,
un peu plus, euh, sur
les sacs à dos que vous avez d'habitude. Alors, ouais. On peut mettre beaucoup de nourriture là-dedans. Ouais. Et ensuite, Hansa, tu penses que tu pèses combien maintenant ?
Vous savez, je pense que quand on commence, je pense que c'est en dessous de 25 kilos. C'est très raisonnable. En fait, le matériel se porte plutôt bien, donc il y a un endroit où on a décidé qu'on pouvait alléger le poids, c'est qu'on apporte encore trop de nourriture. Oui, c'est tellement facile de se réapprovisionner en nourriture que même si on devait atterrir dans la vallée un après-midi alors qu'on aurait pu rester en altitude pour se réapprovisionner, ça vaudrait quand même le coup de faire cette randonnée plutôt que de commencer le voyage, vous savez, en portant toujours au moins cinq jours de nourriture. Oui, plus ou peut-être
Je veux dire, je suppose que si vous le faites en juin, c'est peut-être un peu tôt, elles ne sont peut-être pas toutes ouvertes, mais qu'en est-il des refuges ? Vous savez, c'est assez facile de se ravitailler dans les refuges aussi. Est-ce qu'il vous arrive de vous arrêter dans un refuge pour y dîner ou d'y prendre quelque chose parfois ? Oui, parfois on le fait.
mais je sais que si il y avait un refuge, on s'arrêterait toujours, mais ce n'est jamais le cas pour nous
on n'a pas touché à celui qu'on avait, celui qu'on a fait deux fois, ce gars Henry Honoree
Ouais, à Kolder, Kolderbaum, Kolderbaum, d'accord.
Ouais, sur la fin de Chamonix, ouais, sur Chamonix. On est passés devant son refuge deux fois et il a toujours été très sympa. Je pense qu'il a fait un peu de vol et il a acheté et rénové tout le truc, ouais.
Ouais, et
euh donc oui, mais sinon, vous savez, chaque ville a de la nourriture, chaque col en a aussi. On se rend compte que c'est tellement facile de faire le plein, surtout dans les Alpes. C'est le seul endroit où, si on voulait aller plus vite sur la route, on pourrait réduire... oui, juste réduire la nourriture. Oui, oui.
Et pour l'aile, vous iriez sur l'une des nouvelles ailes tandem légères ? Non, ils ne font pas d'ailes tandem légères aussi ? Je ne suis pas très... si, ils en font.
Ouais, on a un peu regardé ça. Ils travaillaient dessus mais ils ont abandonné le projet, donc on est un peu en attente là-dessus. Mais comme Martin l'a dit, il a une super endurance pour la randonnée, je pense. On est plutôt bien servis pour le moment, je crois. Ouais, cool.
Ok, donc continue. Donc vous avez eu du mauvais temps, vous quittez l'Air V, vous traversez un peu Sham, et après quoi ?
Ensuite, on a l'impression que la météo s'améliore, mais malheureusement, il fait encore trop de vent et il fait froid à la maison quand on s'est réveillés là-bas, donc ouais, c'est ça.
C'était encore en 2021, au début de l'année, ouais, et c'était extrêmement stable, pour tout dire.
C'était... c'était une combinaison de facteurs. C'était stable, il y avait aussi du vent. On n'était pas froids par rapport à eux, c'est juste que le vent n'était pas... on n'était pas
on n'a pas pu décoller, ouais, ouais
On a pensé à faire une sorte de tour en vol, mais même ça aurait été venteux, donc on s'est contentés d'une grosse journée de randonnée. C'était le quatrième ou le cinquième jour, on en a fait une correcte où on est arrivés à Verba, juste sur les collines, oui, près de Verba.
On a grimpé jusqu'au sommet, enfin pas tout à fait au sommet, jusqu'à 2900 mètres.
Ouais, c'était une sacrée journée et
c'était assez haut, ouais, et on a marché pour aller voir les cochons les plus heureux du monde, ouais
On a randonné vers des cochons qui étaient là-haut dans les hauts alpes, ils profitaient juste de...
une vue parfaite, ouais, genre ils avaient un peu d'ombre, un peu de bouffe et juste la vue la plus magnifique sur les Alpes. Je veux dire, les cochons les plus heureux du monde.
être une vache ou un cochon en Suisse, c'est... OK, tu vis plutôt bien, ouais, c'est cool. Et Martin, quel âge as-tu maintenant ? Je...
J'ai actuellement 14 ans, donc
Tu avais 12 ans, c'est ça ?
quand j'avais 12 ans, ouais, d'accord.
et tu as beaucoup grandi depuis la dernière fois qu'on t'a eu sur l'émission ? Oh oui, pas mal. Tu es aussi grand que ton père ? Non.
Pas du tout, non, je viens juste de dépasser ma mère il y a quelques semaines. Oh.
Et d'accord, donc tu prends de la taille, tu ne peux plus porter autant de poids, est-ce que ça affecte Hansa ? Comment ça affecte le vol et est-ce que tu le remarques ?
Ouais, oui, je veux dire, quand on a commencé quand il avait huit ans, c'était carrément, tu sais, juste au début.
en tandem, ouais
On sentait la différence, tu sais, quand on vole en tandem solo, c'est juste un peu plus que ça. Je veux dire, on avait vraiment l'impression de conduire un gros bus, et il fallait être vraiment attentif au vent, il fallait vraiment le respecter parce qu'on n'avait pas autant de charge. Et maintenant, c'est super, ça vole bien, on est dans une excellente plage de poids et on peut lutter contre le vent si on en a besoin, et ça vole nickel.
Je veux dire, à l'époque, quand il avait huit ans, est-ce qu'on aurait pu faire voler juste une aile solo plus grande ? Est-ce que ça aurait pu être une option ? Parce que je ne suis pas un gars de tandem, ou est-ce qu'il faut obligatoirement utiliser une aile tandem ? Non.
non, tu aurais pu, oui. Ce serait une option si tu avais une grosse aile solo, genre une extra large. Ça pourrait être plus agréable à piloter qu'un tandem, oui. Donc je pense que si tu en as vraiment une, ça pourrait être une option une fois que je commencerai à faire ça, pour m'appeler, oui, parce que j'en suis à six maintenant, donc dans deux ans, dans quelques années, je serai un peu là où Martin était.
Alors Martin, tu fais ça depuis presque la moitié de ta vie, je viens d'ajouter la carte, c'est assez impressionnant. Ouais, vous avez fait un voyage chaque année depuis que tu avais huit ans. Incroyable. Est-ce que tu vas devenir pilote aussi ?
j'espère bien, ouais, enfin vous avez fait des petits, ouais, j'ai fait...
il a fait son premier vol
Le plus long, c'est environ 10 minutes, juste à planer sur les dunes, donc ouais.
Génial, putain. OK, OK, donc vous faites Verbier, vous partez pour une grosse rando, vous êtes à Verbier ?
la vallée. On était, on était, on était genre, oui, à Verbier, à la station supérieure, pas tout en haut au sommet, mais il y a un grand endroit. Et puis, le lendemain, on part en rando encore une fois, il y a trop de vent, donc on doit juste faire le tour, vous voyez.
une grande boucle pour essayer de garder de l'altitude et espérer pouvoir voler, mais après on a réalisé qu'on était obligés de redescendre parce que ça commençait à
il commençait à pleuvoir
il a commencé à pleuvoir et c'était l'un de nos derniers jours, et on ne voulait pas rester coincés très haut sous la pluie en sachant qu'on avait un bus le lendemain, ouais
et le dernier jour était bien, mais ça n'est devenu vraiment bien que assez tard dans la journée, genre on a marché jusqu'à un super site de décollage et on était en fait sous la base des nuages en attendant que ça sèche un peu, donc
avec cette boucle, on a fini par faire un énorme détour pour essayer de garder de la dénivelée alors qu'on aurait pu simplement descendre et remonter et économiser ainsi
Tu es en train de faire le tour, tu es sorti par l'arrière de Verbier sur le côté nord, tu descends un peu le Rhône, ouais, et tu suis les contours, tu essaies d'atteindre Zermatt, ouais.
mais à ce stade, on se rend compte que c'est extrêmement peu probable et on décolle juste au-dessus de Sion pour essayer de contourner le bord sud de cet espace aérien. Ce dernier jour, on a parcouru une bonne distance en environ une heure et demie une fois en l'air, parce qu'il y a évidemment cette brise de vallée là-dessous, et elle était couplée à un vent d'ouest, pas trop fort mais assez pour vraiment glisser, puis on a atteint un sommet assez haut au-dessus de Sierra avant de prendre un gros courant descendant jusqu'au fond de la vallée et d'atterrir près de Luke's, qui est genre à mi-chemin entre Sierra et Wisp ou quelque chose comme ça. Alors, oh, tu as fait
c'est une bonne distance
Ouais, on a fait un bon chemin, on a fait environ 10 000 de plus que la dernière fois mais bon, vous savez, c'est quand même encore loin de
ouais, depuis
le faire, mais euh, c'est définitivement avec beaucoup d'ambition pour le retour, oui, ce qu'on a fait euh cet été dernier en 22, d'accord.
Alors, avant d'en arriver là, je pense que beaucoup de gens, et je suis curieux de le savoir, quand vous volez ensemble, est-ce que c'est une décision de Honza ? Est-ce que c'est une décision par consensus ? Est-ce que vous en parlez beaucoup, Honza ? Est-ce qu'il t'arrive, tu sais Martin, d'avoir un peu peur et de te dire : « OK, j'arrête, je ne me sens pas bien, je n'aime pas ça » et alors Honza, tu continues quand même ? Ou comment ça se passe, comment est-ce que...
Eh bien,
C'est clairement une décision par consensus, on en discute forcément. Si je ne suis pas sûr, mon père a tout pouvoir parce qu'il a beaucoup plus d'expérience que moi, bien sûr. Mais il y a eu des moments, qui étaient parmi mes préférés, où j'avais la meilleure idée mais on a fini par s'en tenir à ses décisions. C'était quand on devait entrer dans la vallée de Chamonix, c'est...
en 2019, oui
C'était la première fois que j'allais à Citizen Mott et les montagnes faisaient une petite courbe vers l'intérieur, puis ressortaient vers la vallée. Mon père voulait couper à travers, et je lui ai dit : « Attends, on ne devrait pas plutôt contourner ? » On a fini par couper à travers et on s'est retrouvés coincés, ouais, tu avais raison, ouais, ouais, toi.
vers 14h30 au fond de la vallée, je me grattais la tête et Martin me dit : « tu devrais juste tomber », ah toi
C'est inhabituel pour toi, Honza. D'habitude, tu es plutôt patient, mais là, tu as manqué un peu de patience et tu as commencé à te presser.
Euh, Martin, on y reviendra. Je sais qu'on va surtout parler de cette dernière que tu as faite parce qu'elle était incroyable. Ouais, est-ce que tu as peur ? Tu es plutôt confiant ? Tu es assez zen dans les airs ?
je dirais, enfin parfois, mais je n'ai aucun événement en tête où j'ai vraiment eu peur et
Et toi, Honza, qu'en est-il ? Je serais curieux de savoir. Tu sais, pendant toutes mes années de voile, il y a la façade que tu montres et ce qui se passe vraiment à l'intérieur, quand tu es dans une tempête ou un truc du genre. Je devais toujours faire comme si tout allait parfaitement bien, mais parfois ce n'était pas le cas. De ton côté, qu'en est-il ? Je ne veux pas que tu effrayes ton fils, mais est-ce qu'il y a eu des moments assez flippants parce que tu as un passager, ou est-ce que tu ne voles tout simplement pas dans ces conditions ?
Écoute, j'essaie vraiment de respecter les conditions, mais oui, avec le nombre d'heures et de fois que j'ai volé, il y a forcément quelques moments. Celui qui me vient à l'esprit, c'était lors de notre deuxième vol. On essayait d'aller à Corvara, on y était arrivés et on avait encore trois jours de vol prévus dans les Dolomites. Ça commençait à devenir vraiment sérieux là-bas, c'est assez courant que ça se développe trop vite. On se dirigeait vers une petite zone d'atterrissage, il y avait du vent et, pour être honnête, on était encore assez légers. Les thermiques se sont déchargés et j'ai dû faire un peu de slalom pour atteindre la zone étroite. Quand j'ai fait le zigzag pour revenir face au vent, j'ai eu l'impression de presque ne plus avancer, avec beaucoup de perte en altitude, et en gros, notre approche nous a fait passer à travers deux cimes d'arbres. C'était une zone d'atterrissage vraiment sympa, mais ce dernier zigzag était nécessaire. Du coup, pendant un instant, je me suis dit : « Oh, ce serait juste le pire scénario d'être coincé suspendu dans les arbres en tandem ». Et j'ai dû expliquer ça aux locaux.
Ouais, ça aurait été un peu embarrassant, tu aurais voulu redescendre vite avant que quelqu'un ne vous voie.
mais
sinon pour les conditions, pour le plus, je veux dire que vous savez, le vol en tandem est vraiment sympa, c'est comme, c'est une, c'est comme une aile genre un gros peut-être B moins A plus dans son comportement, donc elle a beaucoup de sécurité passive et, je dirais que pour la plupart, on essaie juste de, vous savez, d'essayer de voler intelligemment et on essaie juste de, ouais, vous savez, certains atterrissages ont été un peu plus rapides, ouais
C'est vrai que juste avant le décollage ou l'atterrissage, on se demande un peu « et si ? », mais ça va toujours bien. Oui, les atterrissages sont plus rapides, mais ce n'est rien de grave et
Est-ce que vous avez une limite stricte, un seuil de vent à partir duquel vous vous dites « on marche, point barre » ? Je veux dire, évidemment, vous devez beaucoup vous adapter par rapport à vos jours en X-Alps et à ce que vous acceptiez de voler avec une catégorie d'appareil totalement différente, mais est-ce qu'il y a un chiffre précis qui dit non, ou est-ce que c'est plutôt une question de ressenti, de ce que vous voyez dans le ciel ? En d'autres termes, à quel point vous fiez-vous aux données météo en temps réel et aux prévisions par rapport au simple fait de lever le doigt pour sentir le vent ?
C'est un peu un mélange, parce qu'on a beaucoup de stations quand on tire sur le vent, heureusement. Tu sais, les Alpes ont pas mal de stations, donc c'est forcément de vérifier ce qui se passe sur les stations plus hautes ou là où certaines compressions ont lieu. Mais une grande partie, c'est juste regarder les nuages, ressentir les conditions au décollage. Un bon exemple, c'est ce que Martin a mentionné quand on était à Call the Bum : on a attendu presque une demi-journée pour voir si on pourrait décoller de là avant de décider de faire la randonnée. Et je n'ai pas toujours eu Martin qui attendait ici, je vais monter jusqu'à cet endroit pour vérifier. C'était l'un de ces moments genre : est-ce que je peux planer assez sur le versant ouest pour faire le tour et aller vers l'est et le couper ? C'est comme tu dis Gavin, c'est un coup de poker.
en solo en aile sur le X-Alps, ce serait une évidence. Si vous alliez dans cette direction, c'est ce qu'on ferait. Mais en tandem, si vous commencez à perdre de la hauteur, vous devez vraiment mieux évaluer vos zones d'atterrissage. Donc, ouais, il faut se laisser beaucoup plus de marge, beaucoup plus de marge, beaucoup plus de marge pour rester en sécurité parce que, vu de l'extérieur, on peut clairement voir que c'est une chose très dangereuse à faire avec son fils. Vous voulez juste être sûr de faire les choses correctement, vous ne pouvez pas vous permettre de vous tromper.
D'accord, oui, bien sûr. Alors, vous avez presque atteint Visp en 2021, et était-il déjà prévu de revenir la saison suivante ? C'est un peu devenu un objectif vers Zermatt, c'est ça ? C'était plutôt l'itinéraire, enfin...
On a règle où on se fixe un objectif et on essaie de le réaliser trois fois. Si on n'y arrive pas en trois essais, on passe à autre chose parce que c'était trop difficile ou quelque chose dans le genre.
Oh, je ne savais pas, d'accord. Ouais, c'est la règle personnelle qu'on s'est fixée : en gros, on va essayer trois fois. Une fois qu'on a fixé un objectif, on change et le nouveau en a trois aussi, donc ça peut aller jusqu'à trois ans d'essais.
Ouais, euh
jusqu'à ce qu'on l'ait, et si on ne l'a pas après trois tentatives, on se permet de choisir un nouveau, en gros. Mais heureusement, ça n'a pas été le cas.
Ouais, donc
qu'est-ce qui se passe quand Tomas aura huit ans, vous en faites deux par an ?
je dois peut-être avoir une bonne raison de faire ça deux fois de suite
Ça a l'air correct, j'aurai 16 ans donc non, ah peut-être que tu piloteras juste ta propre aile, ouais, toi
ça serait cool, petite mission en famille, bébé. Oh, génial. OK, donc en 2022, la météo est épique et tu recommences à Montemain, c'est bien ça ?
Ouais, ouais, ouais, j'ai dit... donc on est arrivés à une heure correcte, on a pris un combo bus-train, on est arrivés, tu sais, on est partis pratiquement de Prague, on a pris un bus pour...
Munich, puis Trnava, et tout ça, ouais, juste voilà.
En gros, on a lancé, et c'était une bonne heure de la journée, mais c'était quand même une journée assez stable. Il commençait à faire assez chaud, oui, c'était un peu l'une de ces périodes de début juin, mais non, juillet, c'était mi-juillet et il commençait à faire vraiment chaud en Europe. Je pense que c'est là qu'l'Angleterre a commencé à étouffer, oh oui.
ça faisait 40 degrés.
la météo en degrés Celsius, ouais
alors que tout le monde était à 40 degrés, sous une chaleur de plomb, on était en train de geler à 4 000 mètres, mais
Ouais, mais ça, c'est plus tard. On n'était pas... le truc, c'est qu'on n'a pas pu monter plus haut que le niveau de Tornet, donc sur ça, on...
le premier jour, ouais
on a fait pas mal de marques de griffures entre le don de la, je l'ai vu là, je
J'ai vu ton journal de bord, je l'ai regardé ce matin. Eh bien, tu as vraiment bossé dur pour y arriver. On a juste planifié vers Plan Fey et on est montés sur les dents et ouais, ouais, on est juste aussi
recyclé, recyclé, recyclé, et on essayait d'aller plus haut que le Tornet, mais juste, juste, juste à peu près au niveau du Tornet, c'était plus ou moins le mieux qu'on pouvait faire. Du coup, à un moment donné, on s'est dit : « Bon, on perd notre temps, on perd des heures de jour, envoyons-le par-dessus le dos et voyons jusqu'où on peut aller. »
ouais, ce qui
on s'est vite dirigés vers les collines, celles qui mènent au RV, et on a vite fait nos affaires, on était très motivés, on a grimpé.
et on a décollé plus tard dans la journée, ouais.
On a monté à pied sur 500 mètres le même jour, le premier jour, ouais, c'était une journée de deux vols, donc on a vite grimpé 500 mètres, on a mangé des framboises en chemin, ouais, et puis on avait même ce sac rapide, on avait juste ces sacs de voyage type IKEA, des sacs de voyage IKEA dans lesquels on pouvait tout jeter et juste le sangler sous la sellette, genre un déploiement super rapide, genre « on ne va pas s'enchiper de tout emballer pour un long vol, on doit juste partir au plus vite », mais
puis il y a toujours le risque, parce que si tu sais que c'est juste un court vol, tu ne mets pas tous les pantalons longs, les pantalons en duvet et tout le reste, mais après tu te retrouves à une certaine altitude, alors que c'était censé être un court vol, et tu gèles là-haut. Donc c'est toujours le... ouais, je...
Je pense que t'en as eu un, non Gavin ? Oh.
Ça, ça a mis fin à ma course de 2019, ouais. C'était brutal, tu sais. C'était tellement stable et tellement chaud que je n'aurais jamais imaginé pouvoir prendre de la hauteur, et quand je l'ai fait, je l'ai eu, tu sais. J'avais mes manches, c'était ça, ouais. Gelé, je ne pouvais plus réfléchir, je ne pouvais pas, ouais. C'était, c'était brutal, ouais.
Alors on a réussi, on est entrés dans les RV, mais on s'est installés dans les RV et il a fait trop froid dans les RV, ouais, et on a atterri, on a fait pratiquement une passe vers La Cruza et c'était sinueux, et on s'est dit que notre meilleur spot était, ouais, un RV pour l'atterrissage, une belle grande zone là-haut.
Super, parce qu'il y avait aussi un bel hébergement avec un chalet et de la glace dans leur restaurant.
Martin apprend le français, alors je l'ai envoyé chercher une glace pendant que je rangeais l'aile.
C'est une magnifique chaîne.
Ouais, c'est tellement agréable d'être en l'air, et on s'est dit que c'était une bonne première journée pour
on on on, il faut qu'on trouve un bon coin sur le côté est, mais essayons de faire un maximum de distance, alors on a marché jusqu'au soir. Euh, sur le côté est, il y a beaucoup de routes qui mènent à des cabanes, tout est sur le côté est, alors on a trouvé un petit coin dans la forêt et on s'est installés. Le lendemain matin, on a continué à marcher sur le côté est pendant un bon moment et on voulait vraiment s'assurer que ça tournait, donc je ne pense pas qu'on ait lancé le kayak le deuxième jour avant qu'on
arrivés sur le versant est et on s'est dit : oh, on est
ça a pu être aussi tard que deux heures, ouais. Et donc c'est stable, c'est stable là, mais ça s'améliore. On s'enfonce dans les montagnes plus profondes, on n'est plus dans la même zone stable que la veille, et ça a juste pris un peu plus de temps pour démarrer, mais à la fin de la chaîne des RV, on dépasse largement les trois mille mètres, ce qui a rendu la traversée tellement... enfin,
C'était une bonne quantité, mais ce n'était quand même pas assez sûr parce qu'on ne gagnait pas beaucoup d'altitude et on savait que l'autre côté était orienté vers l'ouest, donc il n'y aurait pas de bonnes ascendances là-bas. C'est ça. Du coup, on n'a pas pu gagner assez d'altitude pour être sûrs, alors on s'est dit qu'on perdait juste notre temps ici, qu'il valait mieux survoler et, d'accord, on atterrira, puis on remontera à pied. Alors on a survolé, on était sur le point d'atterrir, en train de se préparer pour l'atterrissage, non.
ça ça ça ça ça, c'est bon
Laisse tomber, je me suis trompé de jour, je me suis trompé de jour.
Ouais, j'ai bien vu que tu avais raison, le deuxième jour, vu l'itinéraire que tu as pris, tu as fait le tour par le sud de Chamonix, c'est bien ça ?
Ouais, ouais, exactement. On est restés, on est restés bien au sud parce qu'une fois qu'on a traversé là, c'est juste, tu passes au-dessus du lancement et il y a cette grosse éboulis qui s'est produit il y a peut-être 20 ans, mais une paroi très distincte qui s'était détachée il y a longtemps, on est montés au-dessus de ça et puis on arrivait à 3600 mètres, presque 37, et tu pouvais couper à travers la zone sauvage et finir pratiquement même à l'est du lancement du Brevant. Donc on a pratiquement coupé, ouais exactement, on est au nord de Chamonix et on se dirigeait vers l'extrémité est de la vallée au moment où on était pratiquement, tu sais, prêts à la traverser, donc on a traversé, tu sais, on...
on a traversé Gold, en gros, ouais
On était juste un peu au sud de Col de Balme, là où on a quitté la vallée de Chamonix, mais on atteignait les 4000 mètres. Je veux dire, on était plus haut que l'Aiguille du Midi. C'était une magnifique journée, une journée tout simplement spectaculaire, et ce genre de sommet a soudainement rendu les choses beaucoup plus faciles, beaucoup plus faciles, oui, même en traversant toute cette zone glaciaire à l'extrémité est de la vallée, au sud de Col de Balme. Et puis c'était intéressant là où on a fini par retrouver du terrain plat quand on est entrés dans une grande zone de neige poudreuse parce qu'on essayait juste de trouver la vallée locale quand
on est entrés dans une grande zone de débris, ouais, on essayait juste de comprendre la vallée locale quand
on s'est retrouvés dans
un gros flush, ouais, on essayait juste de comprendre la vallée locale quand on s'est retrouvés
sur un petit vent de travers, sur quelque chose qui avait l'air de dire « oh, ça va marcher », mais ce n'était que du flush, donc on a dû
oui, pour
on s'est enroulé autour, puis on est allés plus au sud que la ligne de course, mais on essayait de s'installer parce qu'on a vu un bon développement. Il y a probablement une crête au milieu, mais on n'est pas tout à fait diversifiés, ouais.
Ouais, donc vers la fin de la journée, genre quatre ou cinq heures peut-être, ouais.
Ouais.
alors on était un peu dans la zone d'Orciers, je pense, ouais
Ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais, ouais
Ouais, ouais, ouais, ouais
Ouais, quoi ?
On a fait ça, on a fini par arriver à un endroit où, en fait, on ne pouvait plus monter plus haut. On pouvait faire du vol de crête pour se maintenir, mais le petit morceau de terrain était un peu trop peu profond pour, vous savez, vraiment... c'était juste 18h30, et on pouvait se maintenir mais on ne pouvait plus monter. Et on a vu ce cumulus parfait juste au-dessus de nous sur cette montagne, probablement à 2 000 mètres de plus, mais il n'y avait aucun moyen de le rejoindre. C'était un peu trop tard et on s'est dit : « Oh, on n'est pas encore en fin de journée » et...
Côté style, est-ce que vous essayez de vous poser haut pour ne pas avoir à faire une grosse montée le matin ? Vous essayez de rester en l'air ?
Oui, si c'est possible, alors oui, carrément.
Parce qu'on a, OK, donc tu essaies de rester en altitude et ouais, dans un col ou quelque chose comme ça, tu sais, j'ai décollé du même endroit le lendemain, est-ce que c'est le genre d'objectif ? Parce que quand j'ai regardé les journaux de suivi, ils sont assez proches, ça n'avait pas l'air qu'il y avait énormément de randonnée entre chaque, enfin il y en a un peu, mais on aurait dit que tu restais vraiment sur le terrain en haute altitude, ouais.
Je veux dire, c'est le choix entre est-ce qu'on s'arrête ici ou est-ce qu'on grimpe mille mètres demain matin, donc bien sûr que c'est...
une décision facile, oui, c'était probablement l'option la plus facile niveau randonnée, c'est sûr, parce que la météo était tellement bonne à la fin de cette deuxième journée où on s'est arrêtés. Ensuite, on a eu ce passage de rivière, un gros ruisseau ou une rivière à franchir, qu'on était bien
c'était tellement un problème qu'il y avait une tonne de saules qu'on devait abattre pour y accéder.
ouais ouais, une fois qu'on a atterri, on réalise à quel point c'est difficile d'avancer. on a passé les deux heures suivantes juste à essayer de trouver comment on allait traverser ce genre de gros cours d'eau, on a fini par décider de prendre un pont, mais ouais, on a dû se frayer un chemin à travers la colline super raide, à moitié boueuse, en poussant à travers les buissons. c'était soudainement une réalité complètement différente après avoir passé quatre heures et demie dans les airs.
Ouais.
Martin, ton père est assez connu pour être un météorologue, il est vraiment doué pour la météo, mais il est aussi connu pour être assez peu technophile en ce qui concerne les applis, les téléphones et tout ça. Ce que j'apprécie chez lui, mais est-ce que c'est toi qui navigues ? Qu'est-ce que vous utilisez ? J'imagine que oui, est-ce que vous utilisez Gaia ou quoi pour les cartes ?
des cartes, on avait encore le Garmin Outdoor Active avec le petit Garmin dans chaque unité cette année-là, mais je pense qu'on vient juste de prendre Gaia cette année, je pense que ça va être...
on pourrait commencer à utiliser Gaia dans l'air, dans l'air on n'a pas un on a
un vieux... c'est quoi, 2000 ? Ce n'est pas...
Tu te moques de moi, tu es encore en train de...
tu l'utilises
Ouais, ouais, le bouton d'allumage, le petit truc où il faut mettre un morceau de gravier ou le mettre dedans, ouais.
C'est ça, c'est mon boulot, je
Je n'arrive pas à croire que tu l'utilises encore, c'était...
C'est drôle, la semaine d'avant, je savais ce qui allait se passer, alors j'ai laissé l'une de mes ongles pousser vraiment long et ils ont coupé et ont mis comme une petite baguette intégrée dans mon ongle juste pour pouvoir taper sur le bouton d'allumage.
mon
clou
Ça avait l'air vraiment mauvais, mais ça a marché, oh
Tel père, tel fils. Du coup, j'ai imaginé que tu aurais toute la technique bien réglée, tu es
on utilise toujours les e-tracks, j'adore ça, ouais, mais Martin l'a sur son, il l'a sur sa jambe et c'est fait exprès, c'est pratiquement je lui demande juste cette info sinon tu sais, ouais, on a quatre infos sur l'heure de la journée, la finesse, l'altitude et je lui demande juste cette info sinon tu sais, on a quatre infos sur l'
vitesse, vitesse et ouais
et puis la boussole, donc il y a le réglage de la boussole, donc il y a... ouais, donc je vais juste demander des infos au fur et à mesure que j'en aurai besoin, et le fait que Martin, c'est un peu comme ça fait partie de l'enseignement, je suppose, comme il voit que je verbalise pratiquement toujours ce que je pense, ouais, et j'obtiens ce retour d'information de l'instrument que Martin me donne, verbalement, ouais, je vois.
Ouais, et je pense qu'une fois que vous aurez fait le gars, ça fera le reste du terrain.
Ouais, et je pense qu'une fois que vous aurez fait le gars, ça fera le reste du terrain.
C'est aussi vraiment sympa parce qu'il y a tellement de sentiers dans les Alpes, c'est vous savez, c'est assez facile de juste en chercher un par ici par là, mais ils sont tous là-dedans. J'ai utilisé Outdoor Active pour je crois ma première course en 2015, et le problème avec ça, c'est que c'est en open source, donc si quelqu'un a marché quelque part, ça pourrait être dedans et ce n'est pas forcément un sentier. Ça m'a pas mal bien fait et je me suis perdu plusieurs fois en suivant ce que je pensais être un chemin alors que ce n'était pas un chemin, c'était juste quelqu'un qui traversait la forêt.
Ouais, ça c'est pour la première année, mais celui de Garmin est aussi plutôt bien, juste dans l'appli que tu utilises avec l'InReach, oh.
Ouais, ouais, ouais, l'appli InReach, oui, c'est ça, c'est quand
On a utilisé et c'était aussi bien pour les sentiers et tout le reste, et il y avait aussi le satellite intégré si on le voulait, et c'était téléchargeable, donc ouais.
C'est génial, ouais, c'est super. OK, OK, donc vous avez... je ne me rappelle plus, vous avez... c'est le lendemain que vous êtes arrivés jusqu'à Fish ?
Alors voyons, on est à la fin de la deuxième journée. On vient juste de la terminer, mais on s'est rendu compte que même si on avait dû marcher jusqu'à Zermatt, on pense qu'en cinq jours, même si la météo avait complètement tourné — ce qui n'était pas prévu, les prévisions étaient excellentes — mais même si elle s'était dégradée, on était enfin à portée de tir. C'était encourageant et on voulait juste en arriver au point de pouvoir lancer une face orientée à l'est.
Pour Verbier, on pensait prendre un vol matinal au-dessus de Sidehill et peut-être monter un peu à pied, puis utiliser les versants ouest quand ils seraient passés. Le troisième jour est donc essentiellement une sorte de traversée, on remonte vers le nord pour se mettre en position pour lancer une belle face est vers 11h30, ouais.
l'est ne fonctionnait pas vraiment ce jour-là, ouais
C'était surprenant, on n'a pas pu, on a pu tenir mais pas progresser, ouais, hein, donc on a décidé
juste réserver la face ouest, enfin oui, pour attaquer
Verbier, donc si vous avez quitté le massif maintenant et que vous vous dirigez vers Verbier, ouais ouais d'accord et
juste
au sud de Verbier et donc
il n'y avait rien sur la face ouest, on se préparait juste à atterrir et puis, d'un petit bip bip, on a commencé à les dépasser. On était déjà prêts à se poser, ils ont juste commencé à passer et on a réussi à monter de quoi 1000 mètres de plus, non ? Beaucoup.
plus, ouais, parce qu'en gros, on se préparait à atterrir au même endroit qu'on avait fait l'année précédente, sur le flanc de la colline, ouais, où
les Dream Pigs étaient au cinquième jour, les Happiest Pigs in the World étaient exactement
ouais, on était juste dans le coin des "happiest pigs in the world" et cette fois, c'était une montée très légère, tu sais, plein de lacets, mais sur la demi-heure suivante, on a gagné les 1300 mètres qu'il nous avait fallu tout l'après-midi pour grimper l'année précédente, donc c'était un peu un voyage dans le passé, et on a continué et on est passés au-dessus des plus hauts sommets des cinq.
je pense
C'était oui, et c'était une bonne journée, oui, c'était une bonne journée, oui, on a passé une bonne soirée.
je pense que c'était quatre
mille, enfin plus tard dans la journée, plus tard dans la journée
ouais, ici
On arrive à environ quatre mille et ça a l'air parfait. Lumière, vent du nord-ouest, donc...
Tu es sans doute au-dessus de Ruinette ou quelque chose au-dessus du premier télésiège, ils regardent vers le bas, oui, vers l'ouest. Waouh, tu es parfaitement positionné, c'était intéressant.
pour voir comment ils stockent leur... ils le labourent et ils le couvrent avec des bâches blanches, exactement le
la guerre en Ukraine, ils savaient que l'électricité allait coûter cher l'hiver prochain pour
la production de neige, ouais, toute leur neige
ce qui était une idée plutôt cool en fait, parce que ça permet d'économiser énormément d'énergie et nous
J'en ai vu beaucoup d'endroits sur le chemin où ils empilaient juste leur neige, vous savez, probablement 20 mètres de haut et 60 mètres de large, et ils couvraient le tout avec de larges bâches blanches, aussi haut que possible sur les pistes de ski. Ouais, wow, c'est dingue.
Ouais, je suis déjà tombé là-dessus plusieurs fois pendant la course. Waouh, c'est une bâche qui coûte cher, elles sont énormes ces bâches, donc...
C'est le troisième jour, on est en train de faire... enfin, vous savez, c'est du vol d'école, on a presque eu l'impression de tricher avec des sommets de portance aussi élevés. Aller vers le Cervin est devenu une ligne droite, on se contente de trouver les thermiques là où ils doivent être et de s'en éloigner. C'est bien, et on pouvait le voir, oui, dès le départ. On le voyait, c'est magique, purée. Il y avait aussi d'autres gens qui volaient autour, quelques ailes en solo, et on arrive sur une montagne juste au nord du Cervin et on sent un peu de nord maintenant, genre un peu de nord, peut-être un peu nord-ouest dedans, donc on dérive vers le sud avec tous les cercles.
en arrivant à cette montagne, on a atteint un sommet, c'était probablement 4400 mètres, oui, plutôt bien, avant de décider de faire la descente finale vers le Matterhorn. Puis on y arrive, et c'est l'un de ces moments de discussion où je me suis dit qu'on pourrait peut-être essayer de planer vers le haut ou passer un peu plus de temps là-bas et
je me suis dit non, parce que je regardais les glaciers en me disant que si on se retrouvait soudainement dans une grosse grosse mauvaise zone, on descendrait direct. Si on atterrit sur les glaciers, ça a l'air nickel et lisse vu d'en haut, mais en réalité, ils ne le sont jamais. Ce sont d'énormes rochers, on ne veut pas atterrir là-dessus et
les crevasses. Ouais, ouais, je comprends pourquoi ils nous ont donné un rayon de cinq kilomètres dans les X-Alps sur le Cervin. Ouais, parce que c'est... c'est profond là-dedans. Je veux dire, en arrivant à 4000, on se sent déjà un peu à la limite, euh ouais, ouais. Alors, qu'est-ce qui...
À quelle heure avez-vous pu atteindre le Cervin ?
Je pense que c'était vers 3h30, oui, oui, oui. C'était assez tôt, et ensuite on a passé presque trois heures de plus dans le secteur de Zermatt juste pour tout vérifier, et on a même pris la décision à un moment donné de ne pas avoir à atterrir à Zermatt. Je veux dire, c'était notre objectif, mais on l'avait soudainement accompli. C'est quelque chose qu'on essayait depuis, vous savez, deux fois maintenant, pendant une semaine, genre 50 heures, et on y est arrivés. Oui, c'est juste incroyable. Et au troisième jour, vous êtes au troisième jour, on y est. Et vous savez, il y avait cette pâtisserie, j'avais promis à Martin qu'on irait là-bas, ils avaient des pâtisseries aux framboises juste magnifiques, je m'en souviens de deux fois lors du X-Alps, donc ça attirait beaucoup l'attention sur le secteur de Zermatt. Et puis on a passé quelques jours dans le secteur de Zermatt, et puis on est descendus pour atterrir, mais aussi, vous savez, le sommet du télésiège était si haut que quelques fois on est remontés à 4 500.
Et à ce moment-là, on se disait : « Bon, on pourrait se passer de la pâtisserie et continuer notre vol », mais avec la combinaison de la brise de vallée de Zermatt et du vent du nord en altitude, chaque fois qu'on essayait de sortir de ce long couloir, c'était comme un Y à l'envers. Ouais, on essayait d'aller vers Wisp et on commençait très vite à, on perdait parfois deux tiers de notre planée. Ouais, ouais.
Mais c'est drôle parce qu'on allait monter en thermique jusqu'à 4 600, on volait un peu, et puis on redescendait en deux pour un, et on réessayait encore et encore, en boucle.
un froid polaire
Ouais.
très froid, c'était
C'était froid, je parie que c'était froid. Ouais, je veux dire, une fois qu'on est là-haut, dans les hautes montagnes, tout genre de trucs bizarres peuvent arriver avec la météo. Je suppose que vous avez une assez bonne montée depuis Visp, c'est quoi ? Visp et Rigg ? Ouais, en remontant la vallée. Donc vous n'avez pas essayé... vous essayiez de traverser vers le Sass mais vous n'y êtes pas arrivés. Ouais, donc...
On a essayé plusieurs fois de sortir, et on s'est rendu compte que ça ne marcherait pas. Et une partie du problème, c'était aussi d'essayer de comprendre où ils atterrissaient, parce que je suis passé par Zermatt plusieurs fois dans les X-Alps mais je ne suis jamais vraiment...
Le tandem LC est minuscule.
Ouais, ouais, c'est près de la rambarde, par là, il y a ce... mais près de la voie ferrée en gros, ouais. Je ne sais même pas si c'est leur tandem officiel, mais c'est là qu'on a vu les autres parapentes atterrir, donc on s'est dit : OK, on doit atterrir là-bas. Et c'était une descente rapide, ça.
c'était rapide, ouais, parce que
il était déjà à l'ombre, il était six heures et il n'y avait plus de vallée quand à ce moment-là il s'est retiré et il commençait presque à devenir katabatique, donc ouais, on s'est posé là-bas, on a cherché ce kunditari, ouais, on ne l'a pas trouvé, ils ont dû le fermer au-dessus de Covet, oh non, celui-là en particulier n'était pas là, on a marché d'avant en arrière dans le village de Zermatt environ trois fois en cherchant cet endroit dont j'étais sûr qu'il était là mais il n'y était tout simplement pas, oh ouais, et on a marché hors de la ville, on l'a trouvé, on a trouvé un bel endroit pour dormir, ouais
et puis, ouais, le
le lendemain matin, ouais
on a fait un peu de rando, enfin pas mal de rando, et un
mille mètres de haut, ouais, regarde, les tandems arrivent un peu par-dessus, ouais, la vallée vers la nôtre, j'allais
Dis, est-ce que tu es allé au décollage que les tandems utilisent, celui qui est orienté vers l'est en haut du télésiège ? Non ?
Alors, on a vu passer beaucoup de tandems sur notre face, donc ils décollent quelque chose, ils avaient un télésiège qui devait être à l'est d'oh ouais, je suppose.
euh, je suppose que le leur est à l'ouest, non ? Alors ils traversent, ils traversent, oui, c'était un...
C'était un excellent indicateur. On les a vus passer et on a regardé s'ils maintenaient ou non. Et puis, je pense que c'était vers 12h30, on est arrivés sur un bon spot, on était à mille pieds au-dessus de Zermatt, environ 2 800 mètres. Ouais, on dirait que les thermiques commençaient à s'activer. La face est a été exposée toute la matinée, et il y avait un gars en solo qui grimpait juste au-dessus de nous. Donc tous les voyants étaient au vert, c'était le moment de y aller. Et on n'avait pas encore tout à fait pris la décision de la suite. On avait atteint l'objectif, on avait atteint l'objectif. Alors, quelles étaient les deux options, Martin ? Eh bien...
l'une d'elles était de retourner à Anseel et l'autre, c'était de continuer vers l'est, mais juste pour sortir de la vallée de Zermatt, oui.
aller quelque part, ouais, juste pour aller vers le nord et sortir vers la grande vallée du Rhône pour voir si, au fur et à mesure qu'on approchait de la fin, on prendrait cette décision. C'était magnifique, on a thermiqué tout droit, j'ai pris plein de super photos avec le Cervin et il n'y avait aucun vent, ce qui était génial. On pouvait pratiquement passer au-dessus des cols très bas, juste ces cols glaciaires, et j'ai même suggéré un atterrissage au décollage sur une plaque de neige haute à Martin, mais il n'y a aucune raison de faire ça, non ? Continue, papa, juste...
Rien que l'idée de ne pas pouvoir décoller de là et de se retrouver coincé avec des falaises en dessous, ce n'était pas vraiment le facteur le plus excitant.
ça peut être difficile, vous savez, même après toutes ces années, ça peut être dur à évaluer aussi. Les choses ont l'air plutôt bonnes du ciel, mais souvent elles ne le sont pas vraiment. Alors oui, on peut se retrouver coincé et se dire : « Oh là là, j'aurais dû éviter d'atterrir ici », mais
Ouais, c'était une super journée. Je crois qu'il y avait beaucoup plus de pilotes et de planeurs en vol ce jour-là, et on a pratiquement traversé juste à l'ouest de Wisp.
C'était un bon échauffement, ouais, une grosse descente de quatre mille à deux mille, c'était incroyable, ouais.
jusqu'à peut-être 2 500, puis ça a remonté, et à ce moment-là, on a décidé que... c'était juste avant la traversée, on a tranché : on continue vers l'est. On sait ce qu'il y a entre ici et Anise, on a passé les dernières années dans cette zone, alors allons vers un nouveau terrain, surtout pour Martin, un nouveau terrain pour lui, et on continue vers l'est aussi loin que possible. On a traversé... j'ai oublié le nom, euh, non, en fait, le plus long glacier d'Europe, là, oui, le glacier Alice. On a pris de superbes photos là-dessus, et à ce moment-là, ça commençait à devenir un peu sérieux, il y avait des nuages assez imposants. On a dû passer dessous, mais pour éviter toute sorte d'aspiration par les nuages, j'ai décidé de prendre environ 1 000 mètres de dénivelé vertical en dessous, puis on a commencé à descendre, on est arrivés sur le terrain.
et à ma grande surprise, on avait un vent d'est et quand je... on savait qu'on en avait maintenant probablement des kilomètres qui sortaient de...
Grimsel, ouais.
le serpent de Grimsel, ouais, j'avais oublié le serpent de Grimsel. Je m'en souviens ici, tu sais, et quand tu as cette chaleur basse sur les Alpes, ça commence à aspirer ces vents du nord, surtout dans les Alpes du Nord. Ça aspire les vents à travers les cols assez élevés et partout où ça peut, donc ça, ça a surpassé, tu sais, cette énorme brise de vallée est surpassée à ce point-là et, ouais, tu te prends soudainement un renversement de vent. Du coup, ça nous a forcés à ce qu'on a essayé d'établir, ça essaie de se réétablir et de passer au-dessus des couches de brise de vallée, mais ça n'a pas pu et on s'est posés là, on a fait la rando jusqu'à Oberwald, ouais. Mais c'était sympa en chemin, on a pris des glaces et ouais, on a pris quelques courses, et ouais, c'était vraiment intéressant de faire la rando dans cette vallée, juste de voir ce que faisait le vent là-bas, comme la façon dont, tu sais, le serpent de Grimsel se déverse un peu vers Oberwald, c'était...
c'était tout au long du trajet, vous savez, il y avait des rafales vraiment fortes puis plus rien pendant un moment, donc oui, c'était presque...
comme une mini fougère, non ?
Ouais, ouais, tu ne trouves pas ?
Je pense que... enfin, ça tombe vraiment quand le serpent commence à bouger. C'est pour ça que les gens le respectent autant, parce que c'est comme un petit effet de serre localisé, on dirait.
et on était tellement contents d'être enfin sur le terrain. Je pense qu'on a essayé de pousser davantage dans cette zone, je crois qu'on a fait 70 kilomètres ce jour-là, et là on finit juste le quatrième jour. On a fini par camper dans les bois juste à côté d'Oberwald et le lendemain matin, c'était plutôt couvert, ouais.
C'était assez couvert, mais on savait qu'on devait franchir le col de Forka et
C'était une longue randonnée pour atteindre le col Forka. Il y avait beaucoup de myrtilles en chemin, ce qui était sympa. Ouais, et on est arrivés au Forka, tu l'as fait en vol ou tu l'as fait à pied ? On l'a fait à pied. Ouais, on l'a fait à pied, c'était long. Ouais, on est arrivés au col Forka, et ça aurait pu être lançable. Il y avait pratiquement un vent d'est au col, et c'était une décision difficile parce que, ouais, on aurait pu le lancer, mais je ne voyais aucune garantie de réussir à monter. C'était une vallée très peu profonde qui s'ouvrait sur... ouais, donc si on l'avait lancé, on aurait dû envisager, tu sais, si on s'était enfoncés de 300 mètres, on aurait eu encore une grosse montée à faire, ce qu'on avait fait toute la matinée. Alors on a décidé de traverser un peu et d'essayer de chercher des lancements sur les versants, et on a perdu beaucoup de temps à faire ça, et il n'y avait rien qui avait l'air idéal. Ouais, et
puis on a eu le moment le plus flippant parce que je me suis dit que j'allais dire à Martin que nous
a décidé de continuer sur la route, oui on marche sur la route, ouais on est en train de
on est en train de faire la route et euh je disais à Martin, enfin j'aurais dû le formuler comme ça, j'aurais dû dire une fois que vous avez regardé euh pour voir si c'est dégagé, on peut traverser la route, mais j'ai dit qu'on pouvait, j'ai mal formulé, j'ai dit qu'on pouvait, on peut traverser la route et et puis j'allais dire une fois que vous avez regardé, donc Martin, Martin a entendu ça.
tu peux traverser
la route et il y avait un vélo qui arrivait à toute vitesse, ouais, et il a fait ça, il a heureusement fait une manœuvre d'évitement rapide et il a juste commencé à lancer des gros jurons à la sauce italienne.
tu veux dire
moto ou vélo à pédales
vélo, genre, oh là là, on roule tranquille, ouais ouais ouais, et c'était, enfin, ça aurait pu mal tourner, ça.
ça aurait pu être ça
a probablement été le moment le plus dangereux de tout le voyage
Ouais, carrément. En général, c'est le terrain qui te met en difficulté, mais on a fini par trouver
un décollage qui avait du sens, on a parcouru tellement de distance que, vous voyez, on avait une belle altitude au-dessus de la vallée et on essayait d'atteindre le col d'Andermatt, ouais, au moins pour nous éviter un peu de marche, et c'était la journée la plus courte, je veux dire, si on n'a volé que 45 minutes ce jour-là, mais ça montre à quel point c'était bien, ouais.
C'était une bonne quarantaine de minutes et on a parcouru une belle distance. On...
On a parcouru une bonne distance, mais en termes de conditions, on était à la limite, c'était presque pourri. Côté ciel, il y avait de gros cumulus assez loin au loin, et on est arrivés au col d'Andermatt. Même si on aurait pu continuer avec les remontées mécaniques, j'ai dit non, il faut qu'on se pose. On doit atterrir avec ces conditions et se préparer pour une approche longue et sympa sur de l'herbe. Je pense qu'on a pris une poche de subsidence derrière nous parce que d'un coup, ce qui aurait dû être un flux de vallée est devenu...
on avait
vent arrière, on est juste
ouais, et on a juste décollé sur cette parcelle d'herbe, ensemble, ouais
C'est difficile de coordonner quatre pattes, quatre.
jambes une deux trois roule
c'était, est-ce que tu fais souvent juste une sorte de
de dérapage, ouais
non, ça commençait à basculer, genre, ouais, mais
c'était
il y avait beaucoup d'herbe, c'était un super coin herbeux mais
Ouais.
et puis c'était là que les éoliennes tournaient, ouais, elles tournaient, ouais, ouais, ouais, il y avait toujours ça, ça me fait toujours flipper là-bas, je ne sais pas, et Andermatt est juste l'un de ces endroits où, je veux dire, tu as quatre énormes cols juste là, tu as les trucs qui montent de Belenzona et tu as ce... peu importe comment s'appelle ce col qui va vers le nord, vers Zurich, et c'est juste, ouais, c'est un endroit complexe, ouais, ça l'est, ouais, ça...
mais on est contents d'être sur place et on a pris... enfin, c'est super là-bas, il y a un joli petit ruisseau et on a vraiment pris notre temps, là, à peu près
45 minutes, ouais.
on a pris au moins 45 minutes pour ranger, ça n'avait vraiment rien à voir, mais on a réussi à se mettre à l'abri, on a réussi à se mettre à l'abri, grosse précipitation, grosse pression, et on voyait si ça allait commencer à pleuvoir ou pas, et on avait l'impression que non, alors on a fini par tout ranger.
On a marché environ 200 mètres, peut-être.
un kilomètre peut-être
un kilomètre, mais pas beaucoup, on peut encore voir l'endroit où on a atterri et puis il s'est mis à pleuvoir, ouais, ça
il a commencé à pleuvoir, alors on a vite monté une tente. On aurait pu la monter juste là où on avait atterri, ça aurait été le plus pratique, mais juste après avoir tout déballé, on a dû tout ranger super vite.
Et puis on regardait, euh, vous savez, sur Windy, on peut voir les retours radar. Je veux dire, on a eu de très grosses tempêtes passer juste au-dessus de nous pendant la nuit.
Ouais, les tentes autour ont bien tenu. Moi, j'ai dormi pendant tout ça, donc c'était purement théorique pour moi.
Je m'en souviens, oui.
Fantastique, rapide.
côté vous
Tu as... tu as deux sacs, deux sacs de couchage ? Non.
pas de sacs de couchage, juste l'aile. Ah vraiment ? Ouais, on a ces deux...
des tapis de sol thermiques super légers. C'était après la première année où on n'en avait pas pris, il y a...
des modèles de trois quarts, ou alors d'accord
ouais, trois quarts de longueur, juste de l'air thermo rest, genre ils font 200 grammes chacun, ouais, mais et puis le tandem, c'est notre couverture, donc en gros on a le tandem, tu sais, je le plie à l'ancienne, moitié-moitié, donc en gros quand tu le déroules un peu, chacun a, tu sais, chacun de nous a une moitié de, il y a un peu de tandem sous nous et on a une moitié d'aile pour le contrôle de la température, et puis on a un peu de couverture et on a
de la
tout le monde est dingue, ouais, il faut que tu... tu dois avoir sommeil, les premières nuits sont un peu, mais ouais
de la mélatonine, ouais, tu...
tu peux prendre de la mélatonine, ouais. Ah, voilà, ouais, on va dormir. Ouais, et ok, donc on est à Andermatt, c'est le jour six maintenant. Ouais, on se réveille le jour six, il pleut encore un peu, donc on n'est pas pressés de sortir et on est dans les nuages, on est pratiquement dans les nuages avec un peu de bruine. Ouais, mais dès qu'il y a une bonne accalmie, on prépare nos affaires et on part en randonnée juste jusqu au col lui-même. Ouais.
Il y avait des restaurants et tout ça, donc on a pris une glace et j'ai servi d'agent de voyage pour trouver toutes nos options de bus pour le retour, oui.
Parce que maintenant on sait, on sait qu'on est au jour six, jour sept, c'est fini. Alors, le matin du jour huit, Martin se dit : « Bon, on va forcément arriver à Košice », donc il nous a trouvé un bus, un bus FlixBus, pour le retour de Košice à Prague, ouais.
mais c'était, c'était un pari d'essayer de deviner où on allait arriver ou d'où on venait, surtout les jours où je regardais aussi ça, et pendant une minute j'ai même envisagé : et si on prenait le bus depuis... ça commence par un W, la capitale du Luxembourg ? Parce que je me demandais quelle était la grande ville entre elle et l'une des villes précédentes. Alors, oui.
On avait un billet, on avait un billet de bus pour, vous savez, le matin du huitième jour. Donc on savait que je finirais le septième jour et on savait qu'en tenant compte de tout, on devrait pouvoir arriver à Coire, mais à ce moment-là, on décidait que notre objectif était Davos. Davos avait l'air d'être un super objectif et je pense qu'on en a parlé et tu as dit : « va te baigner dans le lac ». C'est drôle, dans l'exil, j'ai complètement... même j'ai décroché, je ne me souviens plus du lac, mais il y a carrément un grand beau lac là-bas, ouais.
alors on a atterri, non mais
On n'y est pas encore, donc on est le matin, on est le matin du cinquième jour. Vous savez, il fait gris, on règle certains détails logistiques. Je suis vraiment content de tout mettre en place. On a des batteries externes avec nous, mais dès qu'on arrive quelque part où il y a une prise, on va juste recharger toutes les batteries, toutes, oui, et on avance.
On a aussi des panneaux solaires et tout ça.
Ouais, on l'a fait, ouais, d'accord, et là il y a de la glace et ensuite ça a commencé à se briser et on a pratiquement marché jusqu'à ce qu'on trouve un bon point de décollage, et cette journée était vraiment sympa et facile une fois qu'on a commencé vers deux heures, ouais, c'était juste du vol classique, un peu comme un voyage dans le passé pour beaucoup de X-Alps il y a bien longtemps, et vraiment, c'était vraiment sympa, pas super difficile.
mais c'était une super expérience, une vraiment belle expérience.
mais un vol magnifique et vers 16h30, j'ai commencé à remarquer une couche nuageuse basse arrivant sur certains des cols au nord, et ce sont des cols assez élevés, genre 2600 mètres. Et en me rappelant, vous savez, les deux jours précédents, le Brimsel Snake et toutes ces expériences où j'ai été sur des pentes parfaites, orientées sud ou sud-ouest, en fin d'après-midi et où j'ai été balayé complètement jusqu'au fond de la vallée, je me suis dit : d'accord, ça commence à arriver et notre meilleure option est d'atterrir en haut, ce qu'on a fait, on a atterri à environ 2300 mètres. Et c'était aussi l'un de ces jours de canicule, vraiment chaud au fond de la vallée, et même si on avait l'impression d'atterrir tôt, je pense que c'était vraiment... oui, c'était une bonne... c'était un...
bon coup, ouais, donc
Tu n'es pas encore en bas, tu es juste en train de descendre le Rhin, non ?
On est à peu près à la moitié, réalistiquement on est à la moitié, peut-être un peu plus que la moitié entre Undermass, Undermasspass et Whore, et il n'est que 16h30. Mais j'ai décidé de prendre ce sommet, ça ne semblait pas être un sommet de type "landing", et en gros, je pense que c'était une décision intelligente parce qu'ensuite, on a marché un peu vers le nord pour trouver un endroit pour camper et on a commencé à prendre ce vent en fin d'après-midi, et c'était assez... ouais, c'était assez fort, il y avait un gros... vous savez, un gros flux d'air, donc on a fait un détour par le flanc avant d'arriver dans notre zone, mais ça aurait affecté, je pense, même la traversée suivante. Tout est vraiment peu profond là-bas et on aurait risqué d'être emportés, donc c'était une bonne idée de rester en hauteur. Et on a trouvé cet endroit vraiment, vraiment magnifique pour camper. On a trouvé toutes ces balles qui faisaient probablement un bon... peut-être 5, non, peut-être 10 centimètres de large, ouais, peut-être deux centimètres de large, et elles sont rouillées. Elles doivent être suisses, l'armée suisse a dû beaucoup s'entraîner ici, ouais.
Ouais, c'est ça. Ouais.
Je veux dire, enfin
et le cours de la vallée est notoirement venteux et cet endroit reçoit des brises de vallée super fortes. J'ai fait de superbes vols le long du Rhin pour ensuite me retrouver soudainement genre « wow, qu'est-ce qui se passe ici ? », mais ça peut arriver, tu veux être en hauteur, ouais.
C'est l'une de ces artères qui l'alimente et on savait qu'on voudrait traverser le col le lendemain, le plus haut possible. Alors le lendemain matin, voyons voir, on se réveille dans cet endroit magnifique, mais ce n'est pas un lieu de décollage, donc on a dû faire un peu de randonnée. On est arrivés à un endroit où on repérait le décollage... Tu veux leur raconter cette histoire drôle ? Oh.
Ouais, on cherche un endroit pour le décollage et mon père va aux toilettes pour regarder les conditions de vent et, pendant qu'il fait son numéro deux, son téléphone tombe dedans.
Quel coup dur, ouais.
ça
c'était un peu un nettoyage, ouais, mon téléphone
Oh là là, c'est un sacré truc. On devrait peut-être laisser ça de côté. Oh là là, brutal, mec. Ouais.
mais on finit quand même par avoir un bon lancement même si, vous savez, on aurait pu peut-être lancer un peu plus tôt mais une fois de plus, on est un peu inquiets
à propos de
Je ne veux pas perdre cette altitude, je ne veux pas perdre aujourd'hui, c'est notre dernier jour et on n'a qu'une seule chance à Davos. Donc on décolle et c'est une journée plus venteuse, il y a un peu de sud-ouest, ce qui est correct parce que ça croise, on essaie d'aller vers l'est.
on a un un peu de vent arrière
Ouais, un peu de vent arrière, mais tout ce terrain là, cette dernière partie, quand on arrive à la fin de la journée, on approche de... c'est plus peu profond et avec un terrain très escarpé seulement sur la crête, donc souvent on était coincés à faire du vol de crête sur la crête, et puis on s'aventurait dehors, on essayait de trouver des thermiques et puis parfois on revenait pour refaire du vol de crête en remontant sur les montagnes aux crêtes escarpées, donc c'était... c'était
ce n'était pas facile à piloter, c'était... non.
ce n'était pas facile de voler, surtout cette partie vers Whore, ce n'était pas facile parce que, vous savez, la crête était assez enfoncée sur une pente relativement faible, avec un peu de vent en plus. Donc, je pense que d'un point de vue tactique, c'était le jour le plus difficile, mais une fois qu'on a enfin approché la montagne avant Whore, on a pu atteindre le sommet, juste toucher la base des nuages à 3300 mètres, et c'était génial. Chaque mètre comptait parce qu'on a traversé Whore sur des falaises escarpées orientées vers l'ouest, mais elles ne fonctionnaient pas encore tout à fait. Ça a rendu la décision difficile : est-ce qu'on s'enfonce dans la vallée de Whore ou est-ce qu'on saute par-dessus le dos en espérant glisser le long de la vallée qui mène au col, puis vers Dabos ? On a tenté le coup. On aurait pu trouver des endroits pour atterrir, certainement, mais ça aurait été serré s'il avait fallu, et heureusement, ça l'a été.
S'en sortir de là, les transports en commun n'auraient pas été une option. Je veux dire, il y avait probablement des bus, mais ce n'était pas si grand que ça, ouais, ouais.
Je pense qu'il y a eu, enfin, cette partie initiale après avoir traversé le col de la Furka, quand on a décidé de passer par l'arrière en faisant du frisbee, c'était un peu la dernière des parties que j'appellerais vraiment difficiles, et ensuite on s'est enfin installés là-bas et c'était, c'était pratiquement comme une horloge à nouveau, en nous dirigeant vers la Furka, enfin vers Davos, et on est arrivés à Davos, c'est...
ce magnifique terrain, ouais, c'est juste magnifique, c'est incroyable. Je veux dire, c'est dur à dire parce que partout où tu es passé, c'était incroyable, d'Anisee jusqu'à... mais tu sais, le Rhin et l'immense terrain autour de Fiesch, le glacier d'Alex, le Cervin, ouais, le Mont Blanc et tout le reste. Mais ce vert, c'est juste... c'est juste surréaliste. Davos est l'un de mes tronçons préférés, c'est juste magnifique là-bas. Ouais, trop cool.
et c'était intéressant de voler dans cette direction parce que je l'ai fait deux fois dans l'autre sens lors de différents X-Alps, mais cette fois, on le faisait en remontant. Et quand on est arrivés à Davos et qu'on a atteint le lac au nord de nous, il y avait déjà un cumulus congestus assez bien formé, enfin pas encore un cumulonimbus, mais c'était clairement un gros cumulus congestus en formation. Du coup, on a fini par faire une spirale pour descendre vers le lac. On n'était pas sûrs de savoir si on avait le droit d'atterrir au bord du lac ou pas, mais on s'est dit : « Bon, atterrissez près du grand, c'est une grande zone d'herbe ouverte, et on se relève. » Et donc...
C'était une super descente en spirale, et après on a rangé le matos et on a sauté dans le lac.
on a sautéé dans le lac, Martin a trouvé l'endroit où aller, ouais, il y a
une gare juste là, vous avez assuré, c'est parfait. Ouais, on a campé.
une nuit de plus, on avait nos billets de train pour le lendemain matin parce qu'on avait le bus qui partait de Core vers 10 heures, donc on s'est dit, enfin, encore une nuit de pluie, mais bon, mission accomplie. Et puis, je veux dire, on a plus que doublé le... c'était 120, je veux dire, c'est un...
mission de rêve, c'est clair. Je veux dire, c'est ça le vol-bivouac dans les Alpes, et tu l'as réussi en tandem, incroyable.
ça s'est terminé même via ce point de virage juste autour de la marque des 300 000, alors que l'objectif initial n'était que de 120 000, ce qui est tellement dur. Donc oui, c'était un rêve d'aller aussi loin et de voir tout le sud, oui.
donc
Quoi, je veux dire, comment ça marche ? Maintenant que vous avez eu vos trois tentatives et que vous avez réussi, qu'est-ce que vous faites ? Vous recommencez à Davos et vous continuez comme ça, ou quoi ? J'ai hâte d'entendre ce que sera la prochaine, alors ouais.
Alors, on a décidé de commencer par Davos. On aurait pu, d'ailleurs, selon nos règles, choisir un point de départ complètement au hasard, un truc totalement nouveau, ouais. Mais euh, Martin, explique-leur quel est l'objectif.
on a décidé de partir de Davos, là où on a fini cette fois, pour aller à Corvara, là où on a fini l'objectif avant, dans les Dolomites, donc
donc, tu vas sauter la crête, ouais. On a encore 150 km sur la partie sud de cet objectif, genre, c'est moins de distance que ce qu'on a fait cet été, mais bon, c'est un gros objectif, c'est à au moins 150 km et, tu sais, je sais qu'il y a des parcs qui énervent un peu les Suisses, ouais. Je me souviens, par certains des...
il faut encore que je regarde sur Google Earth pour celui-là et que je trouve comment faire
Ouais, ouais.
Il y a des trucs un peu bizarres. Je veux dire, tu pourrais aller directement au sud vers St-Moritz, tu sais, et rappelle-toi Honza, on est passés par là en 2015, ou alors tu en sais peut-être plus, la ligne de course serait plutôt vers Morano je suppose, non ? Mais ouais, je pense vers Morano, au-dessus des gros obstacles.
Ouais, mais ça pourrait te faire passer sur certains de ces parcs, donc il faut juste que tu... tu vas...
tu vas toucher le parc national suisse, et ils ne veulent clairement pas que tu atterrisses là-bas. C'est là que ça devient délicat, c'est juste à côté de chez Aaron. Il y a beaucoup de parcs suisses, il y en a un grand, le grand parc national, et... mais tu peux voler au-dessus, ouais, tu ne peux juste pas atterrir.
Tu te rappelles quand mes supporters, je crois que c'était Louis et Jesse en 2013, ils étaient en train de soutenir et l'un des gardes forestiers lui a dit que survoler son parc national, c'était comme marcher nu devant le Pape.
il était très, ouais, oui, non.
Ils sont très pointilleux là-dessus.
Et je veux dire, nous aussi, vous savez, pour Gavin, ce n'est pas seulement pour celui-ci. Je veux dire, non, non, non, si vous deviez survoler Yosemite, je parie que vous réveilleriez la fourmi. Je parie que là, je veux dire, oui.
Et je veux dire, c'est ça le truc avec le survol là-bas aussi, je veux dire, tu ne vas pas pouvoir te en tirer. Je veux dire, il y a, tu sais, il y a beaucoup de gens, quelqu'un va te voir et c'est, ouais, et ils, on doit respecter leurs règles aussi. Mais, mais il y a, tu sais, il y a forcément un itinéraire par là que tu peux trouver, ça va être assez spectaculaire, quelle fin géniale. Et tu y vas le mois prochain encore ? Tu y vas en juin ? Non, ce...
ça va être
plus tard, c'est euh
fin juillet, ouais
fin juillet, fin juillet
juillet, ouais, genre mi-juillet à fin juillet, c'est quand on sera, enfin, ça
ça devrait aller, je veux dire, ça devrait marcher parce que j'aurais dit que ce que tu viens de faire serait assez difficile à faire, parce que sortir d'Aniseed à une heure aussi tardive est assez...
et ça devrait plutôt bien fonctionner, et ensuite vous arrivez dans les Dolomites quand il commence à faire beau.
Alors, on croise les doigts pour avoir du beau temps. Je veux dire, comme pour toutes ces choses, c'est la météo qui joue un rôle. Enfin oui, en regardant en arrière et en examinant les journaux de vol qu'on vous a envoyés par e-mail, je pense que 90, 85, 90 ont été couverts par avion. On a fait un total de 26 heures sur cette semaine, et notre vol le plus court ou le plus long était de six heures et demie. On a juste accumulé beaucoup d'heures de vol, c'est ça.
incroyable, six heures et demie. Et Martin, est-ce que tu as déjà eu le mal de l'air ? Non, heureusement, rien du tout. Non, c'est incroyable, six heures et demie. Oh là là, avec papa dans le ciel. Bon, pour vous deux, de 2008 à maintenant, quel est votre meilleur vol ?
ce serait celui qui arrive à Zermatt, vraiment
Ouais, juste décoller de Runet au-dessus de ces énormes sommets, et puis se poser sur le Cervin, c'est dur à battre, ouais, je mettrais ça...
Je suis d'accord, et je mettrais la deuxième année, quand on a presque atteint Corvara. Il y a eu un vol de 50 km qui était juste un vol magnifique. On avait eu deux jours de pluie, donc on l'a fait, oui. On a volé le premier jour depuis Salamzee vers l'ouest, puis on a fait deux jours de randonnée, et ensuite on a eu ce magnifique vol de 50 km qui nous a menés, vous savez, directement dans les Dolomites, ce qui était assez génial.
Tu as mentionné Martin, tu as dit à un moment que vous aviez une sorte de règle, tu sais, la règle des trois tentatives, ce genre de chose. Est-ce qu'il y a d'autres règles ? Est-ce qu'il y a des directives ? Est-ce qu'il y a une philosophie, une philosophie de l'équipe Sky Camp Honda, qui guide les principes ? J'aimerais...
Pas vraiment, enfin, en autonomie, oui. En autonomie, les seules autres règles sont aussi qu'on ne peut pas utiliser de transports en commun ou tout autre moyen de transport qui ne soit pas le parapente ou à pied après le décollage, une fois qu'on est arrivés sur le point de départ, ouais.
Donc, vous pouvez, vous savez, peu importe le départ initial, vous pouvez prendre un bus ou n'importe quoi pour arriver au point de départ, mais une fois qu'on a commencé notre mission, non.
pas de télécabines, pas de trams, pas de voitures, pas de taxis, pas de scooters, vous êtes à pied ou vous volez. Ouais, j'adore ça. Est-ce que tu penses qu'avec les années, en travaillant avec Tomas, tu vois ça changer d'une manière ou d'une autre ? Est-ce que ce serait... je me souviens quand j'ai fait le truc avec Will, son style c'était qu'on devait connecter la ligne. En d'autres termes, on ne pouvait pas combler les lacunes à pied. On pouvait marcher, mais il fallait, en gros, si tu prenais un vol de 20 000 pieds, tu devais revenir voler pour reprendre là où tu t'étais arrêté et continuer. Tu sais, il fallait avoir une sorte de journal de bord continu. Est-ce que vous parlez de trucs comme ça ou est-ce que le self-support est déjà assez propre ?
pense que le self-support et je pense qu'on peut le voir à ça, le fait de devoir faire demi-tour parce que si vous avez une série de journées pluvieuses, il vaut mieux ne pas bouger, vous devriez
Oui, ça pourrait presque inciter à ne pas bouger. Donc je pense que le simple fait d'y arriver, je pense que c'est juste peu importe ce qu'il faut pour y parvenir, ouais, juste y arriver, ouais, ou tenter d'y arriver, mais évidemment avec une météo terrible, tu réalises vite le problème, tu sais, que tu ne peux pas le faire, à quel point les Alpes sont complexes. Tu sais, ce qui semble être une distance en ligne droite ne l'est pas tant que ça. Ça devient vraiment difficile de progresser si tu es juste coincé sur... ouais, Honza.
Je pense t'avoir demandé ça dans le précédent, mais est-ce que ça a remplacé, en quelque sorte, ce que tu as perdu avec le X-Alps, ou est-ce que c'est encore mieux parce que tu as cette connexion incroyable quand tu fais quelque chose avec ton fils ? Je demande ça parce que je suis hyper motivé à l'idée de faire ça avec Fallon, ça a l'air d'être une super façon de passer du temps avec ton enfant.
Ouais, non, c'est exactement ça. C'est juste un super moyen de se connecter sans les soucis habituels de la vie, les corvées ou quoi que ce soit du genre. Juste être sur une mission où tu essaies de parcourir de la distance vers l'objectif et... et le faire.
C'est, vous savez, c'est des pommes et des oranges. Je veux dire, il y a quelque chose dans la course X-Alps et le pur, vous savez, le suivi en direct et tout le monde est là, il y a quelque chose dans le X-Alps et la fatigue pure et l'état d'esprit que vous n'atteignez pas tout à fait, et c'est bien que vous ne l'atteigniez pas, vous ne voudriez pas être aussi fatigué dans cette aventure. Ici, nous avons besoin de toute la concentration et le reste, vous pouvez l'avoir, mais je me souviens même pendant le X-Alps en me disant : « Waouh, ce serait génial de faire ça, c'est un super endroit, c'est un retour et juste, regardez, le faire d'une manière un peu moins agitée ». Donc oui, d'une certaine manière, c'est ça. Je veux dire, les règles sont vraiment simples, vous n'avez pas à vous présenter pour un prologue, vous n'avez pas à satisfaire un sponsor, vous gardez juste les règles aussi simples que possible. Je pense qu'une autre règle que je mentionnerais est que vous ne devez avancer à tout prix. Je veux dire, il y a eu un moment où nous avons pensé : « OK, sur la deuxième ou la troisième, on pourrait juste faire de la randonnée dans la vallée, hein, et juste faire ça ». Et juste parcourir une distance infinie sur la route devient inutile.
Tu es là pour être en montagne. C'est pour ça qu'on essaie d'atterrir en altitude dès que possible ou de rester sur les sentiers de montagne. Mais ça, oui, je pense que ça comble vraiment le vide. Ce n'est pas la même chose, mais c'est en bien des genres tout aussi bien. C'est une autre forme de "tout aussi bien". Ouais. Et avec Tomas, ça va être différent, on verra comment il gère sa patience. Parce qu'on l'a eu sur certains vols, tu sais, après environ une demi-heure à cet âge, il est prêt à atterrir. Je veux dire, il est impatient de décoller, mais il est aussi content d'atterrir. Donc beaucoup de choses, on en discute avec Martin, beaucoup de choses doivent s'aligner pour organiser ce genre de voyages. Je veux dire, l'autre parent, généralement la mère, je suppose, devrait aussi être d'accord.
Ouais. C'est un point majeur. Ouais, on n'en est même pas encore là, on ne considère pas le BCD avant ça. C'est clair. On ne peut pas contourner le A. Ouais.
Ensuite, B est probablement, vous savez, le père ou pourrait être la mère ou quoi que ce soit. Il faut que ce soit un pilote assez bon pour réussir ça avec confiance et en toute sécurité. L'enfant doit avoir envie, être volontaire et enthousiaste à l'idée de le faire. Et ils ne doivent pas non plus avoir le mal des airs. Donc il y a au moins quatre choses là. Ouais, tout ça doit s'aligner. Tout ça doit s'aligner.
Hansa, je te pose cette question pour une raison personnelle. Je ne sais pas si ça va intéresser tout le monde, mais peut-être certains. Mais, tu sais, quand je pense à ça avec Fallon, j'ai évidemment beaucoup d'expérience en pilotage, en solo, en X-Alps et ce genre de choses. Mais je n'ai jamais été pilote en tandem. Est-ce que ça t'inquiéterait ? Je veux dire, est-ce que c'est quelque chose que je peux comprendre très facilement ou est-ce que je devrais aller devenir un... enfin, j'ai le matériel pour le tandem. J'ai déjà fait voler des gens en tandem, mais je ne suis pas un pilote tandem. Je ne l'ai jamais été. Je n'ai pas, tu sais, des milliers d'heures de tandem et toutes ces années de tandem. Est-ce que c'est, est-ce que c'est nécessaire ?
Tu sais, je ne... je ne pense pas que, en fait, l'expérience de pilotage pure soit plus importante que l'expérience en tandem. Parce que dans ce cas, tu vas atterrir en pente latérale. Tu vas, tu sais, faire de longues... Tu ne vas pas faire le... Tu sais, si tu travailles comme pilote tandem professionnel, tu utilises souvent le même décollage et le même atterrissage plus ou moins. Tu n'emmènes pas les gens dans des zones profondes. Tu n'atterris pas en pente latérale quelque part avec des gens. Donc, je pense que ton idée de prendre une aile extra-large est probablement bien meilleure que de prendre un tandem complet, surtout les premières années. Je recommanderais ça, juste pour être dans la bonne plage de poids. Et puis, ouais, ensuite c'est évidemment une question de respecter ce que tu es, maintenant avec ta fille, et de te laisser de très grandes marges.
Mais oui, honnêtement, je ne pense pas que ce soit tant le fait d'être pilote de tandem, je pense que c'est le pilote X-Alps qui va jouer un rôle bien plus important là-dedans. Le pilote qui se sent à l'aise, vous voyez, pour atterrir en pente sur beaucoup d'endroits, et c'est juste, vous savez, à ce stade. Essayez juste de choisir vos journées quand il y a, euh, du vent, évitez le vent, évitez le vent autant que possible au début. C'est ça. C'est ça. Et le reste se mettra en place tout seul.
Et je pense aussi que vous avez, les gars,
qu'est-ce que, oh, vas-y. Et
Je pense qu'il faut aussi prendre en compte que vous conduisez un gros bus avec une voiture de sport et ce que cela implique. Ouais.
Une arme très, très différente, n'est-ce pas ? C'est peut-être une arme, ce n'est pas un très bon choix, mais j'aime voir ces ailes comme... Ouais.
Des lames tranchantes. Et ça, c'est une lame très émoussée avec un loquet marron. Ouais. Mais les gars, merci infiniment. Je n'ai pas arrêté de sourire aux lèvres depuis une heure et demie. J'apprécie vraiment. C'est toujours un plaisir d'en entendre parler, de ces aventures. Hans, j'apprécie les photos que tu m'envoies quand vous faites ça et l'enthousiasme que vous y mettez. C'est juste un pur bonheur de voir à quel point vous prenez du plaisir à faire ça tous les deux. Alors, passez une super aventure cet été. On va suivre ça de près. Et on pourrait même mettre un lien vers votre page partagée ou quelque chose comme ça pour que d'autres personnes puissent regarder et vous envoyer des messages et tout ça. Ce serait super sympa. Bonne chance de Davos aux Dolomites. Ça a l'air, ça a l'air génial.
Ouais. Merci. Merci
Toi, Gavin. Merci de nous donner l'opportunité de partager à nouveau notre histoire. Et c'est incroyable. Ouais. Tu approches du chiffre 200 pour ton podcast, n'est-ce pas ?
Je sais. Je sais qu'on va en être vraiment proche, parce qu'on en a quelques-unes de prévues juste devant vous. Donc on va être pile au seuil. Ouais. Et ça va être diffusé en direct, mais ouais, j'en reviens pas. C'est incroyable. Ouais. Ça fait un moment maintenant, autant que vous faites ces voyages, en fait. Ouais. Ouais.
Ouais. Eh bien, merci encore, Gavin. Ça a été, ça a été super. Et bonne chance pour quand tu vas commencer ça avec Fallon. J'espère qu'elle va aimer. Et tu sais, je commencerais, tu sais, par quelque chose de simple comme une nuit à l'hôtel ou un endroit vraiment tranquille. Carrément. Carrément. C'est
comment on va commencer. On a un super endroit pour le faire.
ça. On va le faire
ici dans notre jardin. Ouais. Ouais. J'espère bien. On commence par là, on va aux Alpes et on viendra peut-être vous rejoindre un de ces jours. Ce serait sympa. Ouais.
Une année, on essaiera de se libérer pour retourner à Sun Valley. Ça fait un bail. Alors, n'hésitez pas. S'il vous plaît. Merci les gars. J'apprécie.
C'est ça. Très bien. Merci Gavin.
Ouais. Salut. Si
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